24.05.2009
Saveur d'été

Tu ne trouveras sur l'arbre
aucune pêche sans noyau
En tes murmures
aucun ombrage sans racines
Ton souffle froisse le souvenir
comme la pluie le papier déchiré
Ta main avance comme l'insecte
sur la feuille nue
frémissante
Faire crisser toutes les plaies
pour que naisse une autre musique
que le sang devienne fruit mûr
nourriture pour une peau morte
à arracher
Que batte enfin ce souffle bleu
étendue vierge
pour un nuage à la racine d'un midi
saveur végétale
dorée
19:26 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, photos, poèmes




Commentaires
La nature est un très bon vulnéraire pour les plaies du corps et du coeur et permet toujours d'épancher les murmures de nos souvenirs. Merci pour ce beau poème qui cristallise bien l'ambiance sereine de votre site.
Ecrit par : Serge | 25.05.2009
Une poésie pleine de raison comme ce couple à l'abri des brûlures de la peau. Je les sens sereins et pleins de sagesse comme tes mots.
Ecrit par : lutin | 25.05.2009
"que batte... le souffle bleu"
que les mots sous les doigts
deviennent sérénité
Bises et amitiés
Ecrit par : colette | 26.05.2009
Serge la nature nous apprend beaucoup les saisons sont chaque fois une nouvelle image, une renaissance .
Lutin j'avais eu la chance de pouvoir prendre cette photo à Biarritz séduite par ce couple dont je n'avais même pas vu le visage . je trouve qu'elle sied au texte
Colette merci pour cet écho un coeur bleu un espace qui ajoute à la sérénité que je voudrais ressentir et partager le plus souvent
Ecrit par : adeline | 26.05.2009
Très beau.
Ecrit par : agnès | 03.06.2009
Merci Agnès j'aime bien ta main en promenade parmi ombres et vents
Ecrit par : adeline | 03.06.2009
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