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30.03.2008

de Pierre REVERDY

Notes sur la poésie : Pierre Reverdy

 

Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de  la partager d'autant que Pierre Reverdy est  l'un de mes poètes préférés

La poésie est atteinte quand une œuvre d’art quelconque s’intègre, ne fût-ce qu’un moment, à la vie réelle de l’homme par l’émotion qu’elle provoque dans son esprit et comme dans sa chair. La poésie n’est dans rien d’autre que dans la mise en commun d’aspirations diverses auxquelles l’œuvre d’art peut donner la violente illusion de s’être rencontrées. Le poète ne s’occupe pas et ne doit pas s’occuper de l’émotion que pourra provoquer son œuvre. Il ne doit et ne peut connaître ou reconnaître, dans son œuvre, que l’émotion qui lui a donné l’élan nécessaire à sa création. Mais, plus cette œuvre sera loin de cette émotion, plus elle en sera la transformation méconnaissable et plus vite elle aura atteint le plan où elle était, par définition, destinée à s’épanouir et vivre, ce plan d’émotion libérée où se transfigure, s’illumine et s’épure l’opaque et sourde réalité. On ne fait pas de la poésie. On écrit des poèmes en risquant sa chance ; on peint des tableaux, on compose un morceau de musique et il s’en dégage de la poésie ou il ne s’en dégage pas, c’est-à-dire qu’on a écrit, peint, composé absolument pour rien, ou bien… Le poète doit voir les choses telles qu’elles sont et les montrer ensuite aux autres telles que, sans lui, ils ne les verraient pas. L’art et la poésie ne sont là que pour puiser dans la nature ce que la nature ne fait pas. Je vis, d’abord — j’écris, parfois, ensuite. Mais il m’arrive de sentir davantage ce que veut dire vivre en écrivant.

26.03.2008

Les "écorces" de Claude Esteban

Claude Esteban  écrit des " écorces "  elles ressemblent  tant à des haïku .

 J'ai pourtant aimé qu'il les différencie , les nomme autrement. Plus je réfléchis à la poésie japonaise et plus je pense que nous ne pourrons jamais  respecter tout à fait son rythme. Que trop de mots nous deviennent interdits. parfois  les dix sept syllabes nous viennent , comme ça et le poème respire bien , un souffle juste. parfois aussi il est plus court  et douze syllabes lui suffisent.

voici donc quelques "écorces"  de Claude Esteban :

Ce soir, même une feuille

qui bouge

fait trop de bruit.

 

 Au premier mot

j'ai compris que je faisais fausse route

dans ma bouche

Ni l'équerre ni le compas

n'ont pu mesurer

un arbre .

N'ajoute pas de la poussière

à la poussière

laisse devant la chambre tes souliers.

Peut-être qu'on respire encore

sous les racines

et que le ciel oublie

Quelqu'un crie

que tout est noir , mais c'est dans sa tête

qu'il se cogne

Dans la mémoire des autres

nos blessures

guérissent toujours

 

J'ai compté sept gouttes de pluie

sur un pétale

sept bonnes pensées

Je porterai

le temps sur l'épaule

pour marcher mieux

la lumière qu'on cherchait

ensemble

n'est plus jamais revenue

A moi, rien qu'à moi

je ne partage avec personne

querelle de moineaux

ce papillon je l'ai vu

dans un autre rêve

il y a mille ans

A ne désaltérer que l'absolu

l'eau

devient sèche

Il se trompe  le soleil

il écrit chaque jour

de droite à gauche

Et sur le mur

cette ombre

qui n'appartient à personne

Cette rumeur , c'est peut être

une étoile

tombée dans l'herbe

Au temps de l'encrier

même les mots

avaient une odeur violette

Avant de quitter le jardin

il embrassa

l'écorce d'un saule

et dans le recueil il conclut de cette façon :

"Il faut conclure

dix sept syllabes

c'est trop, ce n'est pas assez. "

songeuse...

Ryokan, l’un des maîtres du haïku, affirmait déjà au XVIIIème siècle : « Mes poèmes ne sont pas des poèmes. Quand vous aurez compris que mes poèmes ne sont pas des poèmes, alors nous pourrons parler de poésie

 

 

 

Je reste songeuse... et vous?

 

 

un de ses haïku:

 

 

Sur ma porte de branchages

une perle de rosée

au petit matin

 

vu en vrac

Empreinte de pas

chatouillis sur mon index

Oh ! la coccinelle

 

Gouttes sur la toile

araignée tapie au centre

mouche sur la viande

 

L’enfant en retard

s’arrête cueille une fleur

ma montre arrêtée

 

20.03.2008

Les mains au caillou blanc

Françoise caillou.doc

http://www.france-blanchar.fr/

Françoise Blanchard est une amie . son style est source  d'humanité  et de tendresse

j'ai photographié un de ses poèmes . Pour le lire plus aisément cliquez sur " Françoise caillou"

Merci . j'ajoute  un lien vers son site dans " Mes amis "

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04.03.2008

ART ET BIRMANIE SUITE ... decembre

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Vous souvenez vous de l'aquarelle offerte par mon amie Christine?

elle sera  vendue aux enchères avec d'autres oeuvres  le sameci 15 MARS

dès 18 heures au Siège de l'union interparlementaire de GENEVE

CHEMIN DU POMMIER - 5 LE GRAND SACONNEX

bien entendu au profit de la BIRMANIE  http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/

et pour vous mettre en appétit une des images que je viens d'insérer

 

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