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28.11.2007

Sommet

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Fier sous le soleil

neige tendue sur les aiguilles

et là

l’encre bleue d’un coin de ciel

Silence assourdissant de grandeur

Chaque  pas soulève un langage différent

on voudrait lire l’histoire des glaciers

Il faudrait un regard plus haut 

surgirait peut être  

le passé endormi un jour

dans un puits immaculé

Les flocons lancent une  partie de neige

ma main assoiffée en  mange une poignée

lentement l’ ombre naît s’imprime

jette un voile sur le roc gelé

27.11.2007

Promesse blanche

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Sur un  névé nacré

aveuglé de soleil

un arbre égaré là pleuvait son espérance

La montagne chantait un souffle de sel blanc

Personne pour l'entendre

Puisque je flânais loin dans une chambre claire

sous mes paupières vides

ondoyait ce tableau

brossé par l'invisible

Une idée noire

vol d'une aile de cygne et d'un papillon d'or 

vint poser un augure au ciel du paysage

Tout devint espérance

pourtant

au vert du clair silence

26.11.2007

de ZEIO

  COUP DE GRISOU (JET D'ENCRE)

Tandis que j'élimais une ligne de rimes,
Une mine à la mine abîmée s'abîmait...
Quand bien même alignés toujours se désarriment
L'aligné bien rimé et la ligne arrimée.
Amarré à la mire un mineur se mirait,
Muré dans un miroir à la mine amurée.
À quoi sert au mineur de venir s'y mirer,
Lui qui ne sait mimer, qui ne sait s'arrimer ?
C'est toujours au mouroir, même désarrimé,
Que s'abîme l'amarre au bout de la marée.
La dernière amarrée est dernière à rimer,
La dernière mirée est dernière admirée...
Mimes-tu même moi qui ne sais me mimer ?
Peu suffit au rimeur pour mourir à la mine...
Quand bien même un me mime il ne saurait m'aimer,
Comme moi je mimais tous les mots qui me minent.
Qui le sait, ce qui m'aime ou bien même m'aimait ?
Ce qui mire est-il mime ou bien mine éraillée ?
Je ne sais si mimer est à même de nuire,
Mirer un diadème est ma façon de luire.
M'aimes-tu même moi qui ne saurais m'aimer ?
Aimes-tu te mirer à même l'élimé ?
Même un rien mènerait l'âme à ce minerai,
Diadème miné dans la mine de grès.
     

Juin 2007  http://zeio.free.fr/poesie.htm

flottements

Tu t’insistes te décalques

pour rester  ne pas t’oublier

tu aimes tes assuétudes tes désuétudes  tes solitudes 

tu papillonnes à travers des paysages 

toujours les mêmes

tu as si peur de t’égarer

 

Tes berceaux flottent en souvenirs d’inconsistance

je crois que tu aimais ces barreaux bleus

en  rais de ciel

Tu t’envolais

tu cachais  sous ton oreiller des fleurs de rêve

pour assurance

Tu t’éveillais

tu te grisais de la lumière  en traits rayés

et qui dansait  à travers le vert des volets

Parfois encore  tu te berces  de droite à gauche

te perds  un peu

 

Tu t’es rapprochée des soleils 

des vents d’été

tu le  sais enfin  ce pays où tu es bien

Il s’est fixé sous tes paupières

 Alors pourquoi  flotter encore…

25.11.2007

Garde les plus douces

Il  ne faut pas perdre

toutes les larmes.

Garde celles qui baignent

lavent les blessures

Non ne réveille rien

laisse

elle s'est assoupie

les bombes n'étaient rien

ne l'ont jamais touchée.

Elle s'est assoupie je te dis

au fond 

dans un velours

nuit sans étoiles

elletombaitdoucementrebondissaitdansunralentide

.

.

.

 V   i   e

 

Rouge  le crépuscule

rouge de ce sang pâle

allongé de  ses pleurs salés 

de ses soupirs

on les respire encore

 

Non

on ne t'entend pas

laissons  la

Endormie

 

08.2006

23.11.2007

C'était en rêve

Tu sais

dans ce pays

où je rencontre

Ceux qui aiment

Ceux qui rêvent

Ces frémissements imperceptibles

du vent peut être

ou du printemps

Oui

c'est là  près d'eux

que  je veux  m'égarer

oublier

vivre

J'ai aperçu hier

ou un autre jour

Celui-là

ou celle

qui  me ressemble un peu

Nous avons marché

sans but

sourire aux lèvres

Mais  je l'avoue

c'était en rêve

17.11.2007

puisque la source

Puisque la source s’égouttait

désaltérait  de note en note la roche tendre

 Puisque le gris

se fonçait de larmes légères

Puisque l’homme était là ,

assis, seul

dans le silence des feuilles rousses

Il entendit un piano

notes et gouttes vinrent chanter

 clapotis frêle sur son cœur

Il regardait

un peu absent

Existait-elle cette marmotte

en habit lacté de décembre

et qui passait furtive si près

Une émotion

proche de celle de l’amour vibrait en lui

il choisit de fermer les yeux

protéger ce rêve impalpable juste un instant

16.11.2007

haïku d'hiver

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Les peupliers noirs
 

tendent leurs bras décharnés

vers le ciel grisâtre

. 

 Le clocher s'éveille

surgit  de ses draps de brume

aurore d'hiver

.

Traits d'encre de Chine

sur un bleu céruléen

peuplier sans feuilles

.

Bruissement du lierre

sous les nuages grelotte

un oiseau transi

13.11.2007

Abandon

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Unie à ton esquif 

 conque pleine de toi

une fille

en vertiges de sel

tangue  au jeu des remous  

 

Résonances bavardes d’un écho d’horizon

des murmures l’étreignent

L'air est vif

il dessine   sur la coquille

des stries en méandres

traces pour  un automne

Quelques notes d'antan

froissent des crépuscules

Lasse,                  

elle abandonne  à la nuit

toutes les impostures.

08.11.2007

automne

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Fraîcheur de novembre

les pourpres de l'acacia

pâlies ce matin

.

Moineaux  attardés

posés sur les branches mortes ?

non !  dernières feuilles

.

Froissement d'ailes

au frémissement des câbles

une feuille meurt

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