20.07.2008
Celui-là ou celle...

Tu sais
dans ce pays où je rencontreceux qui aiment
ceux qui rêvent
ces frémissements imperceptibles
du vent peut être
ou du printemps
Oui
c'est là que je veux
m'égarer
oublier
vivre
J'ai aperçu hier
ou un autre jour
celui-là
ou celle
qui me ressemble un peu
Nous avons marché
sans but
sourire aux lèvres
09:54 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
16.07.2008
Brèves

A la corde d’un piano
se balance en rythme lent
un souvenir de larmes
lacéré doucement avec persévérance
par l'archet inflexible
Frémissement d’un cri
qu’un orchestre brutal étouffe en dissonance
BREVE 2
Apprendre à caresser la toile
un cœur de pacotille au bout des doigts
Apprendre à sublimer le cri
en mosaïque d’incarnats
Puis se rappeler le décor
et d’un sourire
Habité par le bruissement d’une plainte
taire la supplique
se laisser glisser jusqu’à
la note sensible
Attacher son regard au vibrato
13:08 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
05.05.2008
SAVONNETTE PENSIVE
« Tu appelles la brume avec de l'eau .
Pourquoi ?
Les miroirs se voilent !
Y dansent des personnages
qui ne veulent pas que je les touche.
Et pourtant ce soir j'aurais voulu
juste un peu de la tiédeur d'une main mystérieuse.
Oh ! deux doigts m'auraient suffi
je ne voulais pas me griser d'une main toute entière
…
Il est 20 heures ?
Tu as raison
les secondes s'éternisent .
Des secondes, il y en a de tant de sortes
Celles qui tombent goutte à goutte comme ce soir
Celles qui se précipitent
torrents qui cherchent à oublier peut être
apprends à t'en méfier
On peut se noyer
dans la baignoire débordant de gouttes d'eau
Cette vapeur aveugle
Il suffirait d'une larme
pour me fondre m’évanouir .
Et pour toi ? Dis…
de quelle couleur sont les paysages...
20:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
04.05.2008
LE NOUVEAU RECUEIL sur le net
Je suis tellement ravie je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng . Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :
http://www.lenouveaurecueil.fr/dotclear/index.php?2008/05...
http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm
sommaire du numéro 86:
En premier
Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr
Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)
Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg
En traduction
Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi
Essais critiques
Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann
Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué
Andrew Zawacki
Curiosité
Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel
Cinéma parlé
Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard
François Cheng
Entretien
François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau
Bonnes feuilles
Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon
Notes de lecture
Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne
17:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
01.05.2008
ce nuage
Tu sais, ce nuage
celui qui revient
presque chaque jour
tu oublies de le regarder parfois
mais lui te sourit
constant, insistant
il est ton image
celle que tu renies
celle à qui tu es infidèle
Ce n’est pas un nuage sombre
Chargé de pluie oh
Non !
c’est celui , tout blanc
qui prend des formes familières
pour te retrouver
23:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
29.04.2008
récits démodés
Bientôt tu froisseras les récits démodés
rires ou bavardages
désarrois ou soupirsTant d’images pourtant resteront suspendues
gravées
dans le lointain du grenier de tes songesElles iront frôler tous ces papiers jaunis
photos pâlies
ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent
sous les tuiles
Viens, pose ton regard
sur ces clichés de fleurs immortelles
qui dorment
près des larmes d’une grand-mère parcheminée
disparue depuis bien longtemps
Ou,sur l’ombre de ce jeune homme
rencontré sur la plage
alors qu’il ramassait des coquillages
pendant que tu flânais pieds nus
dans les vagues,
s’il trouvait ton portrait à vingt ans
il s’y attarderait
peut être
Les regretteras-tu ces printemps désuets ?
s’ils s’éloignent
égarés dans les neiges
20:02 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
10.04.2008
hiver au printemps ?

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,
pour revenir un peu plus tard avec cette couronne,
rouge de timidité, au centre?
Construit-il un torrent blême d'impatience ?
Devient il translucide,
plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?
Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,
caméléon liquide devient il
ruisseau d'ardoise aux reflets feuillus,
rivière argentée pour canards en trompette
et enfin fleuve large, étendu ,
qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,
ses besoins de bleu et de vert intense ?
Il reste quelque écume sur une herbe timide :
souvenirs en ressac de l'hiver.
14:07 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
08.04.2008
BUCOLIES
POUR APPELER LE PRINTEMPS !!!!!!!
L'herbe avait frissonné en cette aube de mai: La rosée était fraîche. D'un brin, elle levait les yeux pour guetter le soleil, et vit un cerisier qui pleurait ses fleurs nouvelles
Elle entendit des plaintes, mais aussi des espoirs. L'herbe accueillait pétales, sourires et paroles. Leur blancheur embaumait et réchauffait le chant murmuré par la brise sur ses brins trop frileux.
Le soleil scintillait tendrement, le vent balançait les peupliers, les berçait. L'herbe buvait leur ombre, en goûtait la caresse.
Un oiseau, perché tout en haut ,avait le mal de mer... et le mal de printemps.
Quelqu'un sourit: la pelouse s'éveilla en pâquerettes, dents blanches éclats de joie.
Le peuplier était plié de rire de toutes ses feuilles! Tout le soleil amassé en son âme s'éparpillait , envol dans l'espace tiède.
Le ciel s'ouvrit; laissa juste un nuage immaculé dans son coin droit pour souligner son bleu: Poudre coquetterie d'espace.
Le soleil cligna des yeux: gros chat d'or qui faisait ronronner la terre.
Tout s'éveillait soudain; les graines et les fourmis, et ton coeur, mon ami.
L'oiseau cueillait dans le vent des notes pour son concerto. L'écho en fit une symphonie.
La terre s'ouvrit, émerveillée, et reçut en son sein ces promesses d'été.
Chaque éclat de son rire était un oiseau blanc aux ailes déployées
Elle remercierait en Août.
En attendant, elle revivait.
18:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
30.03.2008
de Pierre REVERDY
Notes sur la poésie : Pierre Reverdy
Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de la partager d'autant que Pierre Reverdy est l'un de mes poètes préférés
20:10 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
26.03.2008
Les "écorces" de Claude Esteban
Claude Esteban écrit des " écorces " elles ressemblent tant à des haïku .
J'ai pourtant aimé qu'il les différencie , les nomme autrement. Plus je réfléchis à la poésie japonaise et plus je pense que nous ne pourrons jamais respecter tout à fait son rythme. Que trop de mots nous deviennent interdits. parfois les dix sept syllabes nous viennent , comme ça et le poème respire bien , un souffle juste. parfois aussi il est plus court et douze syllabes lui suffisent.
voici donc quelques "écorces" de Claude Esteban :
Ce soir, même une feuille
qui bouge
fait trop de bruit.
Au premier mot
j'ai compris que je faisais fausse route
dans ma bouche
Ni l'équerre ni le compas
n'ont pu mesurer
un arbre .
N'ajoute pas de la poussièreà la poussière
laisse devant la chambre tes souliers.
Peut-être qu'on respire encore
sous les racines
et que le ciel oublie
Quelqu'un crie
que tout est noir , mais c'est dans sa tête
qu'il se cogne
Dans la mémoire des autres
nos blessures
guérissent toujours
J'ai compté sept gouttes de pluie
sur un pétale
sept bonnes pensées
Je porterai
le temps sur l'épaule
pour marcher mieux
la lumière qu'on cherchaitensemble
n'est plus jamais revenue
A moi, rien qu'à moi
je ne partage avec personne
querelle de moineaux
ce papillon je l'ai vu
dans un autre rêve
il y a mille ans
A ne désaltérer que l'absolu
l'eau
devient sèche
Il se trompe le soleil
il écrit chaque jour
de droite à gauche
Et sur le mur
cette ombre
qui n'appartient à personne
Cette rumeur , c'est peut être
une étoile
tombée dans l'herbe
Au temps de l'encrier
même les mots
avaient une odeur violette
Avant de quitter le jardin
il embrassa
l'écorce d'un saule
et dans le recueil il conclut de cette façon :
"Il faut conclure
dix sept syllabes
c'est trop, ce n'est pas assez. "
16:13 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku



