20.07.2008

Celui-là ou celle...

 Yonne auxerre et mon pastel 083.jpg

 

 

 

 

 

 

Tu sais

dans ce pays où je rencontre

ceux qui aiment

ceux qui rêvent

ces frémissements imperceptibles

du vent peut être

ou du printemps

Oui

c'est là que  je veux

m'égarer

oublier

vivre

J'ai aperçu hier

ou un autre jour

celui-là

ou celle

qui  me ressemble un peu

Nous avons marché

sans but

sourire aux lèvres

16.07.2008

Brèves

PIANO.jpg
BREVE  I

A la corde d’un piano

se balance en rythme lent

un souvenir de larmes

lacéré doucement avec persévérance

par l'archet inflexible

 

Frémissement d’un cri

qu’un orchestre brutal étouffe en dissonance

 

 

BREVE 2

Apprendre à caresser la toile

un cœur de pacotille au bout des doigts

Apprendre à sublimer le cri

en mosaïque  d’incarnats

 

Puis se rappeler le décor

et d’un sourire

 

Habité par le bruissement d’une plainte

taire la supplique

se laisser glisser jusqu’à

la note sensible

Attacher son regard au vibrato

06.07.2008

la route

provence choregies 2007 029.jpg

Peur du temps qui court, qu’il fait,

dans ses cruautés, ses caprices

ses surprises ses maladresses

les années fanent corps et âmes.

estompent la mémoire

Imaginer la neige si pure, si blanche,

celle des sommets jamais foulée.

 

J’ai peur des regards des brouillards  les habitent

peur des vents contraires

des orages hurlants de mensonges

avec leurs foudres éblouissantes

passagères de mort

Cette route large et  fleurie se termine

ralentis le pas abrite-toi de la pluie

reste encore…

mens juste un peu et

dis que tu m’emmèneras

ou chasse- moi

vite

d’un seul éclair

09.06.2008

de ZEIO : NE LE NIE PAS LORSQUE TU DORS

j'aime partager mes instants d'émotion en poésie (image et poème  en droits réservés bien entendu )

 

colonne-gauche-nocturne.gifMais la mort c'est aussi le ciel clair
La couverture remontée sur les épaules
Une chute de petites pierres dans le jardin
Ce sont deux silences qui dialoguent entre eux
Le matin et le soir
Le rouge et le blanc
Le trou béant et l'eau du corps qui s'en va
Une blancheur qui n'en finit pas
C'est le passant qui glisse sur un trottoir un peu bas
La dernière marche du palais un peu trop haute
Le livre enfin refermé
C'est laisser la place à l'oiseau, sur le marbre
Laisser son manteau dans le vestibule
Aller pieds nus visiter l'autre horizon
Laisser un peu de nuit dans la main des enfants
Mêlée de cuivre et d'argent, laisser du vent
C'est la fin du conte
La surprise du chef
Le plat du dernier jour
Sur lequel on a versé trop de sel
C'est aller faire comme les autres
Finir un rêve pour en commencer un autre
Se muer en souvenirs
Laisser dans le vestiaire
Sa peau et son odeur, ne plus poser ses doigts sur le piano
Ni enfiler son pantalon
Ni se piquer sur le cactus
La mélodie fantôme
La montre cassée
Le chat qui n'aura plus son lait à la même heure
Qui n'aura plus les mêmes caresses
C'est le canapé trop confortable
La dernière vendange, la dernière canne à sucre coupée
C'est notre chambre qui n'est plus la nôtre
C'est l'explication sereine
Le manège en panne
Les jouets vendus dans les vide-greniers
Le soleil qui brille pour d'autres
C'est aller voir du côté des étoiles
Ce qui se raconte
C'est le téléphone qui sonne pour rien
La messagerie pleine
Terminer son histoire dans le coffre aux objets perdus
Laisser son empreinte aux voleurs
Rouler pour l'invisible
Faire affaire avec le ciel
Laisser au vent le dernier mot
Le ventre pâli
Ce sont les yeux et les mains qui partent pour un autre voyage
Le baiser mouillé perdu
La buée sur la vitre du temps
C'est échanger un vertige pour un vestige
Une voix pour un secret
Un mot pour un rien
C'est finir dans la sève d'un arbre
Dans un vase de fleurs
Bricoler son tipi comme on peut
Et son paradis
Prendre une mer inconnue
C'est un grand oiseau noir et calme
Qui se pose sur les choses et les êtres
Et les emporte
Avec le vent, le pollen et les souvenirs

 http://zeio.free.fr/index.html

12.05.2008

vacances...

je pars  voir les îles grecques rapporterai des  photos

de retour à la fin mai

adeline

05.05.2008

SAVONNETTE PENSIVE

« Tu appelles la brume avec de l'eau .
Pourquoi ?
Les miroirs se voilent !

Y dansent des personnages
qui ne veulent pas que je les touche.

Et pourtant
ce soir j'aurais voulu

juste un peu de la tiédeur d'une main mystérieuse.
Oh ! deux doigts m'auraient suffi

je ne voulais pas me griser d'une main toute entière

Il est  20 heures ?

Tu as raison

les secondes s'éternisent .

Des secondes, il y en a de tant de sortes
Celles qui tombent goutte à goutte comme ce soir
Celles qui se précipitent
torrents qui cherchent à oublier peut être
apprends à t'en méfier

On peut se noyer
dans la baignoire débordant de gouttes d'eau
Cette vapeur aveugle
Il suffirait d'une larme
pour me fondre m’évanouir .

Et pour  toi ? Dis…
de quelle couleur sont les paysages...

04.05.2008

LE NOUVEAU RECUEIL sur le net

Je suis tellement ravie  je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng .  Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :

http://www.lenouveaurecueil.fr/dotclear/index.php?2008/05...

http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm

 

sommaire du numéro 86:

En premier

Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr

Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)

Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg

En traduction

Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi

Essais critiques

Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann

Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué

Andrew Zawacki 

  Curiosité 

Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel

Cinéma parlé 

Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard

François Cheng

Entretien

François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau

Bonnes feuilles

Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon

Notes de lecture

Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne 

 

01.05.2008

ce nuage

181705100.jpg 

Tu sais, ce nuage

celui qui revient

presque chaque jour

tu oublies de le regarder parfois

mais lui te sourit

constant, insistant

il est ton image

celle que tu renies

celle à qui tu es infidèle

 

Ce n’est pas un nuage sombre

Chargé de pluie oh

Non !

c’est celui , tout blanc

qui prend des formes familières

pour te retrouver

29.04.2008

récits démodés

1718024596.jpgBientôt tu froisseras les récits démodés

rires ou bavardages

désarrois ou soupirs

Tant d’images pourtant resteront suspendues

gravées

dans le lointain du grenier de tes songes

Elles iront  frôler tous ces papiers jaunis

photos  pâlies 

ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent

sous les tuiles

 

Viens, pose ton regard

sur ces clichés de fleurs  immortelles

qui dorment

près des larmes d’une grand-mère parcheminée

disparue depuis  bien longtemps

Ou,sur l’ombre de ce jeune homme

rencontré sur la plage

alors qu’il  ramassait des coquillages

pendant que tu flânais pieds nus

dans les vagues,

s’il trouvait ton portrait à  vingt ans

il s’y attarderait

peut être  

Les regretteras-tu  ces printemps désuets ?

s’ils s’éloignent

égarés dans les  neiges

10.04.2008

hiver au printemps ?

1434207704.jpg
Quand la neige fond, où va le blanc ?
                             Shakespeare
Le blanc !

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,

pour revenir un peu plus tard avec cette couronne, 

rouge de timidité,  au centre?

Construit-il un torrent blême  d'impatience ?

Devient il translucide,

plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?

Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,

caméléon liquide devient il

ruisseau d'ardoise  aux reflets feuillus,

rivière  argentée pour canards en trompette

et enfin fleuve large, étendu ,

qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,

ses besoins de bleu et de vert intense ?

 

Il  reste quelque écume sur une herbe timide  :

souvenirs en ressac de l'hiver.