12.05.2008

vacances...

je pars  voir les îles grecques rapporterai des  photos

de retour à la fin mai

adeline

04.03.2008

ART ET BIRMANIE SUITE ... decembre

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Vous souvenez vous de l'aquarelle offerte par mon amie Christine?

elle sera  vendue aux enchères avec d'autres oeuvres  le sameci 15 MARS

dès 18 heures au Siège de l'union interparlementaire de GENEVE

CHEMIN DU POMMIER - 5 LE GRAND SACONNEX

bien entendu au profit de la BIRMANIE  http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/

et pour vous mettre en appétit une des images que je viens d'insérer

 

21.02.2008

une de mes occupations

les spectacles de poésie ce qui me prend pas mal de temps  actuellement

voilà une des raisons qui m'éloignent d' "ombrescontrevents"

on me demande souvent d'essayer de faire rire  je viens de noter un de mes  textes que j'interprèterai

le 8 mars  sur le blog  de mon groupe de poètes http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/

mais lire est sans doute moins amusant  ?

01.02.2008

TEMOIGNAGE

Mon propre message: Je connais Juliette depuis plusieurs années. Elle adore la vie!!! ne se plaint presque jamais je voudrais l'aider à faire passer son message . Elle mérite  tant. Elle est poète ...Adeline

Témoignage de Juliette :

"Je donne une main à la vie, l’autre à la mort"

 Je suis Juliette, née un 3 mai 1973, une petite cardiaque congénitale de plus sur cette terre.

A cause de ma difficulté à respirer et de mon teint bleu, ma cardiopathie congénitale a été décelée dès la naissance. 

J'ai été tout de suite envoyée en hélicoptère sur Necker où j'ai été suivie jusqu'à mes 15 ans.

Ma cardiopathie s'avère complexe car j'ai plusieurs malformations tant au niveau du coeur qu'au niveau des poumons.

J'ai ce qu'on appelle "le syndrôme d'Eisenmenger" (cardiopathie congénitale associée à une hypertension artérielle pulmonaire)

On pensait que je ne vivrai pas au-delà de 3 ans à l'époque, mais j'en ai 34 aujourd'hui!  Les médecins avaient dit à ma Maman : "Faites d'autres enfants car votre fille ne vivra pas"

J'ai une soeur et un frère qui vont bien, et je suis Tata d'une petite Emilie que j'adore. Je ne peux mettre d'enfant au monde à cause de mon manque d'oxygène et de ma grande fatigue. J'ai eu une intervention vers mes 3 ans pour fermer ma fente palatine, et une autre à 7 ans pour me créer une luette. Vers mes 4 ans, voyant que je résistais, on a tenté de me faire un blalock (intervention palliative).

Mais sitôt ouverte, sitôt refermée! Il n'y avait rien  faire pour moi à cause des mes trop fortes pressions pulmonaires. Ma mère se souviendra toujours de son angoisse et de sa déception suite à cette attente! Vers 11 ans, ma cyphoscoliose a commencé à se développer. J'ai porté un corset orthopédique jusqu'à mes 17 ans. On évoquait une intervention possible aux Etats-Unis, mais ma cardiopathie trop complexe ne le permettait pas.

J'ai vécu car mon corps a su pallier à la malformation.

A 4 ans, avec ma sœur de 3 ans, j’ai commencé ma scolarité à l'école "normale" en maternelle et primaire. J’avais une poussette-canne souvent utilisée pour les sorties scolaires où ma Maman était toujours de la partie.

Puis j’ai été dans des centres pour personnes handicapées de la sixième à la première année de DEUG, le collège et lycée m’auraient trop fatiguée.

Enfin, j’ai poursuivi mes études sur Paris dans une Fac “normale”. On avait juste vérifié qu’il y aie des ascenseurs et j’avais droit à un taxi pris en charge intégralement. C’est là que j'ai passé mes meilleurs moments, ma cardiopathie étant à l'époque stabilisée. Vivre une vie presque normale, sans me différencier des autres malgré un rythme un peu plus lent. Je me reposais d’avantage étant vite essoufflée, mais je récupérais facilement. J’ai goûté à une certaine liberté. 

 Aujourd’hui, mon monde se rétrécit aux murs de mon appartement. Je ne peux plus sortir seule, dormir chez mon compagnon, voir mes amis sur Paris...

Marcher (même 100 mètres), monter un étage, me deviennent de plus en plus pénible, voir impossible. C’est ma Maman qui m’accompagne partout en voiture, quand la santé me le permet.

Heureusement, j'ai ma thèse de littérature (à domicile), mes livres et ma revue de poésie qui me permettent de garder un souffle intérieur quand mon souffle souffre cruellement...

La présence de mon compagnon qui vient me voir les week-ends, de ma famille, quelques amis  et mon chat. Les associations et forums, ma revue de poésie me permettent de rester en contact avec le dehors via Internet. Et les vacances en Bretagne, où enfin, je prends un bon bol d’air marin!

Je suis à présent sous oxygénothérapie.  Depuis que ma cardiopathie s’est dégradée, je suis suivie par une spécialiste des cardiopathies congénitales vieillissantes. Elle est aux petits soins pour moi.   C'est elle qui m'a expliqué concrètement pourquoi la greffe s'avérait impossible dans mon cas et cherche avec moi les traitements thérapeutiques possibles pour me permettre de vivre encore un peu.

Je vis en donnant une main à la vie, l’autre à la mort… Je survis encore, pour combien de temps ? Je me prépare à la mort, en espérant goûter au maximum et partager aux autres chaque miette de cette vie passante.

J'avais écrit ce poème "A la vie, à la mort : pour dire oui aux dons d'organes" comme on fait un voeu. Ce n'est que par la suite que j'ai su l'impossibilité de cette greffe. Mais une autre amie a pu en bénéficier, ce 26 novembre 2007. Le voeu s’est réalisé, en prenant un autre chemin! 

 Ce poème en aura fait du chemin. Il est aujourd’hui dédié à cette amie. 

 Il a pourtant été écrit en vue du 14 février 2003 pour que ce jour se Saint Valentin, jour de tous les coeurs, devienne la journée mondiale des cardiopathies congénitales, tout en sensibilisant au don d’organes.

Cette journée était illuminée  par la présence de ce cher Pr Cabrol qui avait écouté tous ces poèmes. Une jeune femme avait organisé ce concours des “schtroumpfs poètes”.

J’avais eu le troisième prix et un grand stchroumpf offert à mon compagnon avec qui l’on s’est dit “oui” ce jour-là. Un autre voeu se réalisait. Mon compagnon a été opéré trois fois à coeur ouvert, il est bibliothécaire. Je l'avais connu deux mois avant lors d'un déjeuner avec l'ANCC Ile de France grâce à l'invitation d'Annie.

La jeune femme qui avait organisé ce concours de poèmes est malheureusement décédée un an après, elle attendait une greffe cardio-pulmonaire qui n'est jamais venue faute de don d'organes.

Le 14 février est devenu aujourd'hui, grâce à HeartandCoeur, l'ANCC et d'autres bénévoles, la journée mondiale des cardiopathies congénitales... J'ai une pensée pour les familles de chaque donneur et toutes les étoiles petites ou grandes.

N'oubliez pas, prenez votre carte de donneur d'organes, parlez de ce choix autour de vous.

Merci! Que la vie vous soit douce.

www.heartandcoeur.com/14_fevrier.php

Informations sur le don d'organes:

www.agence-biomedecine.fr

 

 

mon amie Juliette Clochelune

A la vie, à la mort !

(Pour dire oui au don d’organes) dédié à Agnès, greffée le 26 novembre 2007

 

Toi mon cœur

je te perdrais un matin

si tes galops vont trop loin

 

Toi, mon cœur

ta cage va se briser

vers le bleu tu vas voler

 

Toi, mon cœur

je t'entends loin dans mes nuits

j'ai parfois peur de ton bruit

 

Toi, mon cœur

danse avec le pas des morts

au pays du temps qui dort ;

 

Lui, cet homme

son temps s'arrêta soudain

dans un accident de train

 

Lui, cet homme

son cœur qu’on m'a transplanté

continue de voyager

 

Lui, cet homme

m'a ouvert son infini

sa mort m'a donné la vie

 

 

 Lui, cet homme

avec moi il marche encore

peut être aime-t-il encore.

Juliette Clochelune

(poème écrit  pour le 14 février 2003,

comme un voeu vers la greffe

que j’espérais encore possible.

Mais ce voeu s’est réalisé pour une amie,

à qui je le dédie)

30.12.2007

MEILLEURS VOEUX

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05.12.2007

Art et Birmanie

http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/

l'art au service de la BIRMANIE

http://www.birmanie.ch/Projets.htm

Je vous invite à visiter  ces deux  pages.

Découvrir l ce projet magnifique et la participation

Talentueuse de CHRISTINE DOUCET  dont nous pouvons

être fiers dans notre cercle de poètes

les courageux peuvent laisser un message sur ce blog ou ici peut être 

Merci

Poeticamitié 

Adeline

                               

27.07.2007

agnès aime les oranges mais ...

elles lui rappellent un autre train

Loin du TGV... un petit texte ancien. il reste un peu de l'orange ? Je peux me contenter de l'épluchure, je ferai brûler son huile ;-)))


Il me revient souvent
l’image
des briques jaunes d’une gare
désolée
presque irréelle de matité
sous la pluie.

J’attendais…
Double attente
le fortuit de l’impossible rencontre
et la réalité de ce train
brinquebalant
qui me mènerait
où je ne voulais pas être !

(Gare de Bruxelles Midi)

Ecrit par : agnès | 26.07.2007

Vivane était dans la gare

C'est joli comme tout ces échos en gare d'aiguillage


La solitude c’est le reflet de soi auquel on se raccroche
dans la vitre du train
pour dire adieu
au quai

La solitude ce n’est pas gris ou noir
la solitude
c’est transparent sur un trottoir

La solitude c’est une gare
comme on n‘en a jamais connu imagine
une gare
dont les quais décousus
seraient prêts à partir aux premières rondeurs d’un sifflement d’oiseau
et on est là tout bête à pas comprendre
la joie des gosses qui ont déja senti la reptation de pierre

la solitude c’est les trains aux banquettes moulues
d'accueillir tant de corps qui n'ont plus rien à dire
des pas sans billets sans bagages
et ailleurs un quelqu’un qui attend quelque chose que l'on ne sera pas


La solitude c’est celui-là sur son banc
qui lance quelques miettes aux oiseaux en regardant loin devant lui
quand tout le monde rit
parce qu’il leur parle



Solitude
la fin des déguisements

 

Ecrit par : Viviane | 26.07.2007

 

Chez elle c'est  nouvelles courtes , contes,  et tout cela en poésie  je vous engage à la découvrir

 

 

le TGV de Lutin

Oui le voici rentrant en gare

T G V

J’ai pris le train
J’ai vu mon reflet dans la vitre
J’ai regardé le carreau
Non je ne cherchais pas la ligne d’horizon
Je regardais en arrière sans me retourner
Assise au fond de mon poste d’observation
Secouée par les aiguillages
Il faisait chaud
Quelquefois un demi-vertige
Quand un train claque dans l’autre sens brutalement
Et que les vitres se croisent
Et que les regards se traversent
Où vont-il ?
Ces regards vides
Ces corps mollement calés contre le métal
La peau écrasée contre la vitre
L’empreinte de sueur sale laissée en souvenir
L’autre saura-t-il qu’une tête s’est appuyée là
Vite un geste de la main pour se laver de cela
Non du poignet plus propre que les doigts
Un rayon de soleil
Un trou noir
Black out quelques fractions de secondes
Des rayures d’ombre et de lumière sur le bras
Et le cerveau reprend le fil de son histoire
Pire le noir du tunnel
J’ai vu mon reflet dans la vitre
Un buste à demi fléchi dans ses réflexions
La bouche faisant la moue
Attention on me regarde
Je redresse le torse
Je suis donc ce que je vois chez les autres
Pas beau
Nous avons tous l’air fatigué
Bringuebalés sur cette route de ferraille
Le train rentre en gare
Chacun serre ses paquets entre les mains
Chaque tête se retourne sur son siège
Il ne reste que des fesses anonymes dessinées
Et j’entends leur pensée
Non je n’ai rien oublié
Et nous voilà en train de nous refaire une posture
Les corps s’animent
Redeviennent beaux
Attention à la marche

Lutin – 26-07-2007

commentaire  Ecrit par : lutin | 26.07.2007

et si vous cliquez sur son nom vous pourrez voir la très belle mise en page  sur son site  et découvrir toute sa poésie et de nombreuses illustrations d'artistes