10.08.2008
Claude Esteban
quelques rares extraits de son recueil " Morceaux de ciel, presque rien "
Je ne sais plus si le ciel
monte
ou meurt
J'accumule le temps
dans la minute
***
Qui frappe
quand tout s'est éteint ?
la route seule
***
Personne sur le seuil
dehors m'attendaient
les fourmis.
***
Dites lui
que rien n'a bougé
dans son histoire .
***
Qui
t'accueille aujourd'hui ?
Ceux qui t'aimaient
sont loin
et je m'attarde
***
Dans cette main
que tu n'as plus, le pinceau
neuf, la courbe du soleil
intacte .
***
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09.08.2008
Les femmes sont les premières maisons

Les femmes sont les premières maisons
des hommes et des femmes,
elles sont leur rampe de lancement, leur pont,
elles leurs donnent leur âme.
Ainsi les hommes pendant 9 mois
ont été qu'ils le veuillent
ou pas......... des femmes.
Une fois sortis d'elles, hélas!,
il arrive qu'ils les profanent,
les massacrent, les violent, les damnent.
Ô vous, qui que vous soyez,
c'est aux femmes que vous devez
le fait de naître
et de marcher sur la terre.
Ne laissez pas se faner
les fleurs qui vous ont portés
vers la lumière.
Elles vous disent:
«Je vous ai fait,
à vous à présent de vous faire.
C'est à votre tour d'achever
l'ouvrage... déjà... commencé.
A votre tour de vous faire naître
jusqu'au moment où la mort,
notre mère à tous et à toutes,
nous fera entrer de plain-pied
dans ce qu'on appelle, à tort ou à raison,
l'éternité.»
Julos Beaucarne
Tourinnes-la-grosse 7/8/8
http://julosland.skynetblogs.be/post/6129105/les-femmes-s...
09:28 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature;chansons;poemes
07.08.2008
Shikoku Si vous aimez le Japon

http://xgantelet.over-blog.com/article-19961813-6.html
allez lire la description du livre de mon ami Léo . et promenez vous sur son blog vous ne le regretterez pas
si vous êtes séduits et curieux procurez vous le récit de son pélerinage japonais Quand il m'a confié son manuscrit il y a quelques mois je n'arrivais pas à en arrêter la lecture c'est passionnant et original et le style en est très clair

17:34 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature
09.06.2008
de ZEIO : NE LE NIE PAS LORSQUE TU DORS
j'aime partager mes instants d'émotion en poésie (image et poème en droits réservés bien entendu )
Mais la mort c'est aussi le ciel clair
La couverture remontée sur les épaules
Une chute de petites pierres dans le jardin
Ce sont deux silences qui dialoguent entre eux
Le matin et le soir
Le rouge et le blanc
Le trou béant et l'eau du corps qui s'en va
Une blancheur qui n'en finit pas
C'est le passant qui glisse sur un trottoir un peu bas
La dernière marche du palais un peu trop haute
Le livre enfin refermé
C'est laisser la place à l'oiseau, sur le marbre
Laisser son manteau dans le vestibule
Aller pieds nus visiter l'autre horizon
Laisser un peu de nuit dans la main des enfants
Mêlée de cuivre et d'argent, laisser du vent
C'est la fin du conte
La surprise du chef
Le plat du dernier jour
Sur lequel on a versé trop de sel
C'est aller faire comme les autres
Finir un rêve pour en commencer un autre
Se muer en souvenirs
Laisser dans le vestiaire
Sa peau et son odeur, ne plus poser ses doigts sur le piano
Ni enfiler son pantalon
Ni se piquer sur le cactus
La mélodie fantôme
La montre cassée
Le chat qui n'aura plus son lait à la même heure
Qui n'aura plus les mêmes caresses
C'est le canapé trop confortable
La dernière vendange, la dernière canne à sucre coupée
C'est notre chambre qui n'est plus la nôtre
C'est l'explication sereine
Le manège en panne
Les jouets vendus dans les vide-greniers
Le soleil qui brille pour d'autres
C'est aller voir du côté des étoiles
Ce qui se raconte
C'est le téléphone qui sonne pour rien
La messagerie pleine
Terminer son histoire dans le coffre aux objets perdus
Laisser son empreinte aux voleurs
Rouler pour l'invisible
Faire affaire avec le ciel
Laisser au vent le dernier mot
Le ventre pâli
Ce sont les yeux et les mains qui partent pour un autre voyage
Le baiser mouillé perdu
La buée sur la vitre du temps
C'est échanger un vertige pour un vestige
Une voix pour un secret
Un mot pour un rien
C'est finir dans la sève d'un arbre
Dans un vase de fleurs
Bricoler son tipi comme on peut
Et son paradis
Prendre une mer inconnue
C'est un grand oiseau noir et calme
Qui se pose sur les choses et les êtres
Et les emporte
Avec le vent, le pollen et les souvenirs
16:47 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
04.05.2008
LE NOUVEAU RECUEIL sur le net
Je suis tellement ravie je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng . Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :
http://www.lenouveaurecueil.fr/dotclear/index.php?2008/05...
http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm
sommaire du numéro 86:
En premier
Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr
Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)
Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg
En traduction
Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi
Essais critiques
Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann
Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué
Andrew Zawacki
Curiosité
Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel
Cinéma parlé
Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard
François Cheng
Entretien
François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau
Bonnes feuilles
Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon
Notes de lecture
Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne
17:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
30.03.2008
de Pierre REVERDY
Notes sur la poésie : Pierre Reverdy
Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de la partager d'autant que Pierre Reverdy est l'un de mes poètes préférés
20:10 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
20.03.2008
Les mains au caillou blanc
http://www.france-blanchar.fr/
Françoise Blanchard est une amie . son style est source d'humanité et de tendresse
j'ai photographié un de ses poèmes . Pour le lire plus aisément cliquez sur " Françoise caillou"
Merci . j'ajoute un lien vers son site dans " Mes amis "
08:56 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
05.02.2008
INVITATION AU jAPON
Mais qu'est donc Shikoku???
J'invite mes visiteurs à visualiser deux films dailymotion à propos du pélerinage vécu par mon ami Leo
bon voyage virtuel

09:34 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, photographies, arts, Vive la Vie
26.11.2007
de ZEIO
COUP DE GRISOU (JET D'ENCRE)
Tandis que j'élimais une ligne de rimes,
Une mine à la mine abîmée s'abîmait...
Quand bien même alignés toujours se désarriment
L'aligné bien rimé et la ligne arrimée. Amarré à la mire un mineur se mirait,
Muré dans un miroir à la mine amurée.
À quoi sert au mineur de venir s'y mirer,
Lui qui ne sait mimer, qui ne sait s'arrimer ? C'est toujours au mouroir, même désarrimé,
Que s'abîme l'amarre au bout de la marée.
La dernière amarrée est dernière à rimer,
La dernière mirée est dernière admirée... Mimes-tu même moi qui ne sais me mimer ?
Peu suffit au rimeur pour mourir à la mine...
Quand bien même un me mime il ne saurait m'aimer,
Comme moi je mimais tous les mots qui me minent. Qui le sait, ce qui m'aime ou bien même m'aimait ?
Ce qui mire est-il mime ou bien mine éraillée ?
Je ne sais si mimer est à même de nuire,
Mirer un diadème est ma façon de luire. M'aimes-tu même moi qui ne saurais m'aimer ?
Aimes-tu te mirer à même l'élimé ?
Même un rien mènerait l'âme à ce minerai,
Diadème miné dans la mine de grès.
Juin 2007 http://zeio.free.fr/poesie.htm
09:15 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
07.11.2007
Carlos Drummond de Andrade
Avez vous parfois senti votre coeur battre un peu plus fort à la lecture d'un poème ?
c'est ce qui vient de m'arriver
AIMER
Que peut une créature sinon, entre créatures, aimer ?
aimer et oublier,
aimer et malaimer,
aimer, désaimer, aimer ?
aimer, et le regard fixe même, aimer ?
Que peut, demandé-je,
l'être amoureux,
tout seul, en rotation universelle,
sinon tourner aussi, et aimer ?
aimer ce que la mer apporte à la plage,
ce qu'elle ensevelit,
et ce qui, dans la brise marine,
est sel, ou besoin d'amour, ou simple tourment ?
Aimer solennellement les palmiers du désert,
ce qui est abandon ou attente adoratrice,
et aimer l'inhospitalier,
l'âpre, un vase sans fleur, un parterre de fer,
et la poitrine inerte, et la rue vue en rêve,
et un oiseau de proie.
Tel est notre destin : amour sans compter,
distribué parmi les choses perfides ou nulles,
donation illimitée à une complète ingratitude,
et dans la conque vide de l'amour la quête apeurée,
patiente, de plus en plus d'amour.
Aimer notre manque même d'amour,
et dans notre sécheresse aimer l'eau implicite,
et le baiser tacite,
et la soif infinie.
Carlos Drummond de Andrade, Claire Enigme
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