28.09.2009

une prose poétique d'Archibald Michiels

Yonne auxerre et mon pastel 044.jpg

C'était une après-midi d'octobre. La lumière dessinait d'un trait précis mais doux, rendait à chaque couleur ce qu'un esprit plus hardi eût appelé son essence. Son chemin vint à donner dans une clairière. Il comprit bientôt qu'il avait maintenant le pouvoir de créer cette clairière, même s'il ne l'eût pas vue. Pouvait y faire passer une biche, inquiète ou pas, comme bon il l'entendait. La clairière recevrait la douceur en don de la lumière, et la biche s'approcherait, si seulement il l'appelait de son nom.

Il ne le fit pas. Il était sage d'user d'un tel pouvoir avec parcimonie. Question de ne pas se retrouver avec quelque chose de trop rempli. Un dessin trop achevé où il n'y aurait plus place pour une ligne nouvelle.

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