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21/07/2012

TREMBLANTE VIE

 

mascaret.jpg

 

 

ronde ou aimant

tapis  délicat 

chancelant

 

attirance  filin fragile plus fort

pourtant  que l’amplitude

d’une voix  pure

 

et tu frémis et tu résonnes

tu tends les bras  tu veux saisir

ce qui se ferme  qui s’échappe

 

voilà

 

tout glisse

ta main se blesse et tu te noies

tu vas saigner à retenir  le ruban vert

de l’espérance

 

de ta paume

comme un liquide tout s’écoule

va disparaître sous les cailloux

l’eau se cache encore  

tu sais  qu’elle est le temps qu’elle t’emporte

vers un mascaret implacable

 

jour après jour 

chaque seconde vide tes mains de ces chimères

erreurs de ces  sentiers tracés

point par point

par la lame  froide d’une douleur trop tôt  creusée

et qui te noie dans  une mer

une mère d’incertitude

 

Comme une femme de marin

trempée dans sa robe trop vague

tu restes droite sur le sable

à t’enfoncer dans les chimères  des lendemains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Hélène, qu'il est beau et profond ton texte, qu'il décrit bien la
souffrance et le désespoir, la ligne de partage des eaux entre
rêve et illusion.
Mais droite sur le sable doit elle rester naufragée volontaire
et résignée.
Mille douces pensées.
Renaud

Écrit par : renaud | 25/07/2012

tu me fais tellement penser à ce funambule qui met sa vie en jeu mais il lui faut traverser ce vide afin d'être.

Écrit par : lutin | 26/07/2012

Tous ces récents poèmes sont superbes, et je trouve qu'ils sont plus forts que ceux des années passées. Tes images sont fermes et nettes, tombent pile. Bravo.

Écrit par : Lasource | 20/10/2012

la source revient en octobre... et fait chanter le paysage.

c'est le dernier texte que j'ai écrit ... Merci pour les commentaires positifs
je le trouve un peu tristounet... :-))

un petit coup de vieux ....

Écrit par : adeline | 21/10/2012

Hélène, voici trois mois que je suis passé, que deviens tu ?
Allons nous devoir lancer une recherche dans l'intérêt de la
poésie ?
A très bientôt j'espère pour des nouvelles.
Bien à toi.
Renaud

Écrit par : renaud | 23/10/2012

voilà la DST m'a repérée :-)) et elle a aussi retrouvé ton adresse je t'ai envoyé un mail ...

Écrit par : adeline | 24/10/2012

ce voyage trop long


-
Ce voyage trop long,
S'évente dans la pluie
Des rayons de suie,
Que nous emportons
 
A chacun sa vérité
Des cœurs rayés,
Les rues balayées
Tracées de sévérité.
 
Vivant chacun son temps,
Le souvenir du bonheur,
Loin des yeux, loin du port
Mais qu'occupent d'important,
 
Les mains écartées,
Au-delà de l'acceptable
Et qui laissent filer le sable
Du temps décompté.
 
Les trop-pleins des larmes,
Souvenirs et misère
D'amour, pauvre salaire,
Et l'adieu aux armes
 
Sous le soleil qui fuit
Aux lointains inhumés
Telle que je t'ai aimée...
Où es-tu aujourd'hui ?

 
RC  -  6 avril 2013
 

Écrit par : Rechab | 07/04/2013

des muses endormies, peut être trop de bruit, de mots,
rester sur la berge, écouter un oiseau, s'endormir dans l'herbe,
puis rechercher les amis un peu partout , leur musique, leur regard
retrouver un vieux bouquin, un disque oublié,

peut être que les muses sont cachées un peu partout .


merci pour ce poème rechab et ta fidélité

Écrit par : adeline | 07/04/2013

Les commentaires sont fermés.