24.04.2012

SI ...les feuilles...

 

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Si l’automne est tombée

 

accompagne les feuilles  qui meurent doucement

 

si l’air glacé parfois blesse  l’âme

étourdi vient  griffer la plaie

qu’on croyait refermée

 

si le regard de l’ange

cache sous ses paupières

son absence de larmes

 

 

30.03.2012

Qui ???

Qui a déjà vécu un tremblement de rêves

suivi d’un tsunami de larmes ?

 

Tout s’écroule

tout se noie

je vois une âme blessée  qui perd  son sang

dans un gémissement de silence

23.12.2011

Joyeuses fêtes à mes visiteurs

http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...

mon cadeau de Noël

très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site

puisque j'écris beaucoup moins je vous  offre  de la lecture pour vos  soirées d'hiver

et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler  la page ...

amitiés à tous

04.12.2011

Tiède espérance

Plante vivace

chair

imprimée   

des  souvenirs de piqûres d'orties ...

 

Viens

 

avançons  un pied prudemment

 

s’il frémit au souvenir de  la douleur 

il fera demi-tour pour une danse,

 valse à reculons.

 

jusqu'au paysage neuf plage  ou désert .

 

Les embruns

 l'air salin  auront chassé   l'insecte

 

l’oiseau restera affamé

son aile alourdie le portera mal

tu voudras dormir près de lui sur le sable

la joue sur ses plumes douces

souillées par l’algue

 

Tiède espérance

25.11.2011

Drôle de niche

Il habitait en moi depuis toujours

Ou presque

J’avais toujours perçu ce bruissement  sans nom

Ce supplément de vie

Qui me troublait  parfois

 

Point d’eau qui s’étendait  sans cesse 

Flaque de pluie à rejoindre  mes pluies

Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs

 

Lui

 

Un jour de soleil pâle  ou de lune montante

J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes

Même pas besoin de Copernic :  une odeur familière

 

Je l’ai hélé doucement :

 «Hé , toi , je te respire

Je veux savoir pourquoi »

 

Il n’a pas détourné son regard

 

Nous apprenons  à lire maintenant .

 

juin 2006

 

03.11.2011

vagues lames

 

poesie;litterature;chansons;poemes

 

                             aglamiettes.canalblog.com/

c’est tout léger d’être amoureux
on en sourit
on est heureux ou malheureux  
c’est que la vie

mais...
bateau qui tangue  et vagues lames
voix déchirée cris d’océan
douleur de mer

aimer c’est trop lourd à porter

oui aimer  
aimer simplement
ça t’envahit
et ça te brise

quand les nuages  sont de plomb
rendent muets lune et soleil

quand tout l’univers est muet
à ton oreille

et que le silence gémit


30.10.2011

Lueurs dansantes entre les stores

I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules  

grincement  d'un accroc décrochement résonance du sentier  d'absence  foulé d'un pas véloce évitement  roulade  d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une  nuit  d'éternité fugace passager de l'imprécision  aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque

II

Frémissements lézardes  émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de  l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante  du paysage de Galice  réveille  ta soif de bulles  tu ne trouves ici qu'Albarino  l'aridité du  terrain   ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage

III

D'elle deux  mots  à peine audibles   tes cils ont résonné  d'un  frémissement d'aile rebondissements  de danse  imperceptible indécence  dense de  sable   indécis d'un repli  l'iris  se plisse  se hisse  soumis tu retrouves l'ennui

 

17.10.2011

éclair de paille

Reflet tremblant

d'une ombre  entrevue

 

Eclair de paille

où s'endormaient

les cavaliers vaincus

 

tu dessines des embuées

 

l'aile d'un éphémère

passe parfois

s'attarde

un  bref instant

 

pour  en graver  la trace

emporter   son envol

vers  des horizons violets

 

 

16.10.2011

Sans papier...

Exposé là

nu

 

Ils vont le regarder

jauger sa taille et  sa peau

observe

 

Hmmm ! ils vont le respirer

le fouiller 

« pourrait-on l’aimer se  disent ils à l’oreille  ?

ou plutôt nous aimerait-il

nous regarderait-il si …

parlons lui

demandons lui de nous aider

tu sais  ces petits tiroirs en fouillis

lui

Il serait capable de les ranger

il sera heureux que nous lui prêtions attention.

Il  semble  seul  bien petit  au centre de notre domaine

 

c’est vrai  quelle idée de le montrer nu aussi !

 

oui , nos  habits de papier imprimé  nous avantagent 

on a beau dire !

 

il  écrit avec émotion dis-tu ?

haha !! l’émotion ! c’est bien primitif.

 

laissons le  pourquoi le craindre ?

 

Ah tiens il est déjà parti ?

 

NU!!!!
........j'en rêve
.........................Mais........


est-ce bien un spectacle?

...........trop tard mon pote,
..........................trop tard


.........mais au fait,
...................qui à frappé les trois coups?

Si je déchire suivant les pointillés

aurai-je le spectacle   en soirée ?

 

A coup sûr et à tous les coups

le premier coup fut un coup de barre

suivit un grand coup de bambou

et il a sifflé un coup de blanc

 

janvier 2003

10.09.2011

caprice de vent

Le vent hier

Etait couleur de rêve

Juste bleuté

 

Il a blanchi dans sa rapidité

Dans un envol désordonné

 

Mes cheveux s'envolaient

Rejoignaient les étoiles

S'accrochaient

 

Cet air glacé  a ramené

Ton visage d'indifférence

Et  mes  mémoires d'insolence

 

2007

 

08.09.2011

Peut être...

C’est peut être  pour toi aussi

Et pour toi juché sur ce banc

 

On espère

on y croit

…souvent

 

Et à force on perd l’équilibre

 

L’espérance  d’éternel

été

Oui …

qui serait 

 

Peut être que les chats seulement

ont tant raison de ronronner

 

Qu’en eux existe une tendresse

à échanger

multiplier

 

Une vérité

un bien être  à

 

S’envoler avec les pattes

sans même une aile  à déployer

 

Parce qu’on serait 

 

si léger 

 

Comme ce cœur en ailes d’ange

Auquel on croyait … on croyait !!!!!!

 

 

 

 

 

 

09.07.2011

Silence en demi-teinte

 

J'entendais ses regards.

 

et je fermais les yeux

pour mieux enfermer  sa présence

 

J'entendais sa tristesse

 

et je le regardais pour parler fort et en silence

pour dire de rien le reflet

de sa détresse

 

partager un recoin de sa vie

 

Nous étions si proches alors

isolés dans  le souffle bruyant  de nos secrets

 

Cette guerre sans armes

muette

 

je voulus la tracer

de quelques couleurs  échappées

de nos cœurs vides sans résonance

 

En voici l'huile bouillonnante

craquelée de sanglots perdus

fixés à tout jamais sur une trame grise

où dorment les fleurs de nos vies

 

 

07.07.2011

REVEIL

 

Scintillements en teintes claires

et quelquefois

La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé

 

Alors  il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle

 

Il imagine un envol

un long voyage sans but

très  lointain

 

Ou à l'inverse

La sensualité d'une eau claire

Bleue ?

Verte plutôt en espoir d'algues

 

Décidément ses narines

sont gourmandes d'un océan

ou d'un espace

 

Il flâne

ses doigts  se désaltèrent de la rosée du matin

les feuilles attendent sa caresse

 

Il s'est déchaussé pour que l'herbe

soit douce à son pas

et la vie le pénètre

 

2007

 

 

28.06.2011

Flottements

Tu t’insistes

Décalques pour rester  ne pas t’oublier

tu aimes tes assuétudes tes désuétudes  tes solitudes 

papillonnes à travers des paysages  toujours les mêmes

tu as si peur de t’égarer

 

Tes berceaux flottent en souvenirs d’inconsistance

je crois que tu aimais ces barreaux bleus en  rais de ciel

 

Tu t’envolais

cachais  sous ton oreiller des fleurs de rêve

pour assurance

 

Tu t’éveillais

te grisais de la lumière  en traits rayés

qui dansait  à travers le vert des volets

 

Parfois encore  tu te berces  de droite à gauche

te perds  un peu

 

Tu t’es rapprochée des soleils  des vents d’été

tu le  sais enfin  ce pays où tu es bien

Il s’est fixé sous tes paupières

 

Alors pourquoi  flotter encore…

 

Sans doute parce que tu as lu  la dernière page

Depuis si longtemps

 

Tu sais…

 

 

 

EPOUSEE DANS LE VENT

 

 

"Peu à peu mes poumons

se teignent de bleu

voyage en mer"

 Shinohara Hôsaku

 

La voile

éventail dénudé

nous partage le vent

 

Parfums d'orchidées

lis et bougainvillées

rejoignent les vagues

 

Fermer les yeux

enfermer  la création neuve

murmures en sonate

 

Rires de l'arbre au printemps

 

Trembler sous la brise

menace l'équilibre

 

Les reflets ont le poids de la pensée

celle perchée au mât

Ce fils de l'arbre

 

Nos ombres flottent

indécises

ronde au tour du navire

 

Voile ,  belle épousée

dit le mât

préfères tu le sable ou la mer ?

 

Nous venons de la mer et j'irai voir les sables

quand ils deviendront pierres.

 

 

Juin 2003 ...  

pour faire patienter Lutin  

 

 

23.05.2011

volubilité silencieuse

Faible

Abandonné

Idiot

Il était immobile

 

On le croyait muet

Mais

 

Si on avait entendu parler tout ce qu’il taisait

 

Peut être qu’on aurait pleuré

Ou qu’on aurait préféré

Se boucher les oreilles

 

Ne me demandez pas quelle était sa peine

 

Il ma’ dit qu’elle était secrète 

Et qu’il ne lui restait que cette peine

En souvenir de celle qu’il aimait

 

 

20.05.2011

Dessiner le bonheur ?

Il faudrait un fond gris  cacher la toile vierge

y dessiner un arbre  aux branches dénudées

 

le tableau serait triste  et comme un peu boudeur

 

On saurait cependant que bientôt la clarté

d’un regard  inondé  de tendresse

viendrait illuminer comme un soleil d’été

ce brouillon de promesse

 

il s’épanouirait  dans un  sourire immense

ceux qui seraient présents  souriraient à leur tour

 

un faisceau de bonheur inonderait  la terre

la ferait palpiter

 

Si vous imaginez  cet instant  de lumière

ne fermez pas les yeux laissez le resplendir

se couler en votre âme

 

Qui sait demain

ou l'an prochain peut être

une ébauche naîtra

tremblante sous vos doigts

13.05.2011

lueur de lune

 

Incandescences

cendres de  préhistoires

Frémissements d eaux profondes

Bulles,

soupirs offerts aux ombreuses lagunes

Chuchotis d'eau roulée  sur des cailloux ouverts

 

Demeurez en bémol .

 

J'ai  peur des équinoxes

 

Malgré leur beauté infinie

je les voudrais lointaines

et ne pas m'y noyer

 

que vos brûlures

restent toujours caresse

ressac sur mes plages fragiles

 

Gardez-moi  en lueur  de lune

un croissant du matin

trempé dans deux sourires

en mousse d'émotion

 

En flammes  de joie seulement

vos hurlements seront musique

 

                             mai 2003

 

 

11.05.2011

OMBRES

 

poesie litterature

 Se retourner   

oui sans doute

prendre un autre chemin

oublier ce paysage

 

il regarde chaque brin d’herbe

la couleur de la terre 

aujourd’hui sombre  sous son regard

 

pourtant  le ciel  éblouissant

la baigne de violence

 

il veut dessiner  aquarelle transparente

un coin de  mémoire

bouffée du passé

mer  douce  sous ses pas

son cœur se serre 

 

respirer  s’ouvrir à tout vent

à la rosée ravir

l’essence de ce dernier matin  

 

avaler  le soleil

le rendre palpable

s’en nourrir à jamais

 

Un  gémissement inaudible envahit sa bouche

 

15.04.2011

ABSENCE

 

Photo 050.jpg

Il était seul

l’écho l’emportait

 

Vide des murs

 

son corps qu’il imaginait minuscule

tremblait                        glacé

 

reflet sur la pierre  nue

un miroir lui dit qu’il s’égarait

 

Pourtant

en lui elle était là

présente

pesante

silence de brume

 

Il ne savait plus si

ce poids lourd et doux

le blessait ou

le caressait

 

comme l’absence est lourde

possessive

 

l’arc-en-ciel inquétant

lyre des anges

venait le rassurer

avec des chants d’oiseaux

 

il ferma les yeux ...

 

 

 

12.04.2011

Parfum de Médoc

  

Aurais- je des muses sobres ?

le vin me griserait il avant d’être bu ?

 

j’ai choisi ma plus précieuse bouteille

l’ai laissée  décanter dans ma plus jolie carafe

 

j’admirais le soleil qui  la caressait

exaltait la robe intense et  pourpre du vin vieux

 

mes narines  s’entrouvraient  

pour une invite  à mes lèvres gourmandes

 

des séjours dans  le Médoc défilaient

me rendaient   rires , émotions,  danses ,

ah les vacances familiales !

 

enfin

le moment  est venu

le précieux liquide  avait  respiré

 

j’ai choisi un verre rebondi 

pour  exalter les aromes de pain grillé ,

de chocolat   de caramel peut être

 

l’impatience de ma langue   créait l’appel de ma gorge

 

Ah le souvenir de la réglisse

ce fut l’instant  le plus grisant

 

J’espérais  vous  séduire avec  le plus beau des poèmes

 

le téléphone a sonné

une muse snobinarde et boudeuse  ne m’inspira

que  les préliminaires

 

j’avalai , 

Pfft  plus de poème

 

restent les paysages

  

07.04.2011

Chaos

 

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Dans ces précipices étaient  des morts et des blessés .

orage et pluie ces bavards  grisés par le vent  balayaient  sans cesse .  

les recoins récalcitrants criaient

multipliaient des échos de plaintes silencieuses

hurlaient parfois comme des loups déchirés.

 

Leur peau pierreuse et sale 

exhalait les odeurs  moisies de fantômes blafards

 

Un jour de sirocco  le vide prit possession du paysage

le vertige connut sa plus   belle de ses conquêtes.

la vie tournoyait comme un pétale  égaré sous la pluie .

des terrains moussus l’ étouffaient elle aurait tant voulu crier comme avant.

 

C’est alors qu’elle demanda à un chaman si le bonheur était vraiment le bonheur .

mais le chaman était muet depuis la création du monde.

13.03.2011

Odeurs de pluie

 

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Toi, j’ai saisi ta main un jour de pluie

pourquoi ?

 

quand j’étais enfant

j’aimais patauger dans les flaques

l’eau giclait sur mes jambes et ça me faisait rire

 

quand j’étais enfant

je me promenais sans parapluie

je léchais l’eau qui mouillait mes lèvres

et je sentais l’odeur mouillée des pavés

elle se mêlait à celle de mes cheveux trempés

 

quand j’étais enfant

je regardais les bouillons se former

au bout des fils de l’eau qui dégringolait

bulles éclatées renouvelées aussitôt

leur cliquetis  me berçait

 

je l’aime encore : la pluie m’apaise

 

mais

Toi…  ne lâche pas ma main !

 

de 1992

 

 

12.03.2011

PAROLES DU PRINTEMPS

 C’est l’attente d’abord juste un frémissement

le brouhaha des chaises

un léger rire étouffé

 

Tu flottes

une écharpe invisible légère

seule  te soutient

dans un instant interrompu

 

tu as un peu oublié la poésie

te sens lourde et pourtant vide

blottie dans la confiance de son souvenir

 

La voilà

murmure d’abord

un mot  un autre se rencontrent

harmonie

 

en toi quelque chose se soulève

enveloppe ton visage et l’entraîne

dans ce monde intérieur qui lit sans regard

ce paysage léger d’espérance

tu t’abandonnes

 

Tu es bien

simplement

08.03.2011

A l'état brut

 

Et pourquoi pas ?

 

Alors comme ça  tu veux

te promener dans mes orties

mes coquelicots mes roses ?

les voir dans des champs de nature

à la sauvage ?

 

 Tu veux mes sources  mes errances

mes amours et mes délivrances ?

 

Tu veux me voir à l’état brut

ah non pas nue !! ça je le sais

juste  mon âme sans discipline

pas éduquée  état nature

 

Etat bio ??

 

Tans pis pour toi

tant pis pour moi

 

Mais alors  surtout jamais je

 ne veux entendre ce reproche

de prof , de parent , de coincé

d’ intolérance

 

Moi je me suis élevée toute seule

je fais c’que j’peux

faut accepter 

 

Mes orties  et mes perce neige

si tu peux ça

seront pour toi

 

08.12.2010

souvenir de mars

Il manquait juste un peu  de bleu

un peu d’eau fraîche peut être

au pied des arbres

 

Cette envie de retrouvailles

envoyait des  effluves  épurés

dans les allées

 

La poitrine s’en nourrissait 

s’ouvrait

à cette pureté

 

Un escalier de pierres

dans sa parade d’herbes folles

de violettes

invitait à des enjambées

 

Redescendre  

jusqu’atteindre  un peu plus loin

le lac laiteux de l’espérance

 

 

28.11.2010

Les feuilles tendres de Rousseau

argentière et lac vert 029.jpg

Je flânais dans Bossey.

 

Quelque feuillage tendre

de sa fraîcheur frôla soudain ma joue  

Le flou de ce parfum

essence verte vivement éveillée

foulait

de ses pas d'âme légère

 l'immortalité d'un souvenir

 

Je reconnus Rousseau

ses rêves solitaires

 

J'ai su  que la mémoire

même d'un jeune saule

à peine abreuvé d'eau

 

ne quitte pas la terre

si elle fut aimée.

 

22.11.2010

meteo

cecile et françois lac novembre 047.jpg

 

Parfois la vie est floue

à se noyer dans la mer de nuages

 

S’allonger dans ce lait ( peut être sucré )

au creux des forêts                 à l’abri

 

comme l’enfant qui vient de naître

 

 

19.11.2010

Mer du Nord en Novembre

 

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Sage

 

la vague s’allonge

lascive

sur la plage abandonnée

 

elle retrouve enfin la nudité du sable

 

leurs virginités se rejoignent

l’agitation vaine de l’été s’est calmée

a rendu aux  effluves

leur pureté parfumée

de vent  de sel  

la respiration des marées

 

une  lumière adoucie danse

dans la pureté du silence

Si le noroît trop vif   veut sa part de bonheur

ne rentrez pas trop vite

trouvez  un abri

 

le désordre  de sa danse passionnée de cheval fou

mérite  votre regard 

son fouet sur la mer vous fera goûter au sel

 

votre visage aimera quelques instants

ses gifles inconscientes

 

votre teint vous remerciera

tout à l’heure

 

18.11.2010

les mots noirs

Quelqu'un crie

que tout est noir , mais c'est dans sa tête

qu'il se cogne   Claude Esteban

 

 

 

il a oublié d’ouvrir  la porte

qui mène vers  le vent du large

 

j’irai le prendre par la main

il protestera  je le sais

 

il aime s’enfermer dans sa chambre noire

parmi les clichés 

 

il se berce de mensonges  

 

 s’il savait les choisir

 il écouterait les mots tendres 

ceux qui  nous rendent beaux

légers

fermerait ses oreilles àux croassements des  corneilles