01/06/2012
EXISTENCE... CIEL

C'est déjà tard
et tu t’éloignes toi poème de ce soir
où je pensais à celui que je voudrais tant rencontrer
dans la promesse du plus tard
dans ce monde où
plus rien de ce qui nous
laboure l’âme
en effaçant cette beauté
d’ether , de flammes
qui ne détruisent rien
que les horreurs de cette terre ne resterait
dans ce monde où
enfin la fusion seule de nos âmes
a nom Amour
le rencontrer le prendre par la main
non ! le regard
enfin
D’un seul sourire l’unir à toute la beauté que j’ai
l’eau dans l’éveil
d’une naissance
au dieu Soleil
C’est déjà tard
23:46 Publié dans mes textes, reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
23/12/2011
Joyeuses fêtes à mes visiteurs
http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...
mon cadeau de Noël
très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site
puisque j'écris beaucoup moins je vous offre de la lecture pour vos soirées d'hiver
et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler la page ...
amitiés à tous
11:47 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, livres, litterature
25/11/2011
Drôle de niche
Il habitait en moi depuis toujours
Ou presque
J’avais toujours perçu ce bruissement sans nom
Ce supplément de vie
Qui me troublait parfois
Point d’eau qui s’étendait sans cesse
Flaque de pluie à rejoindre mes pluies
Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs
Lui
Un jour de soleil pâle ou de lune montante
J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes
Même pas besoin de Copernic : une odeur familière
Je l’ai hélé doucement :
«Hé , toi , je te respire
Je veux savoir pourquoi »
Il n’a pas détourné son regard
Nous apprenons à lire maintenant .
juin 2006
17:26 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
09/07/2011
Silence en demi-teinte
J'entendais ses regards.
et je fermais les yeux
pour mieux enfermer sa présence
J'entendais sa tristesse
et je le regardais pour parler fort et en silence
pour dire de rien le reflet
de sa détresse
partager un recoin de sa vie
Nous étions si proches alors
isolés dans le souffle bruyant de nos secrets
Cette guerre sans armes
muette
je voulus la tracer
de quelques couleurs échappées
de nos cœurs vides sans résonance
En voici l'huile bouillonnante
craquelée de sanglots perdus
fixés à tout jamais sur une trame grise
où dorment les fleurs de nos vies
13:30 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
07/07/2011
REVEIL
Scintillements en teintes claires
et quelquefois
La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé
Alors il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle
Il imagine un envol
un long voyage sans but
très lointain
Ou à l'inverse
La sensualité d'une eau claire
Bleue ?
Verte plutôt en espoir d'algues
Décidément ses narines
sont gourmandes d'un océan
ou d'un espace
Il flâne
ses doigts se désaltèrent de la rosée du matin
les feuilles attendent sa caresse
Il s'est déchaussé pour que l'herbe
soit douce à son pas
et la vie le pénètre
2007
09:54 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
19/05/2011
JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT
un poème de Raymond MARTIN
A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain
Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés
Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,
Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné
L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline
Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.
Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,
Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.
Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.
Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.
Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline
De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.
La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique
Piège l'esprit humain constellé de folles utopies
La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste
Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.
« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.
Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.
Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.
Bénis cette sphère unique et bannis le talion.
Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,
Que ses vers ne circulent plus en nos bouillantes veines
Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite
Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?
http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html
peut-être influencée et émue par la cérémonie en l'honneur des soldats
disparus en Afghanistan
j’ai eu envie de partager ici ce poème de force et de sensibilité
je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu" le destin du soldat joué comme aux dés
et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même est évoquée la terre griffée blessée qui recueillera le sang des soldats
23:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
15/04/2011
ABSENCE

Il était seul
l’écho l’emportait
Vide des murs
son corps qu’il imaginait minuscule
tremblait glacé
reflet sur la pierre nue
un miroir lui dit qu’il s’égarait
Pourtant
en lui elle était là
présente
pesante
silence de brume
Il ne savait plus si
ce poids lourd et doux
le blessait ou
le caressait
comme l’absence est lourde
possessive
l’arc-en-ciel inquétant
lyre des anges
venait le rassurer
avec des chants d’oiseaux
il ferma les yeux ...
15:05 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
12/04/2011
Parfum de Médoc
Aurais- je des muses sobres ?
le vin me griserait il avant d’être bu ?
j’ai choisi ma plus précieuse bouteille
l’ai laissée décanter dans ma plus jolie carafe
j’admirais le soleil qui la caressait
exaltait la robe intense et pourpre du vin vieux
mes narines s’entrouvraient
pour une invite à mes lèvres gourmandes
des séjours dans le Médoc défilaient
me rendaient rires , émotions, danses ,
ah les vacances familiales !
enfin
le moment est venu
le précieux liquide avait respiré
j’ai choisi un verre rebondi
pour exalter les aromes de pain grillé ,
de chocolat de caramel peut être
l’impatience de ma langue créait l’appel de ma gorge
Ah le souvenir de la réglisse
ce fut l’instant le plus grisant
J’espérais vous séduire avec le plus beau des poèmes
le téléphone a sonné
une muse snobinarde et boudeuse ne m’inspira
que les préliminaires
j’avalai ,
Pfft plus de poème
restent les paysages
09:00 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
07/04/2011
Chaos

Dans ces précipices étaient des morts et des blessés .
orage et pluie ces bavards grisés par le vent balayaient sans cesse .
les recoins récalcitrants criaient
multipliaient des échos de plaintes silencieuses
hurlaient parfois comme des loups déchirés.
Leur peau pierreuse et sale
exhalait les odeurs moisies de fantômes blafards
Un jour de sirocco le vide prit possession du paysage
le vertige connut sa plus belle de ses conquêtes.
la vie tournoyait comme un pétale égaré sous la pluie .
des terrains moussus l’ étouffaient elle aurait tant voulu crier comme avant.
C’est alors qu’elle demanda à un chaman si le bonheur était vraiment le bonheur .
mais le chaman était muet depuis la création du monde.
18:27 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
Ethers

Des flocons bleus
éclats de ciel
rêves si lourds dans leurs ailes de neige
Des joies insupportables
tuent l'artiste
impatient de les animer
Les nuages courent
il faut les rattraper avant qu'ils fondent
en averse
La peur lui dit de boire
l'alcool brûle son cœur
illumine ses yeux
sur la toile quelquefois
tout devient sombre
15:59 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
13/03/2011
Odeurs de pluie

Toi, j’ai saisi ta main un jour de pluie
pourquoi ?
quand j’étais enfant
j’aimais patauger dans les flaques
l’eau giclait sur mes jambes et ça me faisait rire
quand j’étais enfant
je me promenais sans parapluie
je léchais l’eau qui mouillait mes lèvres
et je sentais l’odeur mouillée des pavés
elle se mêlait à celle de mes cheveux trempés
quand j’étais enfant
je regardais les bouillons se former
au bout des fils de l’eau qui dégringolait
bulles éclatées renouvelées aussitôt
leur cliquetis me berçait
je l’aime encore : la pluie m’apaise
mais
Toi… ne lâche pas ma main !
de 1992
16:02 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
12/03/2011
PAROLES DU PRINTEMPS
C’est l’attente d’abord juste un frémissement
le brouhaha des chaises
un léger rire étouffé
Tu flottes
une écharpe invisible légère
seule te soutient
dans un instant interrompu
tu as un peu oublié la poésie
te sens lourde et pourtant vide
blottie dans la confiance de son souvenir
La voilà
murmure d’abord
un mot un autre se rencontrent
harmonie
en toi quelque chose se soulève
enveloppe ton visage et l’entraîne
dans ce monde intérieur qui lit sans regard
ce paysage léger d’espérance
tu t’abandonnes
Tu es bien
simplement
11:38 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
09/03/2011
printemps des poètes à Annecy
"Le partage des voix".
Un rendez-vous annuel organisé conjointement par la Bibliothèque d'agglomération Bonlieu à Annecy et par la Maison de la Poésie d'Annecy. Programme 2011 • Poètes invités : - Salah Al Hamdani (Irak) - Bruno Doucey - Jacques Ancet - Michel Dunand Musiciens invités : - Roula Safar : Chanteuse lyrique, guitare et percussions (Liban) - Catherine Warnier : Violoncelliste • Dates, horaires et lieux : → Vendredi 11 mars 2011, à 20h30 Chants et poèmes d'ici et d'ailleurs (Maison de la Poésie) → Samedi 12 mars 2011, à 15h30 Lecture à quatre voix Musique ( ce récital exceptionnel aura lieu à la Bibliothèque Bonlieu, à Annecy) → Samedi 12 mars 2011, à 19h00 L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre deux poètes et le public Musique (Maison de la Poésie) → Samedi 12 mars 2011, à 20h00 L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre deux poètes et le public Musique (Maison de la Poésie)
09:25 Publié dans message, poesie,littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
08/03/2011
A l'état brut
Et pourquoi pas ?
Alors comme ça tu veux
te promener dans mes orties
mes coquelicots mes roses ?
les voir dans des champs de nature
à la sauvage ?
Tu veux mes sources mes errances
mes amours et mes délivrances ?
Tu veux me voir à l’état brut
ah non pas nue !! ça je le sais
juste mon âme sans discipline
pas éduquée état nature
Etat bio ??
Tans pis pour toi
tant pis pour moi
Mais alors surtout jamais je
ne veux entendre ce reproche
de prof , de parent , de coincé
d’ intolérance
Moi je me suis élevée toute seule
je fais c’que j’peux
faut accepter
Mes orties et mes perce neige
si tu peux ça
seront pour toi
23:13 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
22/12/2010
évocation l'Etranger de Camus
I - ACCOMPAGNEMENT DU RECIT ( début du livre )
Le clocher s'éveille
entr'ouvre ses draps de brume
aurore d'hiver
Par la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie
Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens
Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence
Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent
II COMMENTAIRE DE TEXTE (sur Meursault)
Atone évanoui
ni tristesse ni bonheur
vie à la dérive
L'émoi tailladé
génère un abri soudain
congère de glace
Hurler au silence
puisque la mort n'entend pas
son invocation
Désagrégation
crissement de souvenirs
choeur d'indifférences
Il devra mourir
celui-là dont les larmes
sèchent , endiguées
Roulé dans la barque
sa vie est un océan
son regard aveugle.
Tu cherches les crocs
laisses déchirer ton âme
car tu te bannis
Envie d'ajouter que pour moi Meursault se bannit lui-même en sauvant le
premier qui lui en donne l'occasion. son crime est une fuite. je voudrais
exprimer cette impression.
HAIKU écrits en lisant l'Etranger de Camus
Tout est rétréci
pas de place pour les larmes
le jour a glissé
Bel après midi
journée trop longue pourtant
dimanche d'ennui
Oiseaux sur la berge
à l’affût d’un alevin -
friselis plongéon
Suivre la rivière
marcher juste un peu plus loin
les poissons scintillent
Miaulement triste
porte close mère absente -
- le chat du voisin
Par la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie
Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens
Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence
Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent
Deux jours de congé
c'est juste pour un adieu
ce n'est pas ma faute.
NOTE - à l'attention de Maisoubianco
09:23 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
08/12/2010
souvenir de mars
Il manquait juste un peu de bleu
un peu d’eau fraîche peut être
au pied des arbres
Cette envie de retrouvailles
envoyait des effluves épurés
dans les allées
La poitrine s’en nourrissait
s’ouvrait
à cette pureté
Un escalier de pierres
dans sa parade d’herbes folles
de violettes
invitait à des enjambées
Redescendre
jusqu’atteindre un peu plus loin
le lac laiteux de l’espérance
15:40 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
05/12/2010
parce que la neige m'attriste
Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre.
-
Victor Hugo.
11:11 Publié dans pensées et citations | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
01/12/2010
Abri

Il te faut construire un refuge
émerger de la gangue
Prudence
soleil et eau
soie et velours
glisseront peut être au long de ton âme
emportés par le temps du rêve
Fais de ta fragilité une barrière de chanvre
Qu'un rouet tisse la bure protectrice
n'oublie pas qu'il te faut un abri
un soutien pour rester droit
Que s'épongent dans le tissu
les pleurs du souvenir
09:54 | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
30/11/2010
Neige sur les pierres
Il suffit de mots noirs lourds glacés
de pierres écroulées sur une espérance
dans un son étouffé
la neige parfois vient éclairer le vert
effacer l’erreur
pourtant on grelotte
trébuche sur ses certitudes
on s’approche d’une fenêtre
imitant le rouge-gorge
ce solitaire affamé
surtout qu’aucun bruit vienne fendre
l’abri du silence
16:46 Publié dans montagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
28/11/2010
Les feuilles tendres de Rousseau

Je flânais dans Bossey.
Quelque feuillage tendre
de sa fraîcheur frôla soudain ma joue
Le flou de ce parfum
essence verte vivement éveillée
foulait
de ses pas d'âme légère
l'immortalité d'un souvenir
Je reconnus Rousseau
ses rêves solitaires
J'ai su que la mémoire
même d'un jeune saule
à peine abreuvé d'eau
ne quitte pas la terre
si elle fut aimée.
13:13 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
22/11/2010
meteo

Parfois la vie est floue
à se noyer dans la mer de nuages
S’allonger dans ce lait ( peut être sucré )
au creux des forêts à l’abri
comme l’enfant qui vient de naître
11:20 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
19/11/2010
Mer du Nord en Novembre

Sage
la vague s’allonge
lascive
sur la plage abandonnée
elle retrouve enfin la nudité du sable
leurs virginités se rejoignent
l’agitation vaine de l’été s’est calmée
a rendu aux effluves
leur pureté parfumée
de vent de sel
la respiration des marées
une lumière adoucie danse
dans la pureté du silence
Si le noroît trop vif veut sa part de bonheur
ne rentrez pas trop vite
trouvez un abri
le désordre de sa danse passionnée de cheval fou
mérite votre regard
son fouet sur la mer vous fera goûter au sel
votre visage aimera quelques instants
ses gifles inconscientes
votre teint vous remerciera
tout à l’heure
15:54 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
17/11/2010
Regard sur l'automne
Quelle fleur en automne
frémira sous la pluie
pour une sonate de bonheur ?

Quel regard oubliera
les ciels mélancoliques
s’attardera sur l’incendie inoffensif
des arbres sur le flanc des montagnes
Quel cœur battra d’émotion devant la palette
empruntée à un peintre baroque
symphonie d’un désordre de couleurs
en fulgurance
Pourquoi oublier cette exaltation de la nature
ce cadeau avant l’hiver ?
Pourquoi ajouter nos larmes à la pluie ?
Qui nous ferme les yeux et l’âme ?
11:06 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
11/11/2010
Après toi
A Philippe Jaccottet
J'aurai soif.
Au tâtons des étoiles je te rechercherai
toi source
toi ruisseau
toi goutte de l'eau claire
qui vit jusqu'au berceau
que forme la poussière
Toi cœur des vents
chant de toutes saisons
toi qui sais les chemins
et qui lis tous les livres au bleu de l'horizon
aux noirs des ciels d'orages
aux pétales fragiles
à la plume au duvet
à toutes ces lueurs
à ces soupirs du monde
" Et, néanmoins ", un jour "voûté"
toi, de nature habité
tu la liras encore
la vie
" à même le sol "
23:18 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
10/11/2010
en attente

Il arrachait mes mots
les collait sur la nuit
en faisait un tissu usé et dérisoire
Nu
sans même le nu d'un corps chargé d'histoire
aux rides déchirées par un temps répandu
Il les brisait d'eux-mêmes
lézardait leur douleur
pour vouloir la tuer .
il me rendit un jour une image pâlie
déteinte d'un passé
au soleil assombri
il était le soleil il était mon été
et j’entrais en automne
j’avais peur de la pluie
du silence d’hiver ...
10:43 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
07/11/2010
Chavirer chaste
photo Pierre Billaude ?
Juchée sur le machicoulis
Minaude
miaule un tantinet
Mate le ce minou belle chatte
qu'ondule ton pelage
En patte de velours va…
fais la chattemite
Miaule une chanson
danse le tcha-tcha-tcha
Il est câlin le croc de mon malin matou
va ronronner sous les petits coussins caressants de ses pattes
niche toi
Il les mâchonnera ton pelage
ton cou
Mais ne tangue pas trop et feule doucement, Chut !
Enchevêtrés au creux de la gouttière .
prenez garde au roulis
Choisissez
de chuter sur la jonchée de feuilles
C'est chouette une nuit chaude où chouchoutent les chats
16:28 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
12/09/2010
Faire de la pensée un ciel immense

Faire de la pensée un ciel immense
appeler les nuages les astres
enfourcher le vent
envoyer des clins d’œil aux oiseaux
suivre l’albatros jusqu’à l’océan
la mouette jusqu'au lac
pénétrer les forêts pour rencontrer l’insecte
rejoindre la savane entendre le lion rugir
puis descendre au cœur du volcan
ça ne suffira pas
on a certainement oublié d’entendre
l’abeille sourire à la fleur
le premier cri du nouveau né ( sa frayeur ? )
tant d’autres découvertes resteront ignorées à nos sens
…
Si on veut aimer l’Homme …
09:34 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
08/08/2010
souffles d'automne
En silence s'insinue l'eau, chemin de transparence nue
Pulsations . Veine tremblante que ce soupir de note lente soulève . Ricochet de jade juste avant l'amour . Que soit long le sentier de l'onde …
Quelques cailloux arrêtent le flot si calme, quelques gouttes trop près des larmes Le vent s'en mêle s'emmêle même aux pas de pluie . Répond un nuage attardé d'un gris brisé de tourterelle . La brise dans le bois fredonne des verts désirs de valse lente répond à des paupières closes . Sur quelques tourbillons de miel ces chaînes sucrées s'enroulent rouillent brouillent toutes amours .
Il faudrait s'allonger . Respire . Une aile chante en plumes frêles . Tends l'oreille je ne sais plus si c'est une elle ou si c'est lui celui qui vit de la glissade d'un archet sur un cœur blanc de perce-neige .
Autre tableau sur fond de brise balancement de la berceuse du premier jour . Des poupées des lutins rieurs voudraient s'immiscer dans les fleurs déjà fragiles . Un lac turquoise vient s'égoutter sur une berge , mousse frêle un nouveau ruisselet va naître . Plus loin des feuilles près de l'automne de leurs pas hésitants bégaient
tendent leur veine au souffle long de la musique . Les nuages prennent la course et s'agglutinent il pleuvra sans doute demain , le soleil a brûlé ce soir leurs souvenirs blancs en pétales , l'eau lavera leurs griffes pâles .
Gonfle gonfle regret , colère au cœur des nuages trop lourds . Vois , l'herbe respire si fort un violoncelle chante encor . Coquelicots gouttes de sang dans la prairie où êtes vous ? Le cœur du vent l'âme de l'onde battent la terre les oiseaux s'affolent un peu .
Posé sur la plus haute feuille chante un corbeau en contrebasse., cueille les plaintes des fourrés.
septembre 2002
11:11 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
05/08/2010
Lueurs dansantes entre les stores (tentative)
I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules
grincement d'un accroc décrochement résonance du sentier d'absence foulé d'un pas véloce évitement roulade d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une nuit d'éternité fugace passager de l'imprécision aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque
II
Frémissements lézardes émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante du paysage de Galice réveille ta soif de bulles tu ne trouves ici qu'Albarino l'aridité du terrain ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage
III
D'elle deux mots à peine audibles tes cils ont résonné d'un frémissement d'aile rebondissements de danse imperceptible indécence dense de sable indécis d'un repli l'iris se plisse se hisse soumis tu retrouves l'ennui
16:42 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
11/07/2010
copié au musée Magritte de Bruxelles
" Elle invente le monde en toute sécurité
ses rêvent la protègent aussi bien qu'un manteau "
Paul Nougé
je crois que je peux faire mienne cette citation j'aime les rêves
00:09 Publié dans découvertes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, citations

