« Les "écorces" de Claude Esteban | Page d'accueil | BUCOLIES »

30.03.2008

de Pierre REVERDY

Notes sur la poésie : Pierre Reverdy

 

Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de  la partager d'autant que Pierre Reverdy est  l'un de mes poètes préférés

La poésie est atteinte quand une œuvre d’art quelconque s’intègre, ne fût-ce qu’un moment, à la vie réelle de l’homme par l’émotion qu’elle provoque dans son esprit et comme dans sa chair. La poésie n’est dans rien d’autre que dans la mise en commun d’aspirations diverses auxquelles l’œuvre d’art peut donner la violente illusion de s’être rencontrées. Le poète ne s’occupe pas et ne doit pas s’occuper de l’émotion que pourra provoquer son œuvre. Il ne doit et ne peut connaître ou reconnaître, dans son œuvre, que l’émotion qui lui a donné l’élan nécessaire à sa création. Mais, plus cette œuvre sera loin de cette émotion, plus elle en sera la transformation méconnaissable et plus vite elle aura atteint le plan où elle était, par définition, destinée à s’épanouir et vivre, ce plan d’émotion libérée où se transfigure, s’illumine et s’épure l’opaque et sourde réalité. On ne fait pas de la poésie. On écrit des poèmes en risquant sa chance ; on peint des tableaux, on compose un morceau de musique et il s’en dégage de la poésie ou il ne s’en dégage pas, c’est-à-dire qu’on a écrit, peint, composé absolument pour rien, ou bien… Le poète doit voir les choses telles qu’elles sont et les montrer ensuite aux autres telles que, sans lui, ils ne les verraient pas. L’art et la poésie ne sont là que pour puiser dans la nature ce que la nature ne fait pas. Je vis, d’abord — j’écris, parfois, ensuite. Mais il m’arrive de sentir davantage ce que veut dire vivre en écrivant.

Commentaires

Cela me plait tout ce qu'il dit, et je m'y intègre bien :-))

"On écrit des poèmes en risquant sa chance ; on peint des tableaux, on compose un morceau de musique et il s’en dégage de la poésie ou il ne s’en dégage pas"

C'est là le mystère, on ne sait jamais à l'avance.

Ecrit par : lutin | 31.03.2008

Après le première lecture de ce texte, on a tendance à être 100% d'accord. Et puis sur quelques détails on sent poindre l'ignoble romantisme qui limite la réflexion ... qui s'arrête parce qu'il trouve cela beau alors qu'il ne s'agit que de conformisme. Rien de plus dangereux pour soi-même que la lucidité légèrement édulcorée. En lisant ce texte disais-je, l'habileté de Pierre REVERDY fait qu'il dit les mots justes mais que mon ressenti dit le contraire. Il dit que l'acte d'écrire a une destination : les autres, et que hélas la chose écrite a sa propre vie.
Et puis ces premières lignes ! Cette définition de la beauté ! Non NON et non !
N'est-il pas plus juste de dire que seul l'acte d'écrire a une signification et que l'on ne crée jamais ce que l'on croit créer ?
(P.R. : Le poète doit voir les choses telles qu’elles sont et les montrer ensuite aux autres telles que, sans lui, ils ne les verraient pas.)
Comme disait l'autre : les meilleurs d'entre nous abritent la vanité de quelque chose.

Ecrit par : maisoublanco | 19.04.2008

Mes coordonnées :

Ecrit par : maisoublanco | 19.04.2008

bonjour maisoublanco je suis allée sur votre site j'ai trouvé un sujet qui m'intéresse doublement mort de la mère et Meursault.
me suis inscrite
retournerai
relirai Reverdy lentement et répondrai à vos réflexions.

à bientôt
adeline

Ecrit par : adeline | 19.04.2008

Maisoubianco le système d'inscription chez vous est compliqué et inopérant!!

tant pis...

je regrette

Ecrit par : adeline | 21.04.2008

Ecrire un commentaire