23.02.2009
Nuits adolescentes
J'aimais flâner au crépuscule et
parfois tarder jusqu'au clin d'œil
de l'aurore avant sa naissance
Mailles de lune

tricots d'or pâle
J'aimais grignoter ce croissant
trempé dans les sources
au printemps
Je tendais la main pour le prendre
et l'eau me venait à la bouche
alors mes airs de ruisselets
me donnaient des regards liquides
où nageait un pêcheur d'étoiles
19:33 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
22.02.2009
des soirs

Ya des soirs comme ça où que j' flippe
où que j'sais bien qu'y faudrait juste
un p'tit coup d'mots
ou un clin d'œil qui vise plus haut
Pour qu'entendent tous ces révoltés, les absolus,
ces incrédules
les têtus de la sans confiance
ces naïfs panurges à tout prix
ceux qui ont ces envies cinglées
d'illusions au creux du cerveau.
ya des soirs où j'voudrais qu'y m'croient
moi qui voudrais les regrouper
ces pleins d'amour blasés d'pognon
parc'que la thune c'est pas grand chose
auprès d'l'amour
Y'a des soirs où j'me dis qu'y m'croient
ou qu'y m'croiront
à force de mots
Alors j'insiste.
Alors j'explique
et en attendant leur réponse moi...
J'arrive à rêver....
Qu'on va s'grouper
Qu'on va s'aimer
Qu'à beaucoup on va arriver
à rassembler tous ces paumés
qu'on arrivera à les aider
à savoir qu'on est peu nombreux
Mais qu'à plusieurs
si y a confiance
on a des bras pour que balance
le sens
du vent
16:58 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
04.02.2009
Si j'étais le monde

Je crois que dans un premier temps je serais découragé. La cruauté , les armes, les insultes font tant de bruit . Alors abasourdi, assourdi, je serais rétréci, effondré , trempé de larmes La mer , les rivières déborderaient de mon chagrin .
Mais le monde ne peut accepter de se noyer !
Un peu plus tard j’entendrais enfin les murmures des sources , des fleurs balancées par le vent, des oiseaux chantant à l’unisson avec les feuilles caressées dans les arbres.
Puis je verrais une mère bercer son enfant , aider un aveugle à traverser la rue . Jeunes et vieux danser pendant une fête foraine , des animaux en liberté dans un village pas encore tout à fait envahi par la mécanique, et aussi beaucoup plus loin le sourire satisfait d’une femme parce qu’elle a pu sécher son linge en une heure et partir se promener en ville pour voir les lumières de Noël .
Tous ces bruits infimes, je les réunirais en puzzle bariolé et il couvrirait le bruit des bombes, des hurlements de dictateurs sanguinaires .
Resteraient malheureusement la musique lancinante et insupportable des plaintes
Je saurais bien pourtant que même en étant le monde lui-même je ne peux rien contre la méchanceté de certains animaux fussent-ils des hommes dotés paraît-il d’intelligence .
Que ces hommes ces animaux et aussi ces fleurs ces oiseaux ces enfants ces femmes et le vent et la mer et la rivière font partie de moi-même .
J’apprendrais , effaré que je suis à la fois beauté et laideur , douceur et violence
Alors pour l’accepter j’aurais envie de dicter de la poésie au vent du large.
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