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12.09.2007
Phéromones
J'étais bizarre ce soir
un peu grise
un peu rose
entre le tendre
très tendre
et le déçu
plutôt
flou
Quand j'ai regardé le film d'amour
sur la une
j'ai vu le rose
j'ai respiré l'odeur de tendre
Dès l'histoire finie
je me suis endormie
Puis réveillée
déçue
Je n'aime pas du tout
cette odeur de cendre grise
J'ai décroché le combiné
pour te parler
Tu me les enverrais bien
ces phéromones roses
à l'odeur de brise tendre
Je saurais
les enfermer jusqu'au matin!
Mais avez vous déjà reçu
la moindre phéromone de n'importe quoi
par un répondeur vous???
Vous êtes en communication avec le...
Décidément je pars me coucher!!
17:46 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
Rencontre à travers mots
Chemise soulevée par un soupir qui déborde,
Quelques mots insoumis
silence arraché à son secret.
Eblouissement qui trébuche sur une erreur
bégaiement soudain .
Il en sort quelques notes en résonance plus fidèle
Miroir où se reflète une vérité presque nue impudique
Flagrance à traverser tous les parchemins.
Une évidence folle démesurée qui
noircit le papier à force de clarté aveuglante,
agressive.
Langage décalé contraire à force d'exactitude .
Provocation insidieuse pénètrant
dans les échos reculés
dans la profondeur de l'autre.
Frémissement vibration de cordes profondes
Un autre soupir en face, vient de répondre.
janvier 2000
17:15 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
07.09.2007
La nef des fous
Toi, chouette , tu es seule à me voir alors écoute :
La nuit ouvre tes yeux et j'attendais la nuit.
Tu m'observes et je sais
tu devines
Tu devinais déjà quand tu m'as vu grimper.
Pas très fou pensais tu ( ton regard est si large )
Alors pourquoi se perdre dans ce bateau perdu
Saurait-il ?
Oui. J'avais entendu
Ils ont dit : " Construisons une nef pour les fous
Envoyons les se perdre vers la Narragonie.
Tous ces clones de rois de seigneurs prétentieux
Ces ivres de pouvoir ne pensent qu'à leur ventre. "
Et de charger la nef de poulets, de cerises,
d'alcool , de miel , de gras , de sirops indigestes.
"Ils n'arriveront pas oubliés de l'histoire.
ne pourront que se taire
Leur panse éclatera . "
Moi l'oublié, le pauvre , le maigre , le poète ,
je sens l'odeur du diable
Mais j'avais espéré.
Le moine en sa capuche, la religieuse noire
eux sauront résister, jeûner quand il le faut .
Mais leur tête a brisé son sceau au son des luths
Vois ! Le monde agonise même sur ce bateau
Alors ?
Etre affamé et seul en la Narragonie ?
Seul pour dire, crier , convaincre , raconter ?
Ma voix est bien trop faible.
Ils ne m'entendront pas , ne pensent qu'au plaisir
leurs yeux sont égrillards
autre leur gourmandise.
Je voulais leur parler ils ne me voient qu'à peine
sont noyés en leurs sexes perdus au son du luth
Ah loi de chasteté !
Oublies -tu l'interdit , ce moteur du désir ?
Libres sur ce bateau ils ont oublié Dieu .
L'eau est verte. J'y trouverai mon espérance
Oui je veux oublier la sombre déchéance.
L'air pue les détritus et les laideurs de l'âme
Les abysses m'appellent et ma mort sera douce
Mes illusions m'embaument et je rêve de bleu
d'eau salée, de fraîcheur , ablutions salutaires
Allez souris Chouette , tu sais que j'ai raison
Mes cheveux sont trempés, mon sourire se noie
Adieu .
D’après «La nef des fous » Jérôme Bosch23:30 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06.09.2007
Au fond d'un verre
Quelquefois tu sais
je voudrais
te trouver au fond de mon verre
Pas comme un glaçon
qui fondrait, trop vite
non
comme un miroir qui aurait gardé tes traits, ton sourire
je te parlerais
dis m'entendrais-tu ?
je bois un second nectar d'espérance
je ferme les yeux j'entends un murmure
comme une chanson
musique , berceuse
voilà ta présence
illusion silence
et ma tête tourne
je ferme les yeux
j'avais tant envie d'écrire un poème
qui serait un lien
un fil de " je t'aime "
qui s'enroulerait lascif, doucement
me voilà enfin
près de toi en rêve
je vais m'endormir
et tu seras là
18:00 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
04.09.2007
Rien ne meurt

entendait ricocher les échos d’une eau pure
Etait-ce chant de femme ?
Une voix éraillée
au tréfonds de la tombe
d'une mère éplorée
un torrent de ses larmes ?
Une amante esseulée habitée d'espérance
une fée musicienne
endormie dans la roche ?
Une légende ancienne avait marqué la route
ornière étroite
usée
rétrécie par les ans
Mais rien jamais ne meurt
Chaque poussière est obstacle à franchir
11:15 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
02.09.2007
Odeur de lin

Aime à te faufiler en points larges et blancs
couture provisoire au lâche fil des jours
au pointillé du songe
qui brode les amours
Aime à bâtir la toile en soutien du fragile
la soie crisse la vie
quand l'âme difficile
cherche l'heure absolue
Aime le diaphane au parchemin brûlé
son parfum flotte encore
borde le de tes cils
ourle le d'un ruban
de larmes assagies
Un oreiller d'envie s'offre à ton front meurtri
se gonfle de soupirs
et s'enfle la chemise de lin neuf
où palpite un murmure
en chœur de souvenirs.
23:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature



