14.03.2009

Vie... silence . Vis

 

 

L'infini secret

n'est  jamais que bruit  de  vie

de chaîne brisée

nous sommes la porte du silence qui mène au silence

 

La trouer cette nuit

L' enfoncer cette  porte

que coule la source  

parole

qui se tait en clapotis

 

Là,

quelques débris  comme des papiers déchirés

blancs dans la nuit.

 

Les faire envoler

ce sera la mort de la mort

Etendue ou champ

la page deviendra bouche du réel

battement du regard

Le silence s'ouvre à l'instant pour lui donner vie

 

Le souffle,  cet  air,

respiration du vide regarde , immobile

sa source est inaudible

Tendre le coeur pour l'entendre

 

Du  prélude à la fin est un cercle de silence  

La vie naît  sans bruit 

pesanteur  d'une  présence  plus bavarde que tu ne crois

Dans les abysses nourries  de souvenirs, d'habitudes

on entend des images  on voit des portées

 

Ferme  les yeux pour un périple

cueille des  éclats de bing bang

Deviens  univers  porteur de mots

tu les empiles  et d'autres les empilent

Jusqu'à  frôler la première syllabe  de l'avenir

 

 

 

 

un second pour ce soir...  trac(;-)

Hyeres fevrier 2007 013.jpg

11.03.2009

UN des textes que je dirai samedi

La merveille du monde

 

Pour seule brillance un chant

 

La lenteur d'un instant

comme un enfantement

 

Un sourire du ciel

étendu jusqu'à la première ligne du rêve

 

L'attente d'un regard qui soudain étincelle

parce qu'on sait qu'il peut s'effacer  d'un seul geste

ou d'un demain

 

La mer qui se retire

quand tu voudrais nager

La lampe  éteinte sur le poème

et qui se rallume soudain

 

Le lait  de cette aurore

qui crie et te revient

Ou cette peau frôlée  fragile comme un pétale

et qui peut tout donner

 

Déchirer le rideau animer le nuage

avancer maladroit

dans la luxuriance du vent

bousculé  par le rien de ce tout premier pas

vers les trop loins des  rêves

 

Un seul mot pour fortune au son  de cette voix

Qui multiplie  soudain les  poussières de vie

qui scintillent en toi

 

Tout donner pour une seconde minuscule

Devoir fermer les yeux 

pour ce trop grand soleil

 

Parce que tu pressens

le danger

de l'espace grandiose des palais

tu sais que les diamants meurent aussi  parfois

 

et tu comprends enfin 

la merveille du monde est …

ce qui t'a manqué

 

 

09.03.2009

mes activités printanières : POESIE SOUS ROCHE

maison poesie.jpg

pour les haut-savoyards, les suisses, les vacanciers en retard,

les curieux, etc.....

cliquez ici :

http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/

quelle belle surprise ce serait de vous rencontrer!

pendant notre " printemps des poetes "

j'aime rêver (:-)))))

dans l'ombre contre les vents ........ contraires  

06.03.2009

Carlos Drummond de Andrade

 

AIMER
 
Que peut une créature sinon, entre créatures, aimer ?
 
aimer et oublier,
 
aimer et malaimer,
 
aimer, désaimer, aimer ?
 
aimer, et le regard fixe même, aimer ?
 
Que peut, demandé-je,
 
l'être amoureux,
 
tout seul, en rotation universelle,
 
sinon tourner aussi, et aimer ?
 
aimer ce que la mer apporte à la plage,
 
ce qu'elle ensevelit,
 
et ce qui, dans la brise marine,
 
est sel, ou besoin d'amour, ou simple tourment ?
 
Aimer solennellement les palmiers du désert,
 
ce qui est abandon ou attente adoratrice,
 
et aimer l'inhospitalier,
 
l'âpre, un vase sans fleur, un parterre de fer,
 
et la poitrine inerte, et la rue vue en rêve,
 
et un oiseau de proie.
 
Tel est notre destin : amour sans compter,
 
distribué parmi les choses perfides ou nulles,
 
donation illimitée à une complète ingratitude,
 
et dans la conque vide de l'amour la quête apeurée,
 
patiente, de plus en plus d'amour.
 
Aimer notre manque même d'amour,
 
et dans notre sécheresse aimer l'eau implicite,
 
et le baiser tacite,
 
et la soif infinie.


( Carlos Drummond de Andrade)

copié sur le site d'un de mes visiteurs  je n'ai pas réssité!



Toutes les notes