22.07.2007

Elle

Ses aubes étaient pâles
Ses routes escarpées
Son souffle était la brise.
Mais son regard si doux
Et son coeur si gracile

tu marchais auprès d'elle.

Elle a lâché ta main de sa main trop fragile
A préféré, un soir,
S'étendre sur la couche d'Hélios,
Et dormir...

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Assise sur ta peine
Ton regard trop lointain...

Les cherche!

Puis s'égare
Ecarte l'horizon

Et d'un pas trop pesant
tu continues ta route
Traînant un sac de larmes
Qu'elle avait oublié

Voilà pourquoi sans doute
Dès qu'un récif émerge
Ce pas, mal assuré,
Porte mal tes idées

Tu voudrais te noyer dans ce chagrin trop vaste
Cet océan trop grand, pour l'enfant que tu  fus,
 
Pour l'enfant que tu restes!
Sans avoir rien compris..

 

              mars 2000

Commentaires

Un poème bien émouvant et qui fait mouche dans mon coeur !

Ecrit par : mikel | 22.07.2007

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Beau et très touchant ce "sac de larmes... oublié"
Merci de m'avoir citée dans tes liens
Une belle journée à toi

Ecrit par : Colette | 23.07.2007

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"Voilà pourquoi sans doute
Dès qu'un récif émerge
Ce pas, mal assuré,
Porte mal tes idées..."

Il y a des absences qui nous creusent, qui nous paralysent, nous engluent. On n'est jamais guéri de cet essentiel qui a manqué dès l'enfance... Tout peut nous être récif ou faille ou brisure.


Ces traits soudain importants
écrasés sur un cliché flou.

Glissade...
à cause peut-être
des sonorités d'un nom
qui caressent la gorge
et soudain griffent et écorchent.

Ecrit par : agnès | 23.07.2007

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un texte écrit il y a plusieurs années .
revenu à ma mémoire parce que ...

Ecrit par : adeline | 23.07.2007

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Oui Hélène, parce que... ;-)

Ecrit par : agnès | 23.07.2007

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