23/05/2011
volubilité silencieuse
Faible
Abandonné
Idiot
Il était immobile
Là
On le croyait muet
Mais
Si on avait entendu parler tout ce qu’il taisait
Peut être qu’on aurait pleuré
Ou qu’on aurait préféré
Se boucher les oreilles
Ne me demandez pas quelle était sa peine
Il ma’ dit qu’elle était secrète
Et qu’il ne lui restait que cette peine
En souvenir de celle qu’il aimait
20:33 Publié dans poesie,littérature, reflets | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesié;litterature
20/05/2011
Dessiner le bonheur ?
Il faudrait un fond gris cacher la toile vierge
y dessiner un arbre aux branches dénudées
le tableau serait triste et comme un peu boudeur
On saurait cependant que bientôt la clarté
d’un regard inondé de tendresse
viendrait illuminer comme un soleil d’été
ce brouillon de promesse
il s’épanouirait dans un sourire immense
ceux qui seraient présents souriraient à leur tour
un faisceau de bonheur inonderait la terre
la ferait palpiter
Si vous imaginez cet instant de lumière
ne fermez pas les yeux laissez le resplendir
se couler en votre âme
Qui sait demain
ou l'an prochain peut être
une ébauche naîtra
tremblante sous vos doigts
22:33 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
19/05/2011
JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT
un poème de Raymond MARTIN
A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain
Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés
Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,
Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné
L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline
Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.
Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,
Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.
Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.
Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.
Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline
De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.
La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique
Piège l'esprit humain constellé de folles utopies
La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste
Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.
« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.
Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.
Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.
Bénis cette sphère unique et bannis le talion.
Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,
Que ses vers ne circulent plus en nos bouillantes veines
Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite
Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?
http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html
peut-être influencée et émue par la cérémonie en l'honneur des soldats
disparus en Afghanistan
j’ai eu envie de partager ici ce poème de force et de sensibilité
je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu" le destin du soldat joué comme aux dés
et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même est évoquée la terre griffée blessée qui recueillera le sang des soldats
23:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
17/05/2011
de François Cheng : la beauté
La beauté est quelque chose de virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l'intérieur des êtres, ou de l'Etre, telle une fontaine inépuisable qui, plus que figure anonyme et isolée, se manifeste comme présence rayonnante et reliante, laquelle incite à l'acquiescement, à l'interaction, à la transfiguration.
Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence
http://atelierdupoete.unblog.fr/1-versant-litterature/cab...
08:32 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie littérature
13/05/2011
lueur de lune
Incandescences
cendres de préhistoires
Frémissements d eaux profondes
Bulles,
soupirs offerts aux ombreuses lagunes
Chuchotis d'eau roulée sur des cailloux ouverts
Demeurez en bémol .
J'ai peur des équinoxes
Malgré leur beauté infinie
je les voudrais lointaines
et ne pas m'y noyer
que vos brûlures
restent toujours caresse
ressac sur mes plages fragiles
Gardez-moi en lueur de lune
un croissant du matin
trempé dans deux sourires
en mousse d'émotion
En flammes de joie seulement
vos hurlements seront musique
mai 2003
23:10 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie
12/05/2011
musique et poésie à Annecy
Maison de la Poésie d'Annecy (74),
Passage de la cathédrale,
Vendredi 10 juin 2011, à 20h30
Poèmes de :
Guy Goffette, Paul Fort, Yves Heurté, Jean-Pierre Rosnay
Lus par :
Hélène Soris, Solange Jeanberné, Guillaume Riou, Michel Dunand
Chansons & guitare :
Michèle Curot,Hervé Porcellini
15:59 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, musique, chansons
11/05/2011
OMBRES
Se retourner
oui sans doute
prendre un autre chemin
oublier ce paysage
il regarde chaque brin d’herbe
la couleur de la terre
aujourd’hui sombre sous son regard
pourtant le ciel éblouissant
la baigne de violence
il veut dessiner aquarelle transparente
un coin de mémoire
bouffée du passé
mer douce sous ses pas
son cœur se serre
respirer s’ouvrir à tout vent
à la rosée ravir
l’essence de ce dernier matin
avaler le soleil
le rendre palpable
s’en nourrir à jamais
Un gémissement inaudible envahit sa bouche
11:05 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature

