20.07.2008
Celui-là ou celle...

Tu sais
dans ce pays où je rencontreceux qui aiment
ceux qui rêvent
ces frémissements imperceptibles
du vent peut être
ou du printemps
Oui
c'est là que je veux
m'égarer
oublier
vivre
J'ai aperçu hier
ou un autre jour
celui-là
ou celle
qui me ressemble un peu
Nous avons marché
sans but
sourire aux lèvres
09:54 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
16.07.2008
Brèves

A la corde d’un piano
se balance en rythme lent
un souvenir de larmes
lacéré doucement avec persévérance
par l'archet inflexible
Frémissement d’un cri
qu’un orchestre brutal étouffe en dissonance
BREVE 2
Apprendre à caresser la toile
un cœur de pacotille au bout des doigts
Apprendre à sublimer le cri
en mosaïque d’incarnats
Puis se rappeler le décor
et d’un sourire
Habité par le bruissement d’une plainte
taire la supplique
se laisser glisser jusqu’à
la note sensible
Attacher son regard au vibrato
13:08 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
06.07.2008
la route

Peur du temps qui court, qu’il fait,
dans ses cruautés, ses caprices
ses surprises ses maladresses
les années fanent corps et âmes.
estompent la mémoire
Imaginer la neige si pure, si blanche,
celle des sommets jamais foulée.
J’ai peur des regards des brouillards les habitent
peur des vents contraires
des orages hurlants de mensonges
avec leurs foudres éblouissantes
passagères de mort
Cette route large et fleurie se termine
ralentis le pas abrite-toi de la pluie
reste encore…
mens juste un peu et
dis que tu m’emmèneras
ou chasse- moi
vite
d’un seul éclair
14:24 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
09.06.2008
de ZEIO : NE LE NIE PAS LORSQUE TU DORS
j'aime partager mes instants d'émotion en poésie (image et poème en droits réservés bien entendu )
Mais la mort c'est aussi le ciel clair
La couverture remontée sur les épaules
Une chute de petites pierres dans le jardin
Ce sont deux silences qui dialoguent entre eux
Le matin et le soir
Le rouge et le blanc
Le trou béant et l'eau du corps qui s'en va
Une blancheur qui n'en finit pas
C'est le passant qui glisse sur un trottoir un peu bas
La dernière marche du palais un peu trop haute
Le livre enfin refermé
C'est laisser la place à l'oiseau, sur le marbre
Laisser son manteau dans le vestibule
Aller pieds nus visiter l'autre horizon
Laisser un peu de nuit dans la main des enfants
Mêlée de cuivre et d'argent, laisser du vent
C'est la fin du conte
La surprise du chef
Le plat du dernier jour
Sur lequel on a versé trop de sel
C'est aller faire comme les autres
Finir un rêve pour en commencer un autre
Se muer en souvenirs
Laisser dans le vestiaire
Sa peau et son odeur, ne plus poser ses doigts sur le piano
Ni enfiler son pantalon
Ni se piquer sur le cactus
La mélodie fantôme
La montre cassée
Le chat qui n'aura plus son lait à la même heure
Qui n'aura plus les mêmes caresses
C'est le canapé trop confortable
La dernière vendange, la dernière canne à sucre coupée
C'est notre chambre qui n'est plus la nôtre
C'est l'explication sereine
Le manège en panne
Les jouets vendus dans les vide-greniers
Le soleil qui brille pour d'autres
C'est aller voir du côté des étoiles
Ce qui se raconte
C'est le téléphone qui sonne pour rien
La messagerie pleine
Terminer son histoire dans le coffre aux objets perdus
Laisser son empreinte aux voleurs
Rouler pour l'invisible
Faire affaire avec le ciel
Laisser au vent le dernier mot
Le ventre pâli
Ce sont les yeux et les mains qui partent pour un autre voyage
Le baiser mouillé perdu
La buée sur la vitre du temps
C'est échanger un vertige pour un vestige
Une voix pour un secret
Un mot pour un rien
C'est finir dans la sève d'un arbre
Dans un vase de fleurs
Bricoler son tipi comme on peut
Et son paradis
Prendre une mer inconnue
C'est un grand oiseau noir et calme
Qui se pose sur les choses et les êtres
Et les emporte
Avec le vent, le pollen et les souvenirs
16:47 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
12.05.2008
vacances...
je pars voir les îles grecques rapporterai des photos
de retour à la fin mai
adeline
19:59 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
05.05.2008
SAVONNETTE PENSIVE
« Tu appelles la brume avec de l'eau .
Pourquoi ?
Les miroirs se voilent !
Y dansent des personnages
qui ne veulent pas que je les touche.
Et pourtant ce soir j'aurais voulu
juste un peu de la tiédeur d'une main mystérieuse.
Oh ! deux doigts m'auraient suffi
je ne voulais pas me griser d'une main toute entière
…
Il est 20 heures ?
Tu as raison
les secondes s'éternisent .
Des secondes, il y en a de tant de sortes
Celles qui tombent goutte à goutte comme ce soir
Celles qui se précipitent
torrents qui cherchent à oublier peut être
apprends à t'en méfier
On peut se noyer
dans la baignoire débordant de gouttes d'eau
Cette vapeur aveugle
Il suffirait d'une larme
pour me fondre m’évanouir .
Et pour toi ? Dis…
de quelle couleur sont les paysages...
20:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
04.05.2008
LE NOUVEAU RECUEIL sur le net
Je suis tellement ravie je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng . Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :
http://www.lenouveaurecueil.fr/dotclear/index.php?2008/05...
http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm
sommaire du numéro 86:
En premier
Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr
Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)
Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg
En traduction
Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi
Essais critiques
Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann
Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué
Andrew Zawacki
Curiosité
Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel
Cinéma parlé
Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard
François Cheng
Entretien
François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau
Bonnes feuilles
Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon
Notes de lecture
Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne
17:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
01.05.2008
ce nuage
Tu sais, ce nuage
celui qui revient
presque chaque jour
tu oublies de le regarder parfois
mais lui te sourit
constant, insistant
il est ton image
celle que tu renies
celle à qui tu es infidèle
Ce n’est pas un nuage sombre
Chargé de pluie oh
Non !
c’est celui , tout blanc
qui prend des formes familières
pour te retrouver
23:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
29.04.2008
récits démodés
Bientôt tu froisseras les récits démodés
rires ou bavardages
désarrois ou soupirsTant d’images pourtant resteront suspendues
gravées
dans le lointain du grenier de tes songesElles iront frôler tous ces papiers jaunis
photos pâlies
ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent
sous les tuiles
Viens, pose ton regard
sur ces clichés de fleurs immortelles
qui dorment
près des larmes d’une grand-mère parcheminée
disparue depuis bien longtemps
Ou,sur l’ombre de ce jeune homme
rencontré sur la plage
alors qu’il ramassait des coquillages
pendant que tu flânais pieds nus
dans les vagues,
s’il trouvait ton portrait à vingt ans
il s’y attarderait
peut être
Les regretteras-tu ces printemps désuets ?
s’ils s’éloignent
égarés dans les neiges
20:02 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
10.04.2008
hiver au printemps ?

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,
pour revenir un peu plus tard avec cette couronne,
rouge de timidité, au centre?
Construit-il un torrent blême d'impatience ?
Devient il translucide,
plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?
Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,
caméléon liquide devient il
ruisseau d'ardoise aux reflets feuillus,
rivière argentée pour canards en trompette
et enfin fleuve large, étendu ,
qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,
ses besoins de bleu et de vert intense ?
Il reste quelque écume sur une herbe timide :
souvenirs en ressac de l'hiver.
14:07 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku



