01.11.2009

Le coeur de la terre

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Je regarde l'érable

enflammé pour l'automne

purifier la transparence du bleu

 

Et je pense au grand feu

au grand feu qui  se cache en nous

et…

sous nos pas …

 

Nous n'entendrons jamais

le grondement

qui ceinture la terre multicolore

verte des forêts calmes

jaune des sables

et de

tout ce gris  des villes

 

Comme clins d'œil à la fournaise

nous avons même ajouté   lampes et néons

 

Pourtant

 

vivant,

frémissant  bat un cœur

 

comme une orange

 

en secret

 

un cœur immense

 

invisible et oublié 

 

Il se sent  étouffé  

comme le notre en certains jours  il bouscule alors

tout autour de lui

dans un soupir immense

 

et aveugle

 

sa respiration  déchire  un passage 

libére  ses larmes incandescentes

 

ses laves  brûlantes

 

incendiaires

 

Il ne

 

Sait pas qu'il tue

 

il faut bien qu'il

 

Vive …

 

 

 

 

 

 

 

dans les erreurs du vent

Le violon grince 

parfois

dans un fouillis de notes

quand un enfant  s’essaie 

à caresser les cordes

d’un archet maladroit

 

les crins qui s’échappent

se balancent

 

trop légers trop fragiles

 

il faudra bien arriver

à ce que le métronome

 

nomme

tout ce qui crie trop fort

fait

     hurler les

                  dissonances

 

il faudra bien

apprendre dans les erreurs du vent