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29.04.2008

récits démodés

1718024596.jpgBientôt tu froisseras les récits démodés

rires ou bavardages

désarrois ou soupirs

Tant d’images pourtant resteront suspendues

gravées

dans le lointain du grenier de tes songes

Elles iront  frôler tous ces papiers jaunis

photos  pâlies 

ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent

sous les tuiles

 

Viens, pose ton regard

sur ces clichés de fleurs  immortelles

qui dorment

près des larmes d’une grand-mère parcheminée

disparue depuis  bien longtemps

Ou,sur l’ombre de ce jeune homme

rencontré sur la plage

alors qu’il  ramassait des coquillages

pendant que tu flânais pieds nus

dans les vagues,

s’il trouvait ton portrait à  vingt ans

il s’y attarderait

peut être  

Les regretteras-tu  ces printemps désuets ?

s’ils s’éloignent

égarés dans les  neiges

10.04.2008

hiver au printemps ?

1434207704.jpg
Quand la neige fond, où va le blanc ?
                             Shakespeare
Le blanc !

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,

pour revenir un peu plus tard avec cette couronne, 

rouge de timidité,  au centre?

Construit-il un torrent blême  d'impatience ?

Devient il translucide,

plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?

Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,

caméléon liquide devient il

ruisseau d'ardoise  aux reflets feuillus,

rivière  argentée pour canards en trompette

et enfin fleuve large, étendu ,

qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,

ses besoins de bleu et de vert intense ?

 

Il  reste quelque écume sur une herbe timide  :

souvenirs en ressac de l'hiver.

 

 

08.04.2008

BUCOLIES

 POUR APPELER LE PRINTEMPS    !!!!!!!

 

L'herbe avait frissonné en cette aube de mai:  La rosée était fraîche. D'un brin,   elle levait les yeux pour guetter le soleil,  et vit un cerisier qui pleurait ses fleurs nouvelles

 

 

Elle entendit des plaintes,  mais aussi des espoirs. L'herbe accueillait pétales, sourires et paroles. Leur blancheur embaumait et réchauffait le chant murmuré par la brise sur ses brins trop frileux.

 

 

Le soleil scintillait tendrement, le vent balançait les peupliers, les berçait. L'herbe buvait leur ombre,  en goûtait la caresse.

 

Un oiseau, perché tout en haut ,avait le mal de mer... et le mal de printemps.

 

Quelqu'un sourit: la pelouse s'éveilla en pâquerettes, dents blanches éclats de joie.

 

Le peuplier était plié de rire de toutes ses feuilles! Tout le soleil amassé en son âme s'éparpillait , envol dans l'espace tiède.

 

                  Le ciel s'ouvrit;  laissa juste un nuage immaculé dans son coin droit pour souligner son bleu:  Poudre coquetterie d'espace.

 

                  Le soleil cligna des yeux: gros chat d'or   qui faisait ronronner la terre.

 

Tout s'éveillait soudain; les graines et les fourmis, et ton coeur, mon ami.

 

                                    L'oiseau cueillait dans le vent des notes pour son concerto. L'écho  en fit une symphonie.

 

                  La terre s'ouvrit, émerveillée,  et reçut en son sein ces promesses d'été.

Chaque éclat de son rire était un oiseau blanc aux ailes déployées

 

                  Elle remercierait en Août.

                  En attendant, elle revivait.

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