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29.04.2008

récits démodés

1718024596.jpgBientôt tu froisseras les récits démodés

rires ou bavardages

désarrois ou soupirs

Tant d’images pourtant resteront suspendues

gravées

dans le lointain du grenier de tes songes

Elles iront  frôler tous ces papiers jaunis

photos  pâlies 

ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent

sous les tuiles

 

Viens, pose ton regard

sur ces clichés de fleurs  immortelles

qui dorment

près des larmes d’une grand-mère parcheminée

disparue depuis  bien longtemps

Ou,sur l’ombre de ce jeune homme

rencontré sur la plage

alors qu’il  ramassait des coquillages

pendant que tu flânais pieds nus

dans les vagues,

s’il trouvait ton portrait à  vingt ans

il s’y attarderait

peut être  

Les regretteras-tu  ces printemps désuets ?

s’ils s’éloignent

égarés dans les  neiges

Commentaires

Votre poème qui parle de grand vent m'a rappelé celui que je connais par coeur depuis l'enfance "si l'on gardait depuis des temps des temps" de Charles Vildrac. Mais celà n'est qu'un rappel connexe qui m'est personnel. Le sujet de ce texte "récits démodés" m'interpelle sur deux questions :
1- inquiétude pour son auteur qui j'espère de tout coeur a trouvé une réponse désinvolte à sa question. Le débat entre la lourdeur et la légèreté bat son plein.
2 - le créateur du texte aurait pu vouloir aider son auteur et personne (les autres ... qui n'existent pas vraiment) en faisant dire à la poésie du temps tout ce qu'elle a d'indispensable à notre passage. Mais peut-être que l'analyse est en cours pour un autre poème ?

BREF ! J'ai aimé.

Ecrit par : maisoublanco | 30.04.2008

On n'arrête pas le fil du temps, le vin se bonifie avec les années et si notre corps nous laisse tomber en cours de route nous avons ce tissage aux mailles serrées de notre personnalité qui capture l'attention. Si nous ne pouvons plus jouer de nos charmes apparents en minaudant, nous avons le parfum d'un équilibre qui attire.

Ecrit par : lutin | 30.04.2008

Puisque c'est très bon et très beau, pas la peine de faire un long discours ; j'ai adoré ce poème.

Ecrit par : aliscan | 30.04.2008

Bonjour maisoubianco je viens d'aller chez vous.
donc ce texte vous plaît et aussi à aliscan et ses petites araignées aux couleurs dansantes

je lui laisserai son mystère parce que je crois que la poésie est un vêtement qu'il ne faut pas entrouvrir

oui lutin bien sur que la sagesse et le regard plus profond peuvent charmer enfin .. peut être pour qui sait entendre le presque inaudible

Ecrit par : adeline | 01.05.2008

c'est d'un triste pfff ! et d'une nostalgie et et...
j'ai perdu mes mots au passage

il est très beau ce texte...

une fois j'avais écrit
"c'est que la légèreté peut nous atteindre de lourdeur"

on se sent un peu entre ces deux enfin pour ma part
c'est ainsi que je le ressens

Ecrit par : eoline | 04.05.2008

triste? non peut être de la lucidité. parfois elle évite des plus grands soucis

j'aime rêver, mais je sais toujours que je rêve
et je sais que parfois il faut se réveiller ne serait ce que pour inventer un nouveau rêve(;-)

mais je suis désolée je ne veux pas rendre mes lecteurs tristes !!!!

Ecrit par : adeline | 04.05.2008

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