11.03.2009

UN des textes que je dirai samedi

La merveille du monde

 

Pour seule brillance un chant

 

La lenteur d'un instant

comme un enfantement

 

Un sourire du ciel

étendu jusqu'à la première ligne du rêve

 

L'attente d'un regard qui soudain étincelle

parce qu'on sait qu'il peut s'effacer  d'un seul geste

ou d'un demain

 

La mer qui se retire

quand tu voudrais nager

La lampe  éteinte sur le poème

et qui se rallume soudain

 

Le lait  de cette aurore

qui crie et te revient

Ou cette peau frôlée  fragile comme un pétale

et qui peut tout donner

 

Déchirer le rideau animer le nuage

avancer maladroit

dans la luxuriance du vent

bousculé  par le rien de ce tout premier pas

vers les trop loins des  rêves

 

Un seul mot pour fortune au son  de cette voix

Qui multiplie  soudain les  poussières de vie

qui scintillent en toi

 

Tout donner pour une seconde minuscule

Devoir fermer les yeux 

pour ce trop grand soleil

 

Parce que tu pressens

le danger

de l'espace grandiose des palais

tu sais que les diamants meurent aussi  parfois

 

et tu comprends enfin 

la merveille du monde est …

ce qui t'a manqué

 

 

Commentaires

"Une très belle poésie je retiens surtout cette strophe

Déchirer le rideau animer le nuage

avancer maladroit

dans la luxuriance du vent

bousculé par le rien de ce tout premier pas

vers les trop loins des rêves"


bien que je supprimerai "animer le nuage" pour ne pas casser le rythme de ce rideau qui se déchire allant de la maladresse à la luxuriance

Ecrit par : lutin | 12.03.2009

Ton poème m'impressionne et me touche immensément, très profondément . Il est au coeur de la "Vérité" tout en étant "tristement" bouleversant . Merci de tout coeur pour ta réaction en écho sur ma "fêlure" . Tu as entièrement raison, les destructeurs ne méritent pas qu'on se saborde et qu'on passe à côté de la vie ... de "sa" vie . Et il n'est jamais trop tard . Je n'ai hélas jamais pu dépasser certaines blessures toujours ouvertes, mais je me bats pour survivre, aussi dur que ça puisse être . Je reviendrai te voir, notamment tes photos d'Irlande, j'ai tant aimé cette terre, et j'ai très envie de connaître ton univers . A bientôt . Bisous .
Liza

Ecrit par : Liza Peninon | 13.03.2009

à Lutin
J'avaishésité entre déchirer le rideau et déchirer le nuage.
le texte sera dans lamini anthologie mais si je veux je peux changer
A< Liza c'est un peu mon cheminement. et laconclusion
" la merveille du pmonde est ce qui t'a manqué est très importante

et aussi les petits riens surtout affectifs ou la nature sont toujours présents pour nous tous
essayer d'oublier les scories leur place est tout au fond de lamémoire , celle qu'on se refuse à ouvrir , j'y suis très bien arrivée mais avec une aide c'est vrai

et il devient facile alors d'ouvrir les yeux, le coeur toutes les sensations qui font aimer la vie
comme j'aimerais bien montrer ce chemin à tous ceux qui sont enfoncés dans les mauvais souvenirs

Ecrit par : adeline | 13.03.2009

Très bien ceci :
La mer qui se retire
quand tu voudrais nager
La lampe éteinte sur le poème
et qui se rallume soudain

Le lait de cette aurore
qui crie et te revient
Ou cette peau frôlée fragile comme un pétale
et qui peut tout donner...

Ainsi, tu lis pour le printemps des poètes.
Moi aussi ! Le vendredi soir dans notre ville, je lirai surtout des textes en prose avec une comédienne.
Et le samedi apmidi, à la Maison de la Poésie de Namur (B) où je vais représenter les poètes de notre région...

Je penserai à toi !
Bises, Hélène !

Ecrit par : agnès | 15.03.2009

Oui, "le lait de l'aurore", très beau poème. Merci Hélène.

Ecrit par : Marcel Peltier | 15.03.2009

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