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29.04.2008
récits démodés
Bientôt tu froisseras les récits démodés
rires ou bavardages
désarrois ou soupirsTant d’images pourtant resteront suspendues
gravées
dans le lointain du grenier de tes songesElles iront frôler tous ces papiers jaunis
photos pâlies
ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent
sous les tuiles
Viens, pose ton regard
sur ces clichés de fleurs immortelles
qui dorment
près des larmes d’une grand-mère parcheminée
disparue depuis bien longtemps
Ou,sur l’ombre de ce jeune homme
rencontré sur la plage
alors qu’il ramassait des coquillages
pendant que tu flânais pieds nus
dans les vagues,
s’il trouvait ton portrait à vingt ans
il s’y attarderait
peut être
Les regretteras-tu ces printemps désuets ?
s’ils s’éloignent
égarés dans les neiges
20:02 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
10.04.2008
hiver au printemps ?

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,
pour revenir un peu plus tard avec cette couronne,
rouge de timidité, au centre?
Construit-il un torrent blême d'impatience ?
Devient il translucide,
plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?
Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,
caméléon liquide devient il
ruisseau d'ardoise aux reflets feuillus,
rivière argentée pour canards en trompette
et enfin fleuve large, étendu ,
qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,
ses besoins de bleu et de vert intense ?
Il reste quelque écume sur une herbe timide :
souvenirs en ressac de l'hiver.
14:07 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
08.04.2008
BUCOLIES
POUR APPELER LE PRINTEMPS !!!!!!!
L'herbe avait frissonné en cette aube de mai: La rosée était fraîche. D'un brin, elle levait les yeux pour guetter le soleil, et vit un cerisier qui pleurait ses fleurs nouvelles
Elle entendit des plaintes, mais aussi des espoirs. L'herbe accueillait pétales, sourires et paroles. Leur blancheur embaumait et réchauffait le chant murmuré par la brise sur ses brins trop frileux.
Le soleil scintillait tendrement, le vent balançait les peupliers, les berçait. L'herbe buvait leur ombre, en goûtait la caresse.
Un oiseau, perché tout en haut ,avait le mal de mer... et le mal de printemps.
Quelqu'un sourit: la pelouse s'éveilla en pâquerettes, dents blanches éclats de joie.
Le peuplier était plié de rire de toutes ses feuilles! Tout le soleil amassé en son âme s'éparpillait , envol dans l'espace tiède.
Le ciel s'ouvrit; laissa juste un nuage immaculé dans son coin droit pour souligner son bleu: Poudre coquetterie d'espace.
Le soleil cligna des yeux: gros chat d'or qui faisait ronronner la terre.
Tout s'éveillait soudain; les graines et les fourmis, et ton coeur, mon ami.
L'oiseau cueillait dans le vent des notes pour son concerto. L'écho en fit une symphonie.
La terre s'ouvrit, émerveillée, et reçut en son sein ces promesses d'été.
Chaque éclat de son rire était un oiseau blanc aux ailes déployées
Elle remercierait en Août.
En attendant, elle revivait.
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