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01/06/2012

EXISTENCE... CIEL

Hyeres fevrier 2007 027.jpg

 

C'est déjà tard

 et tu t’éloignes toi   poème de  ce soir

où je pensais à celui que je voudrais tant rencontrer

 

dans la promesse du plus tard

dans ce monde où

plus rien de ce qui nous

laboure l’âme

 

en effaçant  cette beauté 

d’ether , de flammes

qui ne  détruisent rien

que les horreurs de cette terre ne resterait

 

dans ce monde 

enfin la fusion seule de nos âmes

a nom  Amour

 

le rencontrer le prendre par la main

non ! le regard

 

enfin

 

D’un seul sourire  l’unir à toute la beauté que j’ai

 

l’eau  dans l’éveil

d’une naissance

au dieu Soleil

 

 

 C’est déjà tard

Passent les pastels

 

Sous mes averses

ton regard était plus clair encore

 

clé de mes portes grandes ouvertes

DSC03426.JPG

il dirigeait la mélodie

des échos en murmures d'âmes

 

allongées sur mes méridiennes

vies multipliées

en décalque de ressemblances

 

mais le temps souffle sur les pastels

il faudra raviver les couleurs de mes sables

 

s'étiolent les iris au blême du silence

21:28 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie

30/03/2012

Qui ???

Qui a déjà vécu un tremblement de rêves

suivi d’un tsunami de larmes ?

 

Tout s’écroule

tout se noie

je vois une âme blessée  qui perd  son sang

dans un gémissement de silence

19:35 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie

23/12/2011

Joyeuses fêtes à mes visiteurs

http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...

mon cadeau de Noël

très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site

puisque j'écris beaucoup moins je vous  offre  de la lecture pour vos  soirées d'hiver

et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler  la page ...

amitiés à tous

11:47 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, livres, litterature

04/12/2011

cueillette de ce matin

 

Si Dieu existe c’est parce que c’est le seul qu’on peut aimer éternellement.  

                                                                                                  Gogol                                                                 

 

L’âme atteint Dieu plus par le désir que par la possession 

                                                                                           Dostoëvski  

 

N’était le cœur nous serions sans monde , nous serions sourds  

 

                                                                                    Michel Deguy   

 

 

25/11/2011

Drôle de niche

Il habitait en moi depuis toujours

Ou presque

J’avais toujours perçu ce bruissement  sans nom

Ce supplément de vie

Qui me troublait  parfois

 

Point d’eau qui s’étendait  sans cesse 

Flaque de pluie à rejoindre  mes pluies

Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs

 

Lui

 

Un jour de soleil pâle  ou de lune montante

J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes

Même pas besoin de Copernic :  une odeur familière

 

Je l’ai hélé doucement :

 «Hé , toi , je te respire

Je veux savoir pourquoi »

 

Il n’a pas détourné son regard

 

Nous apprenons  à lire maintenant .

 

juin 2006

 

17:26 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, litterature

citation

"dans quelques années nous ne serons plus mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde "

 

                                                                                               Hubert Reeves

01/11/2011

un poème de Xavier Bordes qui me touche beaucoup

Très seul, surplombant le bleu de Prusse pâlissant

Jusqu'à se fondre avec l'horizon des îles,

Debout au bord de la falaise, appuyé à l'unique pin,

En moi j'écoute la sève en espérant dans sa circulation

Découvrir la forme chuchotante de la vie

 

Encore une chose impossible à expliquer

Comme si je disais qu'en

Caressant les encolures d'écorce et les crinières vertes des branches

Je touche le galop d'un quadrige immobile

Chaque claquement d'étoiles sur la mer faisant jaillir

Au cirque des échos une gerbe de silence

 

Le char du soleil et le dieu aux boucles rayonnantes

Au-dessus des calanques écarlates

La vague s'y déchire en essayant d'y porter au plus haut ses crachats clairs

Qui se révulsent en crachin d'oiseaux gouailleurs

Fuyant à tire-d'ailes vers l'ouest

 

Brindilles mortes en tapis mêlé d'aiguilles sèches à mes pieds

Jusqu'au bord du vertige auquel s'affronte mon regard

Cils acérés de celle que tu aimes

Les yeux dans les yeux comme si l'on échangeait de la lumière

Celle que tu aimes, la parcelle dorée

Dont s'illumine en toi la fin et le commencement des choses

 

 lien vers son blog  http://xavier.bordes.over-blog.com/

 

17/10/2011

éclair de paille

Reflet tremblant

d'une ombre  entrevue

 

Eclair de paille

où s'endormaient

les cavaliers vaincus

 

tu dessines des embuées

 

l'aile d'un éphémère

passe parfois

s'attarde

un  bref instant

 

pour  en graver  la trace

emporter   son envol

vers  des horizons violets

 

 

11:33 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie

09/07/2011

Silence en demi-teinte

 

J'entendais ses regards.

 

et je fermais les yeux

pour mieux enfermer  sa présence

 

J'entendais sa tristesse

 

et je le regardais pour parler fort et en silence

pour dire de rien le reflet

de sa détresse

 

partager un recoin de sa vie

 

Nous étions si proches alors

isolés dans  le souffle bruyant  de nos secrets

 

Cette guerre sans armes

muette

 

je voulus la tracer

de quelques couleurs  échappées

de nos cœurs vides sans résonance

 

En voici l'huile bouillonnante

craquelée de sanglots perdus

fixés à tout jamais sur une trame grise

où dorment les fleurs de nos vies

 

 

13:30 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, littérature

07/07/2011

REVEIL

 

Scintillements en teintes claires

et quelquefois

La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé

 

Alors  il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle

 

Il imagine un envol

un long voyage sans but

très  lointain

 

Ou à l'inverse

La sensualité d'une eau claire

Bleue ?

Verte plutôt en espoir d'algues

 

Décidément ses narines

sont gourmandes d'un océan

ou d'un espace

 

Il flâne

ses doigts  se désaltèrent de la rosée du matin

les feuilles attendent sa caresse

 

Il s'est déchaussé pour que l'herbe

soit douce à son pas

et la vie le pénètre

 

2007

 

 

09:54 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poésie, littérature

28/06/2011

EPOUSEE DANS LE VENT

 

 

"Peu à peu mes poumons

se teignent de bleu

voyage en mer"

 Shinohara Hôsaku

 

La voile

éventail dénudé

nous partage le vent

 

Parfums d'orchidées

lis et bougainvillées

rejoignent les vagues

 

Fermer les yeux

enfermer  la création neuve

murmures en sonate

 

Rires de l'arbre au printemps

 

Trembler sous la brise

menace l'équilibre

 

Les reflets ont le poids de la pensée

celle perchée au mât

Ce fils de l'arbre

 

Nos ombres flottent

indécises

ronde au tour du navire

 

Voile ,  belle épousée

dit le mât

préfères tu le sable ou la mer ?

 

Nous venons de la mer et j'irai voir les sables

quand ils deviendront pierres.

 

 

Juin 2003 ...  

pour faire patienter Lutin  

 

 

20:36 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poesie

20/05/2011

Dessiner le bonheur ?

Il faudrait un fond gris  cacher la toile vierge

y dessiner un arbre  aux branches dénudées

 

le tableau serait triste  et comme un peu boudeur

 

On saurait cependant que bientôt la clarté

d’un regard  inondé  de tendresse

viendrait illuminer comme un soleil d’été

ce brouillon de promesse

 

il s’épanouirait  dans un  sourire immense

ceux qui seraient présents  souriraient à leur tour

 

un faisceau de bonheur inonderait  la terre

la ferait palpiter

 

Si vous imaginez  cet instant  de lumière

ne fermez pas les yeux laissez le resplendir

se couler en votre âme

 

Qui sait demain

ou l'an prochain peut être

une ébauche naîtra

tremblante sous vos doigts

22:33 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poésie

19/05/2011

JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT

 

un poème de  Raymond MARTIN

 

A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain

Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés

Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,

Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné

 

 

L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline

Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.

Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,

Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.

 

Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.

Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.

Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline

De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.

 

La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique

Piège l'esprit humain constellé de folles utopies

La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste

Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.

 

« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.

Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.

Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.

Bénis cette sphère unique et bannis le talion.

 

Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,

Que ses vers  ne circulent plus en nos bouillantes veines

Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite

Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?

 

http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html

 

              peut-être influencée et émue par la cérémonie  en l'honneur des soldats

               disparus en Afghanistan

j’ai eu envie de partager ici  ce poème de force et de sensibilité 

je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu"  le destin du soldat joué comme aux dés

et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même  est évoquée   la terre griffée blessée qui recueillera  le sang des soldats 

13/05/2011

lueur de lune

 

Incandescences

cendres de  préhistoires

Frémissements d eaux profondes

Bulles,

soupirs offerts aux ombreuses lagunes

Chuchotis d'eau roulée  sur des cailloux ouverts

 

Demeurez en bémol .

 

J'ai  peur des équinoxes

 

Malgré leur beauté infinie

je les voudrais lointaines

et ne pas m'y noyer

 

que vos brûlures

restent toujours caresse

ressac sur mes plages fragiles

 

Gardez-moi  en lueur  de lune

un croissant du matin

trempé dans deux sourires

en mousse d'émotion

 

En flammes  de joie seulement

vos hurlements seront musique

 

                             mai 2003

 

 

23:10 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poesie

12/05/2011

musique et poésie à Annecy

 

Maison de la Poésie d'Annecy (74),

Passage de la cathédrale,

 

Vendredi 10 juin 2011, à 20h30 

 

        Poèmes de :

 

Guy Goffette, Paul Fort, Yves Heurté, Jean-Pierre Rosnay

 

Lus par :

Hélène Soris, Solange Jeanberné, Guillaume Riou, Michel Dunand

 

Chansons & guitare :

Michèle Curot,Hervé Porcellini

  

15:59 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, musique, chansons

15/04/2011

ABSENCE

 

Photo 050.jpg

Il était seul

l’écho l’emportait

 

Vide des murs

 

son corps qu’il imaginait minuscule

tremblait                        glacé

 

reflet sur la pierre  nue

un miroir lui dit qu’il s’égarait

 

Pourtant

en lui elle était là

présente

pesante

silence de brume

 

Il ne savait plus si

ce poids lourd et doux

le blessait ou

le caressait

 

comme l’absence est lourde

possessive

 

l’arc-en-ciel inquétant

lyre des anges

venait le rassurer

avec des chants d’oiseaux

 

il ferma les yeux ...

 

 

 

15:05 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poésie, littérature

12/04/2011

Parfum de Médoc

  

Aurais- je des muses sobres ?

le vin me griserait il avant d’être bu ?

 

j’ai choisi ma plus précieuse bouteille

l’ai laissée  décanter dans ma plus jolie carafe

 

j’admirais le soleil qui  la caressait

exaltait la robe intense et  pourpre du vin vieux

 

mes narines  s’entrouvraient  

pour une invite  à mes lèvres gourmandes

 

des séjours dans  le Médoc défilaient

me rendaient   rires , émotions,  danses ,

ah les vacances familiales !

 

enfin

le moment  est venu

le précieux liquide  avait  respiré

 

j’ai choisi un verre rebondi 

pour  exalter les aromes de pain grillé ,

de chocolat   de caramel peut être

 

l’impatience de ma langue   créait l’appel de ma gorge

 

Ah le souvenir de la réglisse

ce fut l’instant  le plus grisant

 

J’espérais  vous  séduire avec  le plus beau des poèmes

 

le téléphone a sonné

une muse snobinarde et boudeuse  ne m’inspira

que  les préliminaires

 

j’avalai , 

Pfft  plus de poème

 

restent les paysages

  

09:00 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, litterature

07/04/2011

Chaos

 

imagesCAMI5YEI.jpg

 

Dans ces précipices étaient  des morts et des blessés .

orage et pluie ces bavards  grisés par le vent  balayaient  sans cesse .  

les recoins récalcitrants criaient

multipliaient des échos de plaintes silencieuses

hurlaient parfois comme des loups déchirés.

 

Leur peau pierreuse et sale 

exhalait les odeurs  moisies de fantômes blafards

 

Un jour de sirocco  le vide prit possession du paysage

le vertige connut sa plus   belle de ses conquêtes.

la vie tournoyait comme un pétale  égaré sous la pluie .

des terrains moussus l’ étouffaient elle aurait tant voulu crier comme avant.

 

C’est alors qu’elle demanda à un chaman si le bonheur était vraiment le bonheur .

mais le chaman était muet depuis la création du monde.

18:27 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poesie, littérature

Ethers

 

 

modigliani_chaim_soutine_l.jpg

 

Des flocons bleus

éclats de ciel

rêves  si lourds dans leurs ailes  de neige

 

Des joies  insupportables 

tuent  l'artiste

impatient  de les animer

 

Les nuages  courent 

il faut les rattraper avant qu'ils  fondent 

en averse

 

La peur lui  dit  de boire

l'alcool brûle  son cœur

illumine ses yeux

 

sur la toile quelquefois

tout devient sombre

 

 

 

15:59 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, littérature

06/04/2011

Sous ce soleil neuf

 

argentière et lac vert 004.jpg

 

 

Et sous ce soleil neuf

les fleurs  vivront elles ?

le sourire de leurs pétales

sera-t-il aussi éblouissant que l’an dernier ?

 

J’ai gardé le souvenir de leurs effluves

de leur  frémissement de soie

cette musique douce  invitait à la danse

à la joie

 

Tout reste inscrit dans le bleu pur

Dans l’espace de tes sourires

 

11:44 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie

13/03/2011

Odeurs de pluie

 

chanaz 25.04.2006 003.jpg

 

Toi, j’ai saisi ta main un jour de pluie

pourquoi ?

 

quand j’étais enfant

j’aimais patauger dans les flaques

l’eau giclait sur mes jambes et ça me faisait rire

 

quand j’étais enfant

je me promenais sans parapluie

je léchais l’eau qui mouillait mes lèvres

et je sentais l’odeur mouillée des pavés

elle se mêlait à celle de mes cheveux trempés

 

quand j’étais enfant

je regardais les bouillons se former

au bout des fils de l’eau qui dégringolait

bulles éclatées renouvelées aussitôt

leur cliquetis  me berçait

 

je l’aime encore : la pluie m’apaise

 

mais

Toi…  ne lâche pas ma main !

 

de 1992

 

 

16:02 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, littérature

12/03/2011

PAROLES DU PRINTEMPS

 C’est l’attente d’abord juste un frémissement

le brouhaha des chaises

un léger rire étouffé

 

Tu flottes

une écharpe invisible légère

seule  te soutient

dans un instant interrompu

 

tu as un peu oublié la poésie

te sens lourde et pourtant vide

blottie dans la confiance de son souvenir

 

La voilà

murmure d’abord

un mot  un autre se rencontrent

harmonie

 

en toi quelque chose se soulève

enveloppe ton visage et l’entraîne

dans ce monde intérieur qui lit sans regard

ce paysage léger d’espérance

tu t’abandonnes

 

Tu es bien

simplement

11:38 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, littérature

09/03/2011

printemps des poètes à Annecy

  "Le partage des voix".

Un rendez-vous annuel organisé conjointement par la Bibliothèque d'agglomération Bonlieu à Annecy et par la Maison de la Poésie d'Annecy.

 

 

Programme 2011    

• Poètes invités :

- Salah Al Hamdani (Irak)

- Bruno Doucey

- Jacques Ancet

- Michel Dunand

   Musiciens invités :

- Roula Safar : Chanteuse lyrique, guitare et percussions (Liban)

- Catherine Warnier : Violoncelliste  

• Dates, horaires et lieux :

Vendredi 11 mars 2011, à 20h30

Chants et poèmes d'ici et d'ailleurs

(Maison de la Poésie)

 

Samedi 12 mars 2011, à 15h30

Lecture à quatre voix

Musique

( ce récital exceptionnel aura lieu à la Bibliothèque Bonlieu, à Annecy)  

Samedi 12 mars 2011, à 19h00

L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre  deux poètes et le public

Musique

(Maison de la Poésie)  

Samedi 12 mars 2011, à 20h00

L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre  deux poètes et le public

Musique

(Maison de la Poésie)

 

08/03/2011

A l'état brut

 

Et pourquoi pas ?

 

Alors comme ça  tu veux

te promener dans mes orties

mes coquelicots mes roses ?

les voir dans des champs de nature

à la sauvage ?

 

 Tu veux mes sources  mes errances

mes amours et mes délivrances ?

 

Tu veux me voir à l’état brut

ah non pas nue !! ça je le sais

juste  mon âme sans discipline

pas éduquée  état nature

 

Etat bio ??

 

Tans pis pour toi

tant pis pour moi

 

Mais alors  surtout jamais je

 ne veux entendre ce reproche

de prof , de parent , de coincé

d’ intolérance

 

Moi je me suis élevée toute seule

je fais c’que j’peux

faut accepter 

 

Mes orties  et mes perce neige

si tu peux ça

seront pour toi

 

23:13 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, littérature

22/12/2010

évocation l'Etranger de Camus

I - ACCOMPAGNEMENT DU RECIT ( début du livre )

Le clocher s'éveille
entr'ouvre  ses draps de brume
aurore d'hiver

Par  la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie

Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens

Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence

Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent

II COMMENTAIRE DE TEXTE (sur Meursault)

Atone évanoui
ni tristesse ni bonheur
vie à la dérive

L'émoi tailladé
génère un abri soudain
congère de glace

Hurler au silence
puisque la mort n'entend pas
son invocation

Désagrégation
crissement de souvenirs
choeur d'indifférences

Il devra mourir
celui-là dont les larmes
sèchent , endiguées

Roulé dans la barque
sa vie est un océan
son regard aveugle.

Tu cherches les crocs
laisses déchirer ton âme
car tu te bannis

Envie d'ajouter que pour moi Meursault se bannit lui-même en sauvant le
premier qui lui en donne l'occasion. son crime est une fuite. je voudrais
exprimer cette impression.

 

 

HAIKU  écrits en lisant l'Etranger de Camus

 

 

Tout est rétréci

pas de place pour les larmes

le jour a glissé

 

Bel après midi

journée trop longue pourtant

dimanche d'ennui

 

Oiseaux sur la berge

à l’affût d’un alevin -

friselis   plongéon

 

Suivre la rivière

marcher juste un peu plus loin

les poissons scintillent

 

 

Miaulement triste

porte close mère absente -

 - le chat du voisin

 

Par  la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie

Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens

Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence

Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent

 

 

Deux jours de congé

c'est juste pour un adieu

ce n'est pas ma faute.

 

 

 

 NOTE - à l'attention de Maisoubianco 

09:23 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poesie, litterature

08/12/2010

souvenir de mars

Il manquait juste un peu  de bleu

un peu d’eau fraîche peut être

au pied des arbres

 

Cette envie de retrouvailles

envoyait des  effluves  épurés

dans les allées

 

La poitrine s’en nourrissait 

s’ouvrait

à cette pureté

 

Un escalier de pierres

dans sa parade d’herbes folles

de violettes

invitait à des enjambées

 

Redescendre  

jusqu’atteindre  un peu plus loin

le lac laiteux de l’espérance

 

 

15:40 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poesie, litterature

05/12/2010

parce que la neige m'attriste

Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre.

-

Victor Hugo.

 

 

 

01/12/2010

Abri

tissage de la laine actuellement.jpg

 

 

Il te faut construire un refuge

émerger de la gangue

 

Prudence

soleil et eau

soie et velours

glisseront peut être  au long de ton âme

emportés par le temps du rêve

 

Fais de ta fragilité une barrière de chanvre

 

Qu'un  rouet tisse  la bure  protectrice

 n'oublie pas  qu'il te faut un abri

 un soutien pour rester  droit

 

 Que s'épongent  dans le tissu

 les pleurs  du souvenir

 

30/11/2010

Neige sur les pierres

 

Il suffit de mots noirs  lourds glacés  

de pierres  écroulées sur une espérance

dans un son  étouffé

 

la neige parfois  vient éclairer  le  vert

effacer l’erreur

 

pourtant  on grelotte

trébuche sur ses certitudes

 

on s’approche d’une fenêtre

imitant  le rouge-gorge

ce solitaire affamé 

 

surtout qu’aucun bruit vienne fendre

l’abri du silence

16:46 Publié dans montagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, litterature