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01/06/2012

EXISTENCE... CIEL

Hyeres fevrier 2007 027.jpg

 

C'est déjà tard

 et tu t’éloignes toi   poème de  ce soir

où je pensais à celui que je voudrais tant rencontrer

 

dans la promesse du plus tard

dans ce monde où

plus rien de ce qui nous

laboure l’âme

 

en effaçant  cette beauté 

d’ether , de flammes

qui ne  détruisent rien

que les horreurs de cette terre ne resterait

 

dans ce monde 

enfin la fusion seule de nos âmes

a nom  Amour

 

le rencontrer le prendre par la main

non ! le regard

 

enfin

 

D’un seul sourire  l’unir à toute la beauté que j’ai

 

l’eau  dans l’éveil

d’une naissance

au dieu Soleil

 

 

 C’est déjà tard

23/12/2011

Joyeuses fêtes à mes visiteurs

http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...

mon cadeau de Noël

très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site

puisque j'écris beaucoup moins je vous  offre  de la lecture pour vos  soirées d'hiver

et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler  la page ...

amitiés à tous

11:47 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, livres, litterature

25/11/2011

Drôle de niche

Il habitait en moi depuis toujours

Ou presque

J’avais toujours perçu ce bruissement  sans nom

Ce supplément de vie

Qui me troublait  parfois

 

Point d’eau qui s’étendait  sans cesse 

Flaque de pluie à rejoindre  mes pluies

Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs

 

Lui

 

Un jour de soleil pâle  ou de lune montante

J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes

Même pas besoin de Copernic :  une odeur familière

 

Je l’ai hélé doucement :

 «Hé , toi , je te respire

Je veux savoir pourquoi »

 

Il n’a pas détourné son regard

 

Nous apprenons  à lire maintenant .

 

juin 2006

 

17:26 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, litterature

09/07/2011

Silence en demi-teinte

 

J'entendais ses regards.

 

et je fermais les yeux

pour mieux enfermer  sa présence

 

J'entendais sa tristesse

 

et je le regardais pour parler fort et en silence

pour dire de rien le reflet

de sa détresse

 

partager un recoin de sa vie

 

Nous étions si proches alors

isolés dans  le souffle bruyant  de nos secrets

 

Cette guerre sans armes

muette

 

je voulus la tracer

de quelques couleurs  échappées

de nos cœurs vides sans résonance

 

En voici l'huile bouillonnante

craquelée de sanglots perdus

fixés à tout jamais sur une trame grise

où dorment les fleurs de nos vies

 

 

13:30 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, littérature

07/07/2011

REVEIL

 

Scintillements en teintes claires

et quelquefois

La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé

 

Alors  il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle

 

Il imagine un envol

un long voyage sans but

très  lointain

 

Ou à l'inverse

La sensualité d'une eau claire

Bleue ?

Verte plutôt en espoir d'algues

 

Décidément ses narines

sont gourmandes d'un océan

ou d'un espace

 

Il flâne

ses doigts  se désaltèrent de la rosée du matin

les feuilles attendent sa caresse

 

Il s'est déchaussé pour que l'herbe

soit douce à son pas

et la vie le pénètre

 

2007

 

 

09:54 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poésie, littérature

19/05/2011

JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT

 

un poème de  Raymond MARTIN

 

A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain

Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés

Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,

Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné

 

 

L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline

Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.

Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,

Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.

 

Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.

Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.

Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline

De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.

 

La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique

Piège l'esprit humain constellé de folles utopies

La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste

Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.

 

« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.

Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.

Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.

Bénis cette sphère unique et bannis le talion.

 

Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,

Que ses vers  ne circulent plus en nos bouillantes veines

Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite

Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?

 

http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html

 

              peut-être influencée et émue par la cérémonie  en l'honneur des soldats

               disparus en Afghanistan

j’ai eu envie de partager ici  ce poème de force et de sensibilité 

je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu"  le destin du soldat joué comme aux dés

et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même  est évoquée   la terre griffée blessée qui recueillera  le sang des soldats 

15/04/2011

ABSENCE

 

Photo 050.jpg

Il était seul

l’écho l’emportait

 

Vide des murs

 

son corps qu’il imaginait minuscule

tremblait                        glacé

 

reflet sur la pierre  nue

un miroir lui dit qu’il s’égarait

 

Pourtant

en lui elle était là

présente

pesante

silence de brume

 

Il ne savait plus si

ce poids lourd et doux

le blessait ou

le caressait

 

comme l’absence est lourde

possessive

 

l’arc-en-ciel inquétant

lyre des anges

venait le rassurer

avec des chants d’oiseaux

 

il ferma les yeux ...

 

 

 

15:05 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poésie, littérature

12/04/2011

Parfum de Médoc

  

Aurais- je des muses sobres ?

le vin me griserait il avant d’être bu ?

 

j’ai choisi ma plus précieuse bouteille

l’ai laissée  décanter dans ma plus jolie carafe

 

j’admirais le soleil qui  la caressait

exaltait la robe intense et  pourpre du vin vieux

 

mes narines  s’entrouvraient  

pour une invite  à mes lèvres gourmandes

 

des séjours dans  le Médoc défilaient

me rendaient   rires , émotions,  danses ,

ah les vacances familiales !

 

enfin

le moment  est venu

le précieux liquide  avait  respiré

 

j’ai choisi un verre rebondi 

pour  exalter les aromes de pain grillé ,

de chocolat   de caramel peut être

 

l’impatience de ma langue   créait l’appel de ma gorge

 

Ah le souvenir de la réglisse

ce fut l’instant  le plus grisant

 

J’espérais  vous  séduire avec  le plus beau des poèmes

 

le téléphone a sonné

une muse snobinarde et boudeuse  ne m’inspira

que  les préliminaires

 

j’avalai , 

Pfft  plus de poème

 

restent les paysages

  

09:00 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, litterature

07/04/2011

Chaos

 

imagesCAMI5YEI.jpg

 

Dans ces précipices étaient  des morts et des blessés .

orage et pluie ces bavards  grisés par le vent  balayaient  sans cesse .  

les recoins récalcitrants criaient

multipliaient des échos de plaintes silencieuses

hurlaient parfois comme des loups déchirés.

 

Leur peau pierreuse et sale 

exhalait les odeurs  moisies de fantômes blafards

 

Un jour de sirocco  le vide prit possession du paysage

le vertige connut sa plus   belle de ses conquêtes.

la vie tournoyait comme un pétale  égaré sous la pluie .

des terrains moussus l’ étouffaient elle aurait tant voulu crier comme avant.

 

C’est alors qu’elle demanda à un chaman si le bonheur était vraiment le bonheur .

mais le chaman était muet depuis la création du monde.

18:27 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : poesie, littérature

Ethers

 

 

modigliani_chaim_soutine_l.jpg

 

Des flocons bleus

éclats de ciel

rêves  si lourds dans leurs ailes  de neige

 

Des joies  insupportables 

tuent  l'artiste

impatient  de les animer

 

Les nuages  courent 

il faut les rattraper avant qu'ils  fondent 

en averse

 

La peur lui  dit  de boire

l'alcool brûle  son cœur

illumine ses yeux

 

sur la toile quelquefois

tout devient sombre

 

 

 

15:59 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, littérature

13/03/2011

Odeurs de pluie

 

chanaz 25.04.2006 003.jpg

 

Toi, j’ai saisi ta main un jour de pluie

pourquoi ?

 

quand j’étais enfant

j’aimais patauger dans les flaques

l’eau giclait sur mes jambes et ça me faisait rire

 

quand j’étais enfant

je me promenais sans parapluie

je léchais l’eau qui mouillait mes lèvres

et je sentais l’odeur mouillée des pavés

elle se mêlait à celle de mes cheveux trempés

 

quand j’étais enfant

je regardais les bouillons se former

au bout des fils de l’eau qui dégringolait

bulles éclatées renouvelées aussitôt

leur cliquetis  me berçait

 

je l’aime encore : la pluie m’apaise

 

mais

Toi…  ne lâche pas ma main !

 

de 1992

 

 

16:02 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, littérature

12/03/2011

PAROLES DU PRINTEMPS

 C’est l’attente d’abord juste un frémissement

le brouhaha des chaises

un léger rire étouffé

 

Tu flottes

une écharpe invisible légère

seule  te soutient

dans un instant interrompu

 

tu as un peu oublié la poésie

te sens lourde et pourtant vide

blottie dans la confiance de son souvenir

 

La voilà

murmure d’abord

un mot  un autre se rencontrent

harmonie

 

en toi quelque chose se soulève

enveloppe ton visage et l’entraîne

dans ce monde intérieur qui lit sans regard

ce paysage léger d’espérance

tu t’abandonnes

 

Tu es bien

simplement

11:38 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, littérature

09/03/2011

printemps des poètes à Annecy

  "Le partage des voix".

Un rendez-vous annuel organisé conjointement par la Bibliothèque d'agglomération Bonlieu à Annecy et par la Maison de la Poésie d'Annecy.

 

 

Programme 2011    

• Poètes invités :

- Salah Al Hamdani (Irak)

- Bruno Doucey

- Jacques Ancet

- Michel Dunand

   Musiciens invités :

- Roula Safar : Chanteuse lyrique, guitare et percussions (Liban)

- Catherine Warnier : Violoncelliste  

• Dates, horaires et lieux :

Vendredi 11 mars 2011, à 20h30

Chants et poèmes d'ici et d'ailleurs

(Maison de la Poésie)

 

Samedi 12 mars 2011, à 15h30

Lecture à quatre voix

Musique

( ce récital exceptionnel aura lieu à la Bibliothèque Bonlieu, à Annecy)  

Samedi 12 mars 2011, à 19h00

L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre  deux poètes et le public

Musique

(Maison de la Poésie)  

Samedi 12 mars 2011, à 20h00

L'un lit l'autre : lectures croisées et dialogue entre  deux poètes et le public

Musique

(Maison de la Poésie)

 

08/03/2011

A l'état brut

 

Et pourquoi pas ?

 

Alors comme ça  tu veux

te promener dans mes orties

mes coquelicots mes roses ?

les voir dans des champs de nature

à la sauvage ?

 

 Tu veux mes sources  mes errances

mes amours et mes délivrances ?

 

Tu veux me voir à l’état brut

ah non pas nue !! ça je le sais

juste  mon âme sans discipline

pas éduquée  état nature

 

Etat bio ??

 

Tans pis pour toi

tant pis pour moi

 

Mais alors  surtout jamais je

 ne veux entendre ce reproche

de prof , de parent , de coincé

d’ intolérance

 

Moi je me suis élevée toute seule

je fais c’que j’peux

faut accepter 

 

Mes orties  et mes perce neige

si tu peux ça

seront pour toi

 

23:13 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, littérature

22/12/2010

évocation l'Etranger de Camus

I - ACCOMPAGNEMENT DU RECIT ( début du livre )

Le clocher s'éveille
entr'ouvre  ses draps de brume
aurore d'hiver

Par  la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie

Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens

Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence

Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent

II COMMENTAIRE DE TEXTE (sur Meursault)

Atone évanoui
ni tristesse ni bonheur
vie à la dérive

L'émoi tailladé
génère un abri soudain
congère de glace

Hurler au silence
puisque la mort n'entend pas
son invocation

Désagrégation
crissement de souvenirs
choeur d'indifférences

Il devra mourir
celui-là dont les larmes
sèchent , endiguées

Roulé dans la barque
sa vie est un océan
son regard aveugle.

Tu cherches les crocs
laisses déchirer ton âme
car tu te bannis

Envie d'ajouter que pour moi Meursault se bannit lui-même en sauvant le
premier qui lui en donne l'occasion. son crime est une fuite. je voudrais
exprimer cette impression.

 

 

HAIKU  écrits en lisant l'Etranger de Camus

 

 

Tout est rétréci

pas de place pour les larmes

le jour a glissé

 

Bel après midi

journée trop longue pourtant

dimanche d'ennui

 

Oiseaux sur la berge

à l’affût d’un alevin -

friselis   plongéon

 

Suivre la rivière

marcher juste un peu plus loin

les poissons scintillent

 

 

Miaulement triste

porte close mère absente -

 - le chat du voisin

 

Par  la porte ouverte
odeur de nuit et de fleurs
la mère endormie

Visages de cendre
flamme rouge au tabernacle
des odeurs d'encens

Depuis quelques mois
l'appartement est trop grand
vide de l'absence

Le jour est venu
avec la voiture sombre -
départ imminent

 

 

Deux jours de congé

c'est juste pour un adieu

ce n'est pas ma faute.

 

 

 

 NOTE - à l'attention de Maisoubianco 

09:23 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poesie, litterature

08/12/2010

souvenir de mars

Il manquait juste un peu  de bleu

un peu d’eau fraîche peut être

au pied des arbres

 

Cette envie de retrouvailles

envoyait des  effluves  épurés

dans les allées

 

La poitrine s’en nourrissait 

s’ouvrait

à cette pureté

 

Un escalier de pierres

dans sa parade d’herbes folles

de violettes

invitait à des enjambées

 

Redescendre  

jusqu’atteindre  un peu plus loin

le lac laiteux de l’espérance

 

 

15:40 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poesie, litterature

05/12/2010

parce que la neige m'attriste

Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre.

-

Victor Hugo.

 

 

 

01/12/2010

Abri

tissage de la laine actuellement.jpg

 

 

Il te faut construire un refuge

émerger de la gangue

 

Prudence

soleil et eau

soie et velours

glisseront peut être  au long de ton âme

emportés par le temps du rêve

 

Fais de ta fragilité une barrière de chanvre

 

Qu'un  rouet tisse  la bure  protectrice

 n'oublie pas  qu'il te faut un abri

 un soutien pour rester  droit

 

 Que s'épongent  dans le tissu

 les pleurs  du souvenir

 

30/11/2010

Neige sur les pierres

 

Il suffit de mots noirs  lourds glacés  

de pierres  écroulées sur une espérance

dans un son  étouffé

 

la neige parfois  vient éclairer  le  vert

effacer l’erreur

 

pourtant  on grelotte

trébuche sur ses certitudes

 

on s’approche d’une fenêtre

imitant  le rouge-gorge

ce solitaire affamé 

 

surtout qu’aucun bruit vienne fendre

l’abri du silence

16:46 Publié dans montagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, litterature

28/11/2010

Les feuilles tendres de Rousseau

argentière et lac vert 029.jpg

Je flânais dans Bossey.

 

Quelque feuillage tendre

de sa fraîcheur frôla soudain ma joue  

Le flou de ce parfum

essence verte vivement éveillée

foulait

de ses pas d'âme légère

 l'immortalité d'un souvenir

 

Je reconnus Rousseau

ses rêves solitaires

 

J'ai su  que la mémoire

même d'un jeune saule

à peine abreuvé d'eau

 

ne quitte pas la terre

si elle fut aimée.

 

13:13 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, littérature

22/11/2010

meteo

cecile et françois lac novembre 047.jpg

 

Parfois la vie est floue

à se noyer dans la mer de nuages

 

S’allonger dans ce lait ( peut être sucré )

au creux des forêts                 à l’abri

 

comme l’enfant qui vient de naître

 

 

11:20 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, littérature

19/11/2010

Mer du Nord en Novembre

 

plages_normandes_bis.jpg

Sage

 

la vague s’allonge

lascive

sur la plage abandonnée

 

elle retrouve enfin la nudité du sable

 

leurs virginités se rejoignent

l’agitation vaine de l’été s’est calmée

a rendu aux  effluves

leur pureté parfumée

de vent  de sel  

la respiration des marées

 

une  lumière adoucie danse

dans la pureté du silence

Si le noroît trop vif   veut sa part de bonheur

ne rentrez pas trop vite

trouvez  un abri

 

le désordre  de sa danse passionnée de cheval fou

mérite  votre regard 

son fouet sur la mer vous fera goûter au sel

 

votre visage aimera quelques instants

ses gifles inconscientes

 

votre teint vous remerciera

tout à l’heure

 

15:54 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, littérature

17/11/2010

Regard sur l'automne

Quelle  fleur en automne

frémira sous la pluie

pour une sonate  de bonheur ?  

photographie_annecy_imperial_parc.jpg

Quel regard oubliera

les ciels mélancoliques

s’attardera sur  l’incendie inoffensif

des arbres sur le flanc des montagnes

 

Quel cœur battra  d’émotion devant   la  palette 

empruntée à un peintre baroque

symphonie  d’un désordre de couleurs

en fulgurance

 

Pourquoi  oublier cette exaltation de la nature

ce cadeau avant l’hiver ?

 

Pourquoi  ajouter nos  larmes à la pluie ?

 

Qui nous ferme les yeux  et l’âme ?

11:06 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, littérature

11/11/2010

Après toi

A Philippe Jaccottet

 

J'aurai soif.

 

Au tâtons des étoiles je te rechercherai

toi source

toi ruisseau

toi goutte de l'eau claire

qui vit jusqu'au berceau

que forme la poussière

 

Toi cœur des vents

chant de toutes saisons

toi qui sais les chemins

 

et qui lis tous les livres  au bleu de l'horizon

aux noirs des ciels d'orages

aux pétales fragiles

à la plume au duvet

à toutes ces lueurs

à ces soupirs du monde

 

" Et, néanmoins ",  un jour "voûté"

 toi,  de nature habité

tu la  liras encore

la vie

" à même le sol "

 

 

 

23:18 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poesie, litterature

10/11/2010

en attente

 

ciel13.jpg

 

Il arrachait mes mots
les collait sur la nuit
en faisait un tissu usé et dérisoire


Nu

sans même le nu d'un corps chargé d'histoire
aux rides déchirées par un temps répandu


Il les brisait d'eux-mêmes
lézardait leur douleur
pour vouloir la tuer .


il me rendit un jour une image pâlie
déteinte d'un passé
au soleil assombri

 

il était le soleil  il était mon été

 

et  j’entrais en automne

j’avais peur de la pluie 

 

du silence d’hiver ...

 



 

 

10:43 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésie, littérature

07/11/2010

Chavirer chaste

149421_163968596970625_100000724587117_388576_7044835_n.jpg 

photo Pierre Billaude ?

 

Juchée sur le machicoulis

Minaude

miaule un tantinet

Mate le  ce minou belle chatte

qu'ondule  ton pelage

En patte de velours va…

fais la chattemite

 

Miaule une chanson 

danse le tcha-tcha-tcha

 

Il est câlin le croc  de mon malin matou

va ronronner sous les petits coussins caressants  de ses pattes

niche toi

 

Il  les mâchonnera ton pelage

ton cou

 

Mais ne tangue pas trop et feule doucement, Chut !

 

Enchevêtrés au creux de la gouttière .

prenez garde au roulis

Choisissez

de chuter sur la jonchée de feuilles

 

C'est chouette une nuit chaude où chouchoutent les chats

 

 

16:28 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, litterature

12/09/2010

Faire de la pensée un ciel immense

correze maroc corse 2010 053.jpg

 

Faire de la pensée un ciel immense

 

appeler les nuages les astres

 

enfourcher le vent

 

envoyer  des clins d’œil aux oiseaux

suivre l’albatros jusqu’à l’océan

la mouette jusqu'au lac

 

pénétrer  les forêts pour  rencontrer l’insecte

 

rejoindre la savane entendre le lion rugir

 

puis descendre  au cœur du volcan

 

ça ne suffira pas

on a certainement oublié d’entendre

 

l’abeille  sourire à la fleur

 

le premier cri du nouveau né  ( sa frayeur ? )

 

tant d’autres découvertes resteront ignorées à nos sens  

Si on veut aimer l’Homme …

 

 

 

 

09:34 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, litterature

08/08/2010

souffles d'automne

 

 En silence s'insinue l'eau, chemin de transparence nue

Pulsations .   Veine tremblante  que ce soupir de note lente soulève .  Ricochet de jade  juste avant l'amour .  Que soit long le sentier de l'onde …

Quelques cailloux arrêtent  le flot si calme,  quelques gouttes trop près des larmes  Le vent s'en mêle s'emmêle même aux pas de pluie .  Répond un nuage attardé  d'un  gris brisé  de tourterelle . La brise dans le bois fredonne des verts désirs de valse lente  répond à des paupières closes  .  Sur quelques tourbillons de miel ces chaînes sucrées s'enroulent  rouillent brouillent toutes  amours .

Il faudrait s'allonger . Respire . Une aile chante en plumes frêles . Tends l'oreille je ne sais plus si c'est une elle ou si c'est lui celui qui vit de la glissade d'un archet sur un cœur blanc de perce-neige .

Autre tableau sur fond de brise  balancement de la berceuse du premier jour . Des poupées des lutins rieurs voudraient s'immiscer dans les fleurs déjà fragiles .  Un lac turquoise vient s'égoutter sur une berge , mousse frêle un nouveau ruisselet va naître .  Plus loin des feuilles  près de l'automne de leurs pas hésitants  bégaient

tendent leur veine  au souffle long  de la musique .   Les nuages prennent la course  et s'agglutinent  il pleuvra sans doute  demain , le soleil a brûlé ce soir  leurs  souvenirs blancs en pétales , l'eau lavera leurs griffes pâles .

Gonfle gonfle regret ,  colère au cœur des nuages trop lourds  .  Vois ,  l'herbe respire si fort un violoncelle chante encor .  Coquelicots gouttes de sang dans la prairie où êtes vous ?  Le cœur du vent l'âme de l'onde battent  la terre les oiseaux s'affolent un peu .

 Posé sur la plus haute feuille chante  un corbeau en contrebasse.,  cueille les plaintes des fourrés.

 

      septembre 2002

 

11:11 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, littérature

05/08/2010

Lueurs dansantes entre les stores (tentative)

I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules  

grincement  d'un accroc décrochement résonance du sentier  d'absence  foulé d'un pas véloce évitement  roulade  d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une  nuit  d'éternité fugace passager de l'imprécision  aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque

II

Frémissements lézardes  émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de  l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante  du paysage de Galice  réveille  ta soif de bulles  tu ne trouves ici qu'Albarino  l'aridité du  terrain   ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage

III

D'elle deux  mots  à peine audibles   tes cils ont résonné  d'un  frémissement d'aile rebondissements  de danse  imperceptible indécence  dense de  sable   indécis d'un repli  l'iris  se plisse  se hisse  soumis tu retrouves l'ennui

 

16:42 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie, litterature

11/07/2010

copié au musée Magritte de Bruxelles

" Elle invente le monde en toute sécurité

ses rêvent la protègent aussi bien qu'un manteau "

Paul Nougé

 

je crois que je peux faire mienne cette citation j'aime les rêves