01/11/2011
douceur du trait

Que cherchais-tu à travers tes doigts de transparence, rares, légers comme brise d'été . Naissait une valeur d’herbe tendre ton regard agrandi caressait le soleil apprivoisé (HS)
19:41 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
un poème de Xavier Bordes qui me touche beaucoup
Très seul, surplombant le bleu de Prusse pâlissant
Jusqu'à se fondre avec l'horizon des îles,
Debout au bord de la falaise, appuyé à l'unique pin,
En moi j'écoute la sève en espérant dans sa circulation
Découvrir la forme chuchotante de la vie
Encore une chose impossible à expliquer
Comme si je disais qu'en
Caressant les encolures d'écorce et les crinières vertes des branches
Je touche le galop d'un quadrige immobile
Chaque claquement d'étoiles sur la mer faisant jaillir
Au cirque des échos une gerbe de silence
Le char du soleil et le dieu aux boucles rayonnantes
Au-dessus des calanques écarlates
La vague s'y déchire en essayant d'y porter au plus haut ses crachats clairs
Qui se révulsent en crachin d'oiseaux gouailleurs
Fuyant à tire-d'ailes vers l'ouest
Brindilles mortes en tapis mêlé d'aiguilles sèches à mes pieds
Jusqu'au bord du vertige auquel s'affronte mon regard
Cils acérés de celle que tu aimes
Les yeux dans les yeux comme si l'on échangeait de la lumière
Celle que tu aimes, la parcelle dorée
Dont s'illumine en toi la fin et le commencement des choses
lien vers son blog http://xavier.bordes.over-blog.com/
09:05 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
19/05/2011
JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT
un poème de Raymond MARTIN
A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain
Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés
Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,
Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné
L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline
Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.
Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,
Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.
Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.
Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.
Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline
De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.
La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique
Piège l'esprit humain constellé de folles utopies
La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste
Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.
« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.
Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.
Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.
Bénis cette sphère unique et bannis le talion.
Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,
Que ses vers ne circulent plus en nos bouillantes veines
Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite
Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?
http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html
peut-être influencée et émue par la cérémonie en l'honneur des soldats
disparus en Afghanistan
j’ai eu envie de partager ici ce poème de force et de sensibilité
je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu" le destin du soldat joué comme aux dés
et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même est évoquée la terre griffée blessée qui recueillera le sang des soldats
23:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
17/05/2011
de François Cheng : la beauté
La beauté est quelque chose de virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l'intérieur des êtres, ou de l'Etre, telle une fontaine inépuisable qui, plus que figure anonyme et isolée, se manifeste comme présence rayonnante et reliante, laquelle incite à l'acquiescement, à l'interaction, à la transfiguration.
Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence
http://atelierdupoete.unblog.fr/1-versant-litterature/cab...
08:32 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie littérature
21/04/2011
Robert Desnos "il était une feuille "
Dans un poème, l’homme et le monde sont dans une relation de séparation, de divorce tragique (le monde maternel). L’homme est sorti du monde (traumatisme de la naissance). Le langage fonctionne comme un médiateur, le poème tout entier est une machine qui répare le hiatus homme
IL ÉTAIT UNE FEUILLE
Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur
Il était une branche au bout de la feuille
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur
Il était un arbre au bout de la branche
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l’arbre
Racines vignes de vie
Vignes de chance
Vignes de cœur
Au bout des racines il était la terre
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre.
Robert DESNOS
Les Portes battantes (1936)
In Fortunes, Gallimard, « Poésies », 1964, p. 134
18:11 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
05/07/2010
A N G E
J'ai saisi la main d'un ange

j'ai fait demi-tour
Surpris
il m'a souri
a déployé ses ailes
et nous avons volé à côté des mésanges
traversé tant de ciels
rencontré tant d'amours
enfants nus et farceurs
Nous avons reposé sur le seuil de la vie
parcouru des chemins
survolé des rivières
rencontré
le soleil
une étoile
un oiseau
un regard et des chants
des blés et des corbeaux
des pavés Des mensonges
des horreurs et des songes
une guerre et Sa paix
la tendresse ou Le crime
Nous avons voyagé
oui !
nous avons voyagé
Mes souvenirs
rangés dans un album ouvert
en mes yeux abrités sous mes paupières closes
planent sous ses regards
en brumes si légères
Oui mes pluies sont plus fines
plus légers mes mystères
Et j'aime sentir l'air qui me frôle souvent
j'aime à imaginer que ses ailes il étend
sur ma fraîcheur nouvelle
Là
un nouveau chemin
d'aujourd'hui ou demain
et qu'importent les heures
si son cœur m'est
Lumière...
1993
11:20 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
28/05/2010
Allégeance
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?
René Char
11:35 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poemes, poesie;litterature
21/02/2010
Quel est le poids de l'ombre
pas un doigt d’arbre que la neige
n’épuise
viatique d’un désert
où l’immobilité rumine
quel est le poids de l’ombre
à qui meurt et comment
dire la rage lente des feuilles
pour déchirer leur pulpe?
un pinson fore l’heure blanche
et noire des photos
qu’on prend fouillant l’haleine
les lèvres à même la vitre
rousse
la volute quand s’envole
l’oiseau brusque du
mystère :
le mouvement qu’il dévide
étire la béance
entre l’œil et le cœur
florence Noël
http://pantarei.hautetfort
22:42 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
05/12/2009
Archibald Michiels
connaissez vous Archibald Michiels.
j'aime aller et retourner fouillersdans ses nombreux écrits et il a ajouté le contenu de plusieurs de ses recueils
un cadeau . quand je l'ai remercié il m'a dit que parfois on lui disait qu'on allait le lire . Il m'a dit avoir écrit un petut poème amusant à l'intention de ses 10 visiteurs supposés , je vous le confie . vous pourrez en augmenter le nombre en cliquant sur ces deux premiers liens..
j'en ajouterai de temps en temps
Ah, ces fameux dix lecteurs (ou lectrices?) . Les revoici:
*Comptine*
Je dis /un/ -
puisqu'on m’assure
que Dieu l’est
Je dis /deux/
bien… ce que j’en pense
(vous aussi n'est-ce pas?)
Je dis /trois/
toi et ton air !
(vous repasserez)
Je dis /quatre/
à quatre -
- aux escaliers -
(fidèle à leur esprit)
Je dis /cinq/
cinq roses qui font bouquet
devant un sourire
(c’est pas joli, ça ?)
Je dis /six/
six sur six à ne pas rester
sur le fil
(je parle d’hirondelles
lors que s’achève l’été)
Je dis /sept/
nains lieues jours…
faut-il que toute la semaine y passe ?
Je dis /huit/
n’est qu’un chiffre
faut savoir lire
l’infini qui se cache en travers
Je dis /neuf/
toujours nouveau le neuf
(on rapporte que même les nouvelles
le resteraient si pas à pas
nul ne les colportait).
Je dis /dix/
dix qui disent qu'ils me lisent
c'est eux qui comptent
(moi je ne compte pas)
17:29 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12/11/2009
Volatil

Volatil
Pour une homonyme amie...
Zouip ! Zouip ! Il y a d'une savonnette mouillée,
d'une savonnette à vilain, dans ces idées, ces sentiments,
ces impressions qui vous échappent, qui s'évadent
en se jouant du traquenard minutieusement agencé
parmi les vocables pour y prendre la fourrure fauve
ou argentée d'un poème. L'on s'y voit, à l'avance,
brillant comme un mot grec : l'on s'y retrouve bête
comme un gros mec ! Ah ! Le poème... Cette belle
qui fait de nous un Ixion, ce fantôme de nuées
qui s'esquive juste comme on pensait l'embrasser !
Miroir aux alouettes enfin parfait, croit-on, après
toute cette mousse de bulles irisées ! Le poème, ah !
comme on voudrait s'en laver la cervelle - mais hélas
le piège est vide ! Et sphinges et merveilles
à nouveau nous narguent
depuis certains escarpements non moins inaccessibles
que le ciel lui-même. (Cela, - sans parler de l'obsession
qui plane, hors de portée, en cercles dans nos songes !)
Xavier BORDES
10:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
19/10/2009
Les pages non lues d'Evelyne André Giudici
Les pages non lues tourneront d’elles-mêmes au hasard du vent ou de la brume, qui emporte tout.
Sous la flamme d’une vieille chandelle, coulant comme les mots qui trouvent un nouveau sens, j’écris.
J’écris que le printemps doucement m’indiffère, que les astres sont à jamais déliés les uns des autres … la pluie était si douce l’hiver …. L’herbe fauchée d’hier ressemble à la vie s’arrachant à elle-même.
Combien de jours à sillonner les chemins endormis de nos rêves, combien de nuits s’éteignent sans un bruit.
Dans ce lieu, froid et vidé d’humanité, il attend … il attend la lueur vêtue d’une robe noire, élégante et légère … si légère …
Dans la morsure du loup qui l’effrite, dans l’océan qui emplit ses alvéoles … il attend … la soif de l’aube au ventre
Aucun regard n’est à cet instant plus profond que le sien, qui ne voit plus, mais qui sait.
Les feuilles au-dehors bruissent lentement, son visage soudain s’est figé.
Rien.
Il n’y a plus rien à dire.
Rien à écrire.
Rien à penser.
Je n’entends plus sa voix
Je ne sens plus sa peau
Rien que le souvenir de ses cheveux encore tièdes
La tiédeur du presque vivant, la tiédeur des matins tant espérés, la tiédeur de la chair qui ne pourra plus répondre …
J’ai vu mon père se vomir comme on extrait l’âme d’une peau
Avec souffrance, avec conscience, sans que j’aie pu rien y faire
Rien ….
Rien …
Les fleuves coulent leurs huiles bleues et brillantes à la façon du pinceau glissant sur la toile
Mon enfant fait des bulles dans le jardin
Le chien aboie
Les jours s’envolent comme les oiseaux des arbres
Rien
Il ne se passe rien
Rien ne revient
Les saisons s’abandonnent
Et ces pages non lues qui tournent d’elles-mêmes au hasard du vent ou de la brume, qui emporte tout.
11:28 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
28/09/2009
une prose poétique d'Archibald Michiels

C'était une après-midi d'octobre. La lumière dessinait d'un trait précis mais doux, rendait à chaque couleur ce qu'un esprit plus hardi eût appelé son essence. Son chemin vint à donner dans une clairière. Il comprit bientôt qu'il avait maintenant le pouvoir de créer cette clairière, même s'il ne l'eût pas vue. Pouvait y faire passer une biche, inquiète ou pas, comme bon il l'entendait. La clairière recevrait la douceur en don de la lumière, et la biche s'approcherait, si seulement il l'appelait de son nom.
Il ne le fit pas. Il était sage d'user d'un tel pouvoir avec parcimonie. Question de ne pas se retrouver avec quelque chose de trop rempli. Un dessin trop achevé où il n'y aurait plus place pour une ligne nouvelle.
16:02 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
02/09/2009
Yves Heurté

XVI
Où cours-tu ?
Ni le châle infini du vent
ni le temps qui s'ébouole
ne se donnent au passant.
Quand tu te lèveras
après les jeux du sexe
le désert n'aura pas changé
la moindre de ses pierres.
L'absolu n'est ici d'aucune politesse.
La mort ne repeint pas ses lèvres
aux fleurs des citronelles.
Où cours-tu ?
" Je vais .
Tout marcheur est un lieu d'amour …"
XXI
Il descendit la chaîne de mots
Au fond dupuits un choc étrange
Dieu buvait .
Extraits de " Carnet Tibétain " (Rougerie )
L'enfant, l'oiseau
Un enfant assis sur les ruines
ne pleure plus.
Il tient l'oiseau tué par balle
perdue.
Au ciel, il y avait bien plus de balles
que d'oiseaux.
Deux ombres
Il est à Hiroshima un pignon noirci où se
découpent encore les formes en blanc de deux
amants. Elle semblait tenir une ombrelle, lui
une casquette d'ouvrier. Leurs lèvres allaient
se rejoindre quand la bombe…
Ils furent faits cendre en plein baiser,
laissant au mur son négatif, comme ces
plaques argentées où d'anciens photographes
amaient fixer l'histoire.
Dans la gueule d'ombres (Editinter)
10:35 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poèmes, theatre
26/08/2009
Archibald Michiels
Connaissez-vous Archibald Michiels ?
Pourquoi ne vous en ai-je jamais parlé !! . Depuis plusieurs années je clique de temps en temps pour relire un de ses articles passionnants,
Dernièrement je me suis aperçue qu'il avait copié le contenu de plusieurs de ses recueils.
J'ai lu un peu … je lui ai écrit … Il m'a parlé de ses lecteurs .. supposés et m'a envoyé ceci :
Ah, ces fameux dix lecteurs (ou lectrices?) . Les revoici:
*Comptine*
Je dis /un/ -
puisqu'on m’assure
que Dieu l’est
Je dis /deux/
bien… ce que j’en pense
(vous aussi n'est-ce pas?)
Je dis /trois/
toi et ton air !
(vous repasserez)
Je dis /quatre/
à quatre -
- aux escaliers -
(fidèle à leur esprit)
Je dis /cinq/
cinq roses qui font bouquet
devant un sourire
(c’est pas joli, ça ?)
Je dis /six/
six sur six à ne pas rester
sur le fil
(je parle d’hirondelles
lors que s’achève l’été)
Je dis /sept/
nains lieues jours…
faut-il que toute la semaine y passe ?
Je dis /huit/
n’est qu’un chiffre
faut savoir lire
l’infini qui se cache en travers
Je dis /neuf/
toujours nouveau le neuf
(on rapporte que même les nouvelles
le resteraient si pas à pas
nul ne les colportait).
Je dis /dix/
dix qui disent qu'ils me lisent
c'est eux qui comptent
(moi je ne compte pas)
Et je vous confie aussi celui-ci parce que quelques uns des visiteurs de ce blog savent qu'on m'appelle quelquefois " la fourmi " comme le faisait le regretté poète Yves Heurté dont je vous copierai bientôt quelques poèmes
Un poème ça démarre aussi, comme ça,
du plaisir de voir une fourmi
escalader une boule de terre sèche ;
puis ça part aussi, comme ça,
dans tous les sens,
un peu nulle part un peu partout ;
mais obstiné,
comme la fourmi -
essayez seulement, pour voir,
de la, de le, dévier.
Et ça s’arrête aussi, comme ça,
de l’autre côté de la terre -
je veux dire de la boule de terre ;
gentiment, comme déposé,
sans chute, léger
comme une fourmi.
Et voilà les liens vers deux recueils :
http://promethee.philo.ulg.ac.be/engdep1/download/perso/textes/veilleur.htm
http://promethee.philo.ulg.ac.be/engdep1/download/perso/textes/rois.htm
09:43 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, philosophie
07/08/2009
Jean Roger CAUSSIMON
http://www.youtube.com/watch?v=kNMqz2uuy7E
un coffret de deux DVD durée 4h 45 pour retrouver un chanteur poète de talent
qui méritait bien plus d'honneurs
09:35 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, chanson
17/07/2009
LES OISEAUX

Nous n'avions qu'un ciel en partage
il a incendié nos jours
pour quelques lambeaux de nuages
nous avons fait la guerre
là où s'amusent les oiseaux
nous avons tenté d'arrimer le bleu
au noir de l'oeil
et les oiseaux se sont mis à crier
ils se sont enfuis
nous avons tant et tant
jeté la pierre au vent
qu'il s'est tu
et les arbres ont péri sous le poids
de leurs propres feuilles
Christian Andersen
15:30 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, chansons;poemes
13/07/2009
Parfois lire .. aussi
un poème de Jacques ANCET
cueilli sur son blog
http://www.blogg.org/blog-55642.html
( Lumière des jours : mes liens à gauche)
chant XII
Tu te dis qu’il faut se dépêcher, qu’il faut garder
ce qui peut l’être encore, un après-midi de mars
par exemple, avec un ciel gris et des primevères,
un marché, peut-être aussi, comme il y a longtemps ,
la lumière, les cris, les odeurs et ce silence
où tout soudain s’arrête sans pourtant s’arrêter,
mais tu vois chaque visage, chaque geste figé
dans l’éclat d’un instant suspendu, une explosion
immobile qu’on entend partout dans la douceur
de l’heure qui sonne, le roucoulement des pigeons,
sous les paroles, les sourires, les mains serrées,
tu te dis qu’est-ce qu’on peut faire, la vie continue,
mais la vie c’est quoi au juste quand tout vole en éclat,
sang, débris, corps, bouches qui s’ouvrent sans se fermer,
photos, discours, le poudroiement, dit-il, la fumée,
le siècle commence dans la haine et la fureur,
sirènes hurlements, une minute de silence,
les voix s’étranglent, les yeux s’enfoncent dans les yeux,
plus rien n’en sort que des morceaux, des débris de vie,
le chœur bêle en temps réel, une peur en images,
elle n’a aucun et à la fois tous les visages
comment lui échapper, déconecte-toi, dit-il,
ouvre toutes les fenêtres et pars sur les chemins,
mais en reste-t-il qui ne mènent pas au pire,
tais-toi et marche, fait-il encore, ou reste là,
peu importe, l’interstice seul te sauvera,
cet entre-deux qui ne brille sur aucun écran
mais là, tout près, dans cet espace entre la clôture
et le chêne, quelque chose comme une embrasure
tu dis là, regarde, mais elle s’est refermée,
n’en reste qu’une lueur instantanée, un mot
qui tremble sous son sens, moins, un souffle sur les lèvres,
les choses ont repris leur place, versé dans les yeux
le plein de leurs images sais-tu ce que tu cherches,
le jour brille sur le cendrier d’étain, la porte
interdit de voir qu’il n’y a jamais rien à voir,
que tout est là sans y être, visage, fenêtre,
tu marches mais tu n’as plus de jambes, tu tends des mains
sans doigts, les phrases ont perdu leurs bouches, tu ne sais plus
que l’évidence sans profondeur d’un paysage
arrêté comme dans l’attente de ce regard
il ne le reconnaîtrait plus puisqu’il aurait soudain
traversé tout son savoir, puisqu’il toucherait sans voir
et dans sa vue éprouverait le toucher du monde,
sa profondeur perdue, mais aujourd’hui le jour tombe
quand il se lève, un brouillard de voix couvre les yeux,
un désordre de branches, tracteurs, tronçonneuses, haches
racourcissent le paysage, le temps n’est plus
ce qu’il était, tu pries quand tu ne peux plus penser,
tu dis ce que tu peux non ce que tu veux, tu baves,
tu n’as plus un mot à toi, tous les mots sont aux autres,
ils vous les ôtent de la bouche, tu es sans voix,
sans autre certitude que le fil du présent
où tu avances en équilibre fixant un point,
une image invisible et son éclair sous les yeux,
pendant ce temps, poudre bleue, nuages et primevères
font un nouveau printemps qu'on voudrait bien te gâcher
OMC, PNB, PIB, PAF, ONU, COGEMA,
terrorisme, mésanges, élections, les arbres en fleurs
et malgré l'angoisse le corps marche à la rencontre
de la lumière comme pour la première fois
ou est-ce la première fois qui vient vers lui,
à chaque pas le premier pas, même si tu tombes
tu te relèves, soleil, pluie, cliquetis des doigts
sur un clavier et le livre abandonné, repris,
qu’y cherches-tu que jamais tu ne pourras trouver,
que tu trouveras tout de même mais sans savoir
et toute une vie à ce jeu, perdue ou gagnée,
perdue et gagnée, avec à chaque jour l’espoir
d’en arrêter le jour, ce vertige sans issue
où en aveugle une fois de plus tu recommences
mais qui tu, et quel visage dans tous ces visages
qui s’avance, tu crois le reconnaître à cette voix
sortie de sa bouche, tu écoutes chaque syllabe,
tu vas comprendre, tu comprends un instant, tu oublies
et c’est de ça que tu te souviens, de cet éclat
où soudain toutes les lumières se réunissent,
toutes les poussières, où chaque chose est autre chose,
et autre chose la même chose, l’identité
est un puits noir, rien n’y est identique, tu vois
en sortir des images, des formes, des contours,
tu dis, je tu on, on tu je, je tu, ou tu on,
jours, gestes, corps font un fleuve de reflets, ils dansent,
se touchent, se perdent, tu dis voilà, c’est la vie
09:35 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
22/06/2009
Autrefois de Charles CROS
Ne trouvez-vous pas que ce texte en prose pourait avoir été écrit hier ??? !!! (adeline)
Il y a longtemps – mais longtemps ce n'est pas assez pour vous donner l'idée... Pourtant comment dire mieux ?
Il y a longtemps, longtemps, longtemps; mais longtemps, longtemps.
Alors, un jour... non, il n'y avait pas de jour, ni de nuit, alors une fois, mais il n'y avait... Si, une fois, comment voulez-vous parler ? Alors il se mit dans la tête (non, il n'y avait pas de tête), dans l'idée... Oui, c'est bien cela, dans l'idée de faire quelque chose.
Il voulait boire. Mais boire quoi ? Il n'y avait pas de vermouth, pas de madère, pas de vin blanc, pas de vin rouge, pas de bière Dréher, pas de cidre, pas d'eau ! C'est que vous ne pensez pas qu'il a fallu inventer tout ça, que ce n'était pas encore fait, que le progrès a marché. Oh ! le progrès !
Ne pouvant pas boire, il voulait manger. Mais manger quoi ? Il n'y avait pas de soupe à l'oseille, pas de turbot sauce aux câpres, pas de rôti, pas de pommes de terre, pas de boeuf à la mode, pas de poires, pas de fromage de Roquefort, pas d'indigestion, pas d'endroits pour être seul... nous vivons dans le progrès! Nous croyons que ça a toujours existé tout ça!
Alors ne pouvant ni boire, ni manger, il voulut chanter. Chanter (triste), oui, mais chanter quoi ? Pas de chansons, pas de romances, mon coeur! petite fleur! Pas de coeur, pas de fleur, pas de laï-tou: tu t'en ferais claquer le système ! Pas d'air pour porter la voix, pas de violon, pas d'accordéon pas d'orgue, (geste) pas de piano ! vous savez pour se faire accompagner par la fille de sa concierge; pas de concierge ! Oh ! le progrès !
Peux pas chanter; impossible ? Eh bien je vais danser. Mais danser où ? Sur quoi ? Pas de parquet ciré, vous savez pour tomber. Pas de soirées avec des lustres, des girandoles aux murs qui vous jettent de la bougie dans le dos, des verres, des sirops qu'on renverse sur les robes ! Pas de robes ! Pas de danseuses pour porter les robes ! Pas de pères ronfleurs, pas de mères couperosées pour empêcher de danser en rond !
Alors pas boire, pas manger, pas chanter, pas danser. Que faire ? – Dormir ! Eh bien, je vais dormir. Dormir, mais il n'y avait pas de nuit, pas de ces moments qui ne veulent pas passer (vous savez, quand on bâille (il bâille), qu'on bâille, qu'on bâille le soir).
Il n'y avait pas de soir, pas de lit, pas d'édredons, pas de couvre-pieds piqué, pas de boule d'eau chaude, pas de table de nuit, pas de... assez ! Oh ! le progrès!
Alors il voulut aimer ! Il se dit : je vais me mettre amoureux; je soupirerai; c'est une distraction; je serai même jaloux; je battrai ma... Ma quoi ? Battre quoi ? qui ? Être jaloux de quoi ? de qui ? amoureux de qui ? soupirer pour qui ? Pour une brune ? Il n'y avait pas de brunes. Pour une blonde ? Il n'y avait pas de blondes, ni de rousses; il n'y avait pas même de cheveux ni de fausses nattes, puisqu'il n'y avait pas de femmes !
On n'avait pas inventé les femmes ! Oh ! le progrès!
Alors mourir ! Oui, il se dit (résigné) : je veux mourir. Mourir comment ? Pas de canal Saint-Martin, pas de cordes, pas de revolvers, pas de maladies, pas de potions, pas de pharmaciens, pas de médecins !
Alors il ne voulut rien ! (Plaintif) Quelle plus malheureuse situation !... (Se ravisant) Mais non, ne pleurez pas ! Il n'y avait pas de situation, pas de malheur. Bonheur, malheur, tout ça c'est moderne !
La fin de l'histoire ? Mais il n'y avait pas de fin. On n'avait pas inventé de fin. Finir, c'est une invention, un progrès ! Oh ! le progrès ! le progrès !
Il sort, stupide.
Charles Cros
12:03 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, litterature, prose poétique
06/03/2009
Carlos Drummond de Andrade
Que peut une créature sinon, entre créatures, aimer ?
aimer et oublier,
aimer et malaimer,
aimer, désaimer, aimer ?
aimer, et le regard fixe même, aimer ?
Que peut, demandé-je,
l'être amoureux,
tout seul, en rotation universelle,
sinon tourner aussi, et aimer ?
aimer ce que la mer apporte à la plage,
ce qu'elle ensevelit,
et ce qui, dans la brise marine,
est sel, ou besoin d'amour, ou simple tourment ?
Aimer solennellement les palmiers du désert,
ce qui est abandon ou attente adoratrice,
et aimer l'inhospitalier,
l'âpre, un vase sans fleur, un parterre de fer,
et la poitrine inerte, et la rue vue en rêve,
et un oiseau de proie.
Tel est notre destin : amour sans compter,
distribué parmi les choses perfides ou nulles,
donation illimitée à une complète ingratitude,
et dans la conque vide de l'amour la quête apeurée,
patiente, de plus en plus d'amour.
Aimer notre manque même d'amour,
et dans notre sécheresse aimer l'eau implicite,
et le baiser tacite,
et la soif infinie.
copié sur le site d'un de mes visiteurs je n'ai pas réssité!
09:21 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
18/11/2008
Terre d'ocre de Marcel Maillet

« La peinture n’est que la recherche des souvenirs de Dieu
Dans le but de voir l’univers tel qu’il le voit »
Orhan Pamuk
T erres d’ocre
Elles disent les maturations
les cycles et les heures
Elles disent l’invisible
L’ocre convient aux dieux
Les derniers rais d’un soleil qui décline
attisent la braise du mélèze
Ocres de l’automne
Flamboiement aux frondaisons de septembre finissant
Labours en robe de bure
qu’encense un vol fuliginieux de passereaux
J’aimerais mon âme en un jardin d’automne
Senteurs de tourbe de fougères
Rouissent les châtaigniers
et si le cor prolonge sa longue antienne vespérale
que lui fassent répons le brâme profond du cerf
Ocres Cuivres
Cuivres de l’orient Désert d’orient
Dunes brunes Lèvres afghanes
Ciels fauves à la crinière de lion
S’exhalent des arômes cannelle
des épices musquées
Cuirs des harnais Rumeurs de caravanes
Cuivre
couverte de cuivre sur l’émail des lacs
cuivre sans éclat
quand la lune fomente la neige
Folle chevelure de lune
Névrose de la lune
à la morte saison des bruyères gelées
quand hurle l’hiver brûleur de loups
L’ocre convient aux dieux
Il y a toute cette chamoiserie
de reflets roux à l’ados de la vague :
ambres et feuilles mortes
robe de daine corsage de bouvreuil
fuite d’un écureuil éclat dans l’épicéa
Il y a des abeilles nimbées d’une lumière de miel
à l’odeur brune - ivre un peu - de réglisse
de malt et de muscat
Il y a les sables
couchés comme en lit de roses
que le crépuscule aurait lissé
J’aime ces sables de Loire
ces javeaux passés par le tamis des soleils couchants
Méditent dans le soir des violoncelles
Et puis faites lointaine souvenance
Rappelez-vous le poitrail de l’auroch
au flanc de la caverne
avec ce bison que le dessin enfante dans l’orbe du solstice
Vêtu d’ours
le chaman dansait les flammes rauques du feu
De rouge et de noir
d’ombre et de lumière
l’ocre convient au dieu
mais la Sybille de Cumes interroge la rose
et septembre déjà rabote les feux du jour
Fragiles d’incertitude
les villages de la nuit campagnarde
veilleront
tapis dans la fourrure
de leurs rousseurs blafardes
Marcel MAILLET
Marcel Maillet est un des poètes du groupe :
http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/
Merci de cliquer ci dessus
12:04 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, poèmes, nouvelles, vive la vie
03/10/2008
La fée valse ... chez JLK
La Fée Valse
Elle met ses jolis dessous dessus. Elle est la petite fille de tous les âges et de tous les pays. Elle est la sage tannée comme le cuir de l’humanité à la première heure. Elle est le sourire de la lune.
Sur le tapis de chair elle est la mer ondulée. Tous les nageurs la prennent, mais elle se relève à chaque fois plus pure. Sa mère, la pauvre, n’a pas eu cette chance, que la besogne a ridée. Tandis que Valse renaîtrait de la pire misère, mille fois violée et souillée on la verrait rebondir en quête d’un verre de lait.
Le sourire de la lune lui apparut à la mort de son père. Depuis lors une chose s’est brisée en elle, qu’elle sait ne pouvoir réparer que de sa propre lumière. C’est pourquoi vous la voyez sourire toujours au bord de la rivière de la rue.
Vous l’achetez, vous montez le nez dans ses dessous dessus, vous croyez la tenir, la retenir mais elle vous danse dessus et quand la lune se lève sur les corps rejetés par la mer vous voici sourire à votre tour à la fée qui danse.
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/
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28/09/2008
Aaron de Najran
Photographie Tea Mäkipää 
La Finlande est un pays où il ne se passe rien
La Finlande est un pays où il ne se passe rien
un pays que personne ne sait où il est
les gens y sont tristes
les gens boivent parce qu'ils sont tristes
puis ils boivent pour oublier qu'ils ont bu
ils marchent les épaules au fond des poches
l'âme de leurs ancêtres vit au fond les pierres
La Finlande est un pays où il ne se passe rien
les élans ne lèvent même pas la tête quand un menhir passe
les corneilles ne parlent pas parce qu'elles n'ont rien à dire
les oiseaux migrateurs apportent le ciel au printemps
et le remportent en automne
soigneusement plié dans leurs ailes
C'est un pays où les paysages sont beaux et les gens tristes.
c'est un pays dont on ne parle jamais.
sauf des pilotes de course et des tueurs
C'est le pays où j'habite mais qui n'a jamais été le mien
Par contre vous pouvez venir me voir
Je vous montrerai l'automne le plus beau du monde
comment cuisent les compotes de pommes
je vous amènerai sur le marché des feuilles
où les bouleaux s'échangent des louis d'or
je vous montrerai des renards se choisir une fourrure
dans les couleurs des aurores boréales
je vous montrerai des filles éclairer la nuit à la lueur de leur yeux
des baies de sorbiers au bout des ongles
La Finlande est un pays triste
c'est un pays où l'on tue d'être triste
c'est le pays où j'habite.
COMMENTAIRE DE L’AUTEUR :
j'ai écrit ce texte extemporé ce matin, suite à la tuerie qui est arrivé hier dans une école en Finlande, c'était à 130 kms de chez moi. on était en alerte. Mais on n'a pas eu de travail, parce qu'on ne sait pas encore guérir les morts.
Le pire de la tristesse, c'est que la même chose est arrivé en Finlande aussi, il y a un an, presque jour pour jour.
Un pays sur la carte de la tristesse du monde... un de plus.
(rassurez-vous, je vais bien, personnellement)
adresse de son site que je vous invite à découvrir vous ne le regretterez pas .
10:45 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, poèmes, vive la vie
23/09/2008
La joie
Le pain brûlé des terres
La lumière en bras de ruisseaux
La perfusion du jour sur les heures de nuit
Les veines au cou de la montagne
Les vignes lourdes de vin vert
Le ciel marine à force de brasure
Les oursins de lavandes dans l'océan des champs
Les fenêtres ouvertes pour reprendre leur souffle
Et les rideaux fleuris
Les pas derrière la porte
La présence
La vie pleine forge
La centaine des blés pour un seul coquelicot
Le rouge du soleil en face
La joie
Légère comme une espadrille.
Ile Eniger
l'adresse de son blog : http://un-violon-sur-la-mer.over-blog.com/
Nouvelle adresse et encore peu de poèmes mais certains se souviennent de son site et seront heureux de retrouver
cette poésie si belle dans sa délicatesse
18:28 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, poèmes, vive la vie
02/09/2008
un poème de Florence Noël
D'attente
j’avais bu
et de l’eau plus
savamment que le vin
j’avais sentinelle aux lèvres
liguées de feux tus
quant à ta main :
une course vaine de mille lieues
un cheval tombé naseaux aphones
une mer étrillée sous le ventre blême
un ruban de cailloux damnant pieds
j’avais bu
et j’alanguissais l’heure
te savoir près
mais ta main
et ma main
l’infini n’y suffirait plus
je perds souffle encore
cette tension mon bras en gonfle
ma main sans phare
égarée sur la table
et toi masse tellement humaine
d’attente et de vœux
et moi perdue entre l’ici soif
et toi-là chair
chiffonnade d’effroi
sous ma paume
http://pantarei.hautetfort.com/about.html
Tant à lire et quelle écriture que celle de Florence Noël
J’ai choisi un poème mais vous pouvez découvrir articles réflexions récits etc.. ;
et des liens vers ses autres sites .
bonne promenade littéraire
09:41 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, poèmes, vive la vie
10/08/2008
Claude Esteban
quelques rares extraits de son recueil " Morceaux de ciel, presque rien "
Je ne sais plus si le ciel
monte
ou meurt
J'accumule le temps
dans la minute
***
Qui frappe
quand tout s'est éteint ?
la route seule
***
Personne sur le seuil
dehors m'attendaient
les fourmis.
***
Dites lui
que rien n'a bougé
dans son histoire .
***
Qui
t'accueille aujourd'hui ?
Ceux qui t'aimaient
sont loin
et je m'attarde
***
Dans cette main
que tu n'as plus, le pinceau
neuf, la courbe du soleil
intacte .
***
09:51 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature;chansons;poemes
09/08/2008
Les femmes sont les premières maisons

Les femmes sont les premières maisons
des hommes et des femmes,
elles sont leur rampe de lancement, leur pont,
elles leurs donnent leur âme.
Ainsi les hommes pendant 9 mois
ont été qu'ils le veuillent
ou pas......... des femmes.
Une fois sortis d'elles, hélas!,
il arrive qu'ils les profanent,
les massacrent, les violent, les damnent.
Ô vous, qui que vous soyez,
c'est aux femmes que vous devez
le fait de naître
et de marcher sur la terre.
Ne laissez pas se faner
les fleurs qui vous ont portés
vers la lumière.
Elles vous disent:
«Je vous ai fait,
à vous à présent de vous faire.
C'est à votre tour d'achever
l'ouvrage... déjà... commencé.
A votre tour de vous faire naître
jusqu'au moment où la mort,
notre mère à tous et à toutes,
nous fera entrer de plain-pied
dans ce qu'on appelle, à tort ou à raison,
l'éternité.»
Julos Beaucarne
Tourinnes-la-grosse 7/8/8
http://julosland.skynetblogs.be/post/6129105/les-femmes-s...
09:28 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature;chansons;poemes
07/08/2008
Shikoku Si vous aimez le Japon

http://xgantelet.over-blog.com/article-19961813-6.html
allez lire la description du livre de mon ami Léo . et promenez vous sur son blog vous ne le regretterez pas
si vous êtes séduits et curieux procurez vous le récit de son pélerinage japonais Quand il m'a confié son manuscrit il y a quelques mois je n'arrivais pas à en arrêter la lecture c'est passionnant et original et le style en est très clair

17:34 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature
09/06/2008
de ZEIO : NE LE NIE PAS LORSQUE TU DORS
j'aime partager mes instants d'émotion en poésie (image et poème en droits réservés bien entendu )
Mais la mort c'est aussi le ciel clair
La couverture remontée sur les épaules
Une chute de petites pierres dans le jardin
Ce sont deux silences qui dialoguent entre eux
Le matin et le soir
Le rouge et le blanc
Le trou béant et l'eau du corps qui s'en va
Une blancheur qui n'en finit pas
C'est le passant qui glisse sur un trottoir un peu bas
La dernière marche du palais un peu trop haute
Le livre enfin refermé
C'est laisser la place à l'oiseau, sur le marbre
Laisser son manteau dans le vestibule
Aller pieds nus visiter l'autre horizon
Laisser un peu de nuit dans la main des enfants
Mêlée de cuivre et d'argent, laisser du vent
C'est la fin du conte
La surprise du chef
Le plat du dernier jour
Sur lequel on a versé trop de sel
C'est aller faire comme les autres
Finir un rêve pour en commencer un autre
Se muer en souvenirs
Laisser dans le vestiaire
Sa peau et son odeur, ne plus poser ses doigts sur le piano
Ni enfiler son pantalon
Ni se piquer sur le cactus
La mélodie fantôme
La montre cassée
Le chat qui n'aura plus son lait à la même heure
Qui n'aura plus les mêmes caresses
C'est le canapé trop confortable
La dernière vendange, la dernière canne à sucre coupée
C'est notre chambre qui n'est plus la nôtre
C'est l'explication sereine
Le manège en panne
Les jouets vendus dans les vide-greniers
Le soleil qui brille pour d'autres
C'est aller voir du côté des étoiles
Ce qui se raconte
C'est le téléphone qui sonne pour rien
La messagerie pleine
Terminer son histoire dans le coffre aux objets perdus
Laisser son empreinte aux voleurs
Rouler pour l'invisible
Faire affaire avec le ciel
Laisser au vent le dernier mot
Le ventre pâli
Ce sont les yeux et les mains qui partent pour un autre voyage
Le baiser mouillé perdu
La buée sur la vitre du temps
C'est échanger un vertige pour un vestige
Une voix pour un secret
Un mot pour un rien
C'est finir dans la sève d'un arbre
Dans un vase de fleurs
Bricoler son tipi comme on peut
Et son paradis
Prendre une mer inconnue
C'est un grand oiseau noir et calme
Qui se pose sur les choses et les êtres
Et les emporte
Avec le vent, le pollen et les souvenirs
16:47 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
04/05/2008
LE NOUVEAU RECUEIL sur le net
Je suis tellement ravie je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng . Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :
http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm
sommaire du numéro 86:
En premier
Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr
Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)
Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg
En traduction
Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi
Essais critiques
Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann
Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué
Andrew Zawacki
Curiosité
Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel
Cinéma parlé
Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard
François Cheng
Entretien
François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau
Bonnes feuilles
Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon
Notes de lecture
Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne
17:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
30/03/2008
de Pierre REVERDY
Notes sur la poésie : Pierre Reverdy
Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de la partager d'autant que Pierre Reverdy est l'un de mes poètes préférés
20:10 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku

