23.11.2009
Trop de pluie
la pluie fouettait les vitres
jour après jour
les flaques se couvraient de feuilles
tapis d'or vieilli flottant
comme lui peut être
dans les larmes
il préférait ne rien voir
se réfugiait dans le sommeil ou
dans un livre
Les mots chuchotaient
insectes sombres
sur le silence machinal
des pages tournées.
au suspendu de son regard absent
11:15 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
17.11.2009
L'inventé du vent
Rideau offert au vent
la pluie
claquait
battait tout
pour créer l'inverse
que naisse l'inventé
il te faut répétait l'averse
laisser s'étendre, entendre,attendre
qu'un nuage crève baigne d'un sourire
une envie une ombre
J'ai tout entendu
n'ai rien laissé
saisie j'ai saisi
tout
multiplié
jusqu'à m'essouffler me laisser tomber
sur un banc de mousse
j'attendais
envol mes paumes s'ouvraient mains d'enfant gourmandes.
saisir l'autre main courir sur une île grimper sur un arbre
Enfin courte échelle
de toujours soi ou toujours toi pour
de la haut évaluer
d'un regard trop grand
la valeur de l'herbe tendre, des violettes ,des nuages ou des anges
je cherchais à travers des doigts de transparence, rares, légers, comme une brise d'été
Soudain j'avais faim
faim de fruits
00:16 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
15.11.2009
Bleu nostalgie (poème simple)
Visage de porcelaine
sur sa tempe palpite une veine bleue
Elle
robe bleue
manteau bleu
rubans bleus
camaïeu ciel et mer
regard bleu
enchâssé au milieu de boucles de nuit
Elle
si sage, si douce
…
nous avions huit ans
elle aimait trop le bleu
elle nous a quittés
échappée dans la nuit
s'est envolée vers l'espace
pour le voyage
on l'avait revêtue d'une robe d'ange....
Bleu
22:32 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ^poesie, litterature
14.11.2009
A cloche-cliché

Deux lumières douces
l'une mauve l'autre pourpre
deux couleurs sucrées
un bleu obscur en contraste
pour les souligner
nos ombres dans le miroir
viens t'asseoir attarder
ton regard de porcelaine
pas loin de la cheminée
j'aime ton pull blanc de laine
***
Folie
je l'ai inventée
cette histoire à grignoter
sur un ton de promenade
les cimetières parfois
ont tant de bouquets blancs
sur le gris des marbres
objectifs ensoleillés.
chemins verts j'ai capturés
pour aller comme ça
tout comme toi
à cloche-cliché
18:38 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
12.11.2009
Volatil

Volatil
Pour une homonyme amie...
Zouip ! Zouip ! Il y a d'une savonnette mouillée,
d'une savonnette à vilain, dans ces idées, ces sentiments,
ces impressions qui vous échappent, qui s'évadent
en se jouant du traquenard minutieusement agencé
parmi les vocables pour y prendre la fourrure fauve
ou argentée d'un poème. L'on s'y voit, à l'avance,
brillant comme un mot grec : l'on s'y retrouve bête
comme un gros mec ! Ah ! Le poème... Cette belle
qui fait de nous un Ixion, ce fantôme de nuées
qui s'esquive juste comme on pensait l'embrasser !
Miroir aux alouettes enfin parfait, croit-on, après
toute cette mousse de bulles irisées ! Le poème, ah !
comme on voudrait s'en laver la cervelle - mais hélas
le piège est vide ! Et sphinges et merveilles
à nouveau nous narguent
depuis certains escarpements non moins inaccessibles
que le ciel lui-même. (Cela, - sans parler de l'obsession
qui plane, hors de portée, en cercles dans nos songes !)
Xavier BORDES
10:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
10.11.2009
Soleil...

Ce matin tu as écarté le gris pour me sourire
Il était bien épais le
poids de mélancolie des nuages
en cet instant pourtant le jardin
s'est illuminé...
J'ai voulu croire en ta promesse
Tu as déjà refermé tes paupières
sur les jours froids de l'hiver
mais
oublié une luciole dans un coin de mon univers
23:03 Publié dans carnet de ciels | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
09.11.2009
novembre sur francopolis
70ème ÉDITION FRANCOPOLIS
Revue Novembre 2009
Responsable de cette revue: André Chenet
Conception des pages web: Gertrude Millaire
Auteurs sélectionnés par le Comité Francopolis :
Isabelle Jullian, Pier Mayer-Dantec, Sylvie Meheut et Paul Mari et Sophie B.
http://www.francopolis.net/vostextes.htm
***
Au Salon de lecture
http://www.francopolis.net/salon.html
*
nous recevons Patrick Joquel
http://www.francopolis.net/salon/Joquel-Salonnovembre09.h...
***
ANNONCES SPÉCIALES : Anthologie 2008-2009
http://www.francopolis.net/liens/annonces.htm
*
Une nouveauté sur Francopolis.
Une anthologie-papier en pré-vente,
Anthologie Poétique / Francopolis 2008-2009
une belle brochette de 80 auteurs à s'offrir pour les festivités de fin d'année.
+++++
- À consulter nos rubriques et publications spéciales.
***
Créaphonie
http://www.francopolis.net/creaphonie.htm
*
Globe Fêlé, texte et images, Isa Bercée - recherche Hélène Soris
http://www.francopolis.net/creaphonie/creaphonienovembre2...
***
Rubrique Humeur
http://www.francopolis.net/humeur.htm
*
Pensées et aphorismes d'André Breton, recherche Serge Maisonnier
http://www.francopolis.net/humeurs/pensees-novembre2009.h...
et
Brèves de conversations II - MARCEL et GEORGES par Michel Ostertag
http://www.francopolis.net/humeurs/Ostertag-novembre2009....
***
Conte et Chanson
http://www.francopolis.net/chansons.htm
*
Apologue : Mise en bouche par Serge Maisonnier
http://www.francopolis.net/chansons/ConteMaisonnier-novem...
***
Lectures Chroniques
http://www.francopolis.net/revues.htm
*
Joël Bastard : Bakofé - Poèmes par Xavier Bordes
http://www.francopolis.net/revues/BastardJ-novembre09.html
***
Langue en web
http://www.francopolis.net/langue.htm
*
Chloé Sainte-Marie chante en Innu, recherche Gertrude Millaire
http://www.francopolis.net/langue/Chloe-novembre2009.html
***
Vie-Poète
http://www.francopolis.net/Vie-Poete.htm
*
Jorge Luis Borges : la parole universelle par Cristina Castello, recherche Cécile Guivarch
http://www.francopolis.net/Vie-Poete/Borges-novembre09.html
***
Vue de Francophonie
http://www.francopolis.net/vues.htm
*
Vue de Kelig sur les supermarchés - Bonjour l'ambiance !
http://www.francopolis.net/vues/Kelig-novembre2009.html
***
Suivre un auteur
http://www.francopolis.net/roman.htm
*
Roman à suivre: Relation Épistolaire par Archibal Michiels
Épisode II - recherche Hélène Soris
http://www.francopolis.net/librairie/RomanEpistolaire2.html
***
bienvenus dans notre forum
http://177897.aceboard.fr/
N'oubliez pas de nous laisser vos impressions sur notre livre d'or.
http://books.dreambook.com/francopolis/main.html
Vous trouverez la présentation de chacun des auteurs publiés sur
Francopolis dans les archives
http://www.francopolis.net/librairie/vostextesarchive.htm
Pour participer et envoyer des textes, voyez les directives de notre comité de lecture.
http://www.francopolis.net/comite.htm
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Vous pouvez également nous envoyer vos propositions d'articles, aphorismes, créaphonie, notes de lecture, contes, etc.
à cette adresse: contact@francopolis.net
et voir la procédure sur comité: http://www.francopolis.net/comite.htm
Le Comité de Francopolis
17:35 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, arts, peintures
monotone
Tu n'en peux plus de ce ciel monotone
en uniforme au cœur serré
Le vent bienveillant vient bercer
les feuilles d'or vieilli du cerisier
dernier slow avant de
s'allonger sur la pelouse froide
tisser une laine grossière en camaïeu
Oublie un peu les éblouissements du soleil
des automnes usés
11:35 Publié dans carnet de ciels | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, ciels
08.11.2009
s'écrire en reflets
s'écrire en reflets
la trace ne s'efface pas avec un billet sur la table
s'écrire parce qu' on a regardé l'autre ,
lu ici ou ailleurs
parce qu'on se souvient du temps
où
il voyait encore le soleil
ou
qu'il s'était brûlé à ses rayons blessants
ou
comme ce soir la pleine lune
sensuelle, transparente, impudique
nous montrait ses reliefs
il y a toujours la chair
la vie
et ces élans
si difficiles à contrôler
qui nous rendent heureux
ou
tristes
à croire qu'on va mourir
23:23 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature
larmes aux cieux
Larmes aux cieux toute la journée
après ce matin voilé
où des feuilles d'or détrempées
tombaient doucement
en silence
et dénudaient les peupliers
15:28 Publié dans carnet de ciels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie
07.11.2009
A......Verse !
Le ciel sanglote dans un drap d'anthracite
toits flous
vus à travers un regard de chagrins inutiles
tout grelotte en clapotis
même l'insecte préfère dormir
comme
vit un rêve
en camaïeu de verts tièdes et neufs
10:23 Publié dans carnet de ciels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
06.11.2009
douce simplicité

le bleu s'allonge quelquefois
entre deux nuages trop sombres
lorsque plus près
érable en feu et cyprès bleu
devisent côte à côte
si un rayon vient y danser le toit de la maison s'éclaire
c'est ce paysage d'espace
sa banale simplicité
qui me ravit
ce matin les moineaux heureux
ont picoré sur la terrasse
mes graines
et mon sourire
ils sont enfantins et joyeux
12:01 Publié dans carnet de ciels | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
01.11.2009
Le coeur de la terre

Je regarde l'érable
enflammé pour l'automne
purifier la transparence du bleu
Et je pense au grand feu
au grand feu qui se cache en nous
et…
sous nos pas …
Nous n'entendrons jamais
le grondement
qui ceinture la terre multicolore
verte des forêts calmes
jaune des sables
et de
tout ce gris des villes
Comme clins d'œil à la fournaise
nous avons même ajouté lampes et néons
Pourtant
vivant,
frémissant bat un cœur
comme une orange
en secret
un cœur immense
invisible et oublié
Il se sent étouffé
comme le notre en certains jours il bouscule alors
tout autour de lui
dans un soupir immense
et aveugle
sa respiration déchire un passage
libére ses larmes incandescentes
ses laves brûlantes
incendiaires
Il ne
Sait pas qu'il tue
il faut bien qu'il
Vive …
22:42 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
dans les erreurs du vent
Le violon grince
parfois
dans un fouillis de notes
quand un enfant s’essaie
à caresser les cordes
d’un archet maladroit
les crins qui s’échappent
se balancent
trop légers trop fragiles
il faudra bien arriver
à ce que le métronome
nomme
tout ce qui crie trop fort
fait
hurler les
dissonances
il faudra bien
apprendre dans les erreurs du vent
01:15 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
26.10.2009
Note grave

Me reste toujours cette brume
lourde aux paupières
et ta silhouette
lointaine
Tu voudrais devenir une ombre
J'entends cette pensée secrète
ce murmure dans mon brouillard
d'imaginaire et d'incertain
Que mon oreille s'assourdissse
que mon tympan soit de velours
la cloche d'une note grave
me martèle
comme un tocsin
réveille l' oiseau endormi
tu sais
celui qui
s'était cassé l'aile hier
et que tu avais recueilli …
23:33 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature
perle d'enfance

"Dès qu'il poussait une porte une nouvelle vie commencait pour lui."
Henri Michaux
Cette nuit
j'ai avancé la main
hésitante
effrayée peut être
il fallait enfoncer les portes lointaines
J'ai senti le froid métallique du gris des nuages
mon doigt a pénétré
insisté
jusqu'à frôler la première goutte de pluie
Elle tremblait comme une larme
m'a raconté en tombant sur la pierre
qu'elle avait été ma première tristesse
Elle était douce
ténue
solidifiée
perle d'enfance
pierre oubliée
Quand j'ai refermé la porte
Je crois que ma maison a secoué sa vie
05:10 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
19.10.2009
Les pages non lues d'Evelyne André Giudici
Les pages non lues tourneront d’elles-mêmes au hasard du vent ou de la brume, qui emporte tout.
Sous la flamme d’une vieille chandelle, coulant comme les mots qui trouvent un nouveau sens, j’écris.
J’écris que le printemps doucement m’indiffère, que les astres sont à jamais déliés les uns des autres … la pluie était si douce l’hiver …. L’herbe fauchée d’hier ressemble à la vie s’arrachant à elle-même.
Combien de jours à sillonner les chemins endormis de nos rêves, combien de nuits s’éteignent sans un bruit.
Dans ce lieu, froid et vidé d’humanité, il attend … il attend la lueur vêtue d’une robe noire, élégante et légère … si légère …
Dans la morsure du loup qui l’effrite, dans l’océan qui emplit ses alvéoles … il attend … la soif de l’aube au ventre
Aucun regard n’est à cet instant plus profond que le sien, qui ne voit plus, mais qui sait.
Les feuilles au-dehors bruissent lentement, son visage soudain s’est figé.
Rien.
Il n’y a plus rien à dire.
Rien à écrire.
Rien à penser.
Je n’entends plus sa voix
Je ne sens plus sa peau
Rien que le souvenir de ses cheveux encore tièdes
La tiédeur du presque vivant, la tiédeur des matins tant espérés, la tiédeur de la chair qui ne pourra plus répondre …
J’ai vu mon père se vomir comme on extrait l’âme d’une peau
Avec souffrance, avec conscience, sans que j’aie pu rien y faire
Rien ….
Rien …
Les fleuves coulent leurs huiles bleues et brillantes à la façon du pinceau glissant sur la toile
Mon enfant fait des bulles dans le jardin
Le chien aboie
Les jours s’envolent comme les oiseaux des arbres
Rien
Il ne se passe rien
Rien ne revient
Les saisons s’abandonnent
Et ces pages non lues qui tournent d’elles-mêmes au hasard du vent ou de la brume, qui emporte tout.
11:28 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
08.10.2009
69ème ÉDITION FRANCOPOLIS
Revue octobre 2009
Responsable de cette revue: Ali Iken
Conception des pages web: Gertrude Millaire
Auteurs sélectionnés par le Comité Francopolis :
Hafsa Saifi, Nadjet Tabouri, Luc-André Rey et Jéromine Beauvoisin
http://www.francopo
***
Au Salon de lecture
http://www.francopo
*
nous recevons Juliette Guerreiro
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- À consulter nos rubriques et publications spéciales de ce mois-ci
ANNONCES SPÉCIALES
*
Une nouveauté sur Francopolis.
Une anthologie-papier : Anthologie Poétique / Francopolis 2008-2009
en gestation. Une belle brochette de 80 auteurs à s’offrir pour les festivités de fin d’année.
Plus de détail ici : http://www.francopo
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Créaphonie
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*
Sculptures accompagnées de textes de Raymond Warren, sculpteur québécois
recherche Gertrude Millaire
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Rubrique Humeur
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*
Pensées de Guillevic, recherche Serge Maisonnier
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*
Billet d’humeur:
Brèves de conversations I - MARCEL et GEORGES par Michel Ostertag
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Conte et Chanson
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*
Poème pour ma mère de Aile ~ Louise Dostie
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FrancoSemailles
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*
La poésie par André Chenet
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Langue en web
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*
Le long des sentiers de Patrice Parhal...(lecture et voix)
recherche Kelig Nicolas
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Vie-Poète
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*
André Laude par André Chenet
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***
Vue de Francophonie
http://www.francopo
*
Visage et Regard : de l’ontologique au poétique par Khadija Outoulount,
http://www.francopo
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Suivre un auteur
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Roman à suivre:
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bienvenus dans notre forum
http://177897.
N’oubliez pas de nous laisser vos impressions sur notre livre d'or.
http://books.
Vous trouverez la présentation de chacun des auteurs publiés sur
Francopolis dans les archives
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Pour participer et envoyer des textes, voyez les directives de notre comité.
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Vous pouvez également nous envoyer vos propositions
à cette adresse: contact@francopolis
et voir la procédure sur comité:
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L'équipe de Francopolis
09:04 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, arts
02.10.2009
GILLIA
En rêvant de promenades, je me promène, je flâne, j'hésite, je m'arrête... Sur l'autre trottoir, peut-être... La vue... Une rencontre... Je voudrais.... Rêver... de... J'avance un pas sans regarder. Un véhicule en camaieu de gris et de blanc me barre le passage.
Je rêve dans mon rêve, et je n'ai rien vu. Mon nez s'est cogné à la vitre, et je te vois... Tu souris, tu ris même, avec tendresse on dirait... Je recule, ne te quitte pas des yeux. Ton sourire me plaît, il me rappelle... Qui ??? Je connais ce regard bleu, ce regard de ciel. J'ai aimé ce regard... Mais, qui es-tu ? Je te rends ton sourire, je longe le minibus. La porte arrière est restée entrouverte... Je tente de la fermer, plusieurs fois, en vain. Tu te retournes, tu ris de nouveau tu me cries
" Laissez donc, aucun danger, c'est un véhicule... Et ton rire s'accentue... Un véhicule... fabriqué à partir d'un avion... C'est un véhicule..Tu ris, énigmatique. Ne vous inquiétez pas ! "
Mais j'insiste.
"J'ai peur !.... Vous êtes en danger! Vous ne pouvez rouler avec une portière ouverte!..."
J'essaie à nouveau de glisser cette portière récalcitrante, qui rebondit pour me narguer...Tu viens , tu ris:
"Je vais vous montrer, c'est simple, il suffit de la coincer: ainsi ! Tu avances l'accoudoir gris et souple du siège arrière dans l'encoignure, puis tu claques la porte...Voilà, vous voyez ? C'est simple ! "
Ce bus m'attire, ton sourire aussi. Je te connais, je t'aime, pourquoi ?
"Dans quelle direction allez-vous ? Pouvez-vous m'emmener ?
-Bien sûr montez!"
Et je m'installe sur la banquette grise, tout au fond, celle qui maintient la porte fermée... Soudain je m'émerveille: tous les autres sièges sont roses, un rose très doux, légèrement lumineux. Il y a deux autres voyageurs. Je caresse d'un doigt la toile du fauteuil le plus proche de moi; tu te retournes comme si tu m'avais vue et tu souris malicieusement. Tu me répètes:
" Vous voyez, je vous l'avais dit, ce bus a été construit avec un avion. Ce n'est pas un bus comme les autres !"
Ton regard non plus n'est pas comme les autres. il a la même luminosité indéfinissable que le tissu des sièges, la luminosité des couchers de soleil quand le crépuscule va bientôt rejoindre la nuit... Tu nous arrêtes sur une petite place, une dame blonde descend , se dirige vers une pâtisserie. Il y a peu de monde dehors, je regarde l'étalage de cette pâtisserie
.Mais, je la connais! J'y venais quand j'étais enfant. Ce ne sont plus les mêmes gâteaux. Maintenant ils sont tous blancs, très appétissants. Il faudra que je pense à revenir. Il faudra que je goûte à ces friandises .J'aurais pu descendre ici, je connais ce quartier, mais tu es déjà au volant. Il faut que je te demande de m'arrêter bientôt....
*************
... J'ai du continuer ma route... ta route... Je suis éveillée maintenant, dans ma maison. Ma maison qui semble lointaine, floue, j'accomplis les gestes de tous les jours... Je réponds au téléphone...Encore habitée par mon rêve et je le serai tant que je ne saurai pas qui tu es , toi la conductrice de ce bus. Ce sera je crois une journée de paresse. heureusement je suis seule et libre en ce dimanche. Il y a bien longtemps que je n'ai pas feuilleté les albums de photographies.
Voilà. Un groupe de fillettes, une école. Gillia! c'est toi ma meilleure amie. Toi que j'avais oubliée pendant si longtemps. Nous nous aimions tant avec nos coeurs de huit ans.
Et ce jour se lève dans ma mémoire Ce jour que j'ai nié parce que j'ai voulu efffacer son matin qui était trop plein des mots qui nous ont annoncé que tu étais morte. morte trop jeune. Je n'ai même pas pleuré. Je suis restée longtemps seule, appuyée contre le préau pendant les récréations. seule , immobile je n'ai même pas compris que je venais de connaître ma première tristesse.
Je vois tout à coup la page de l'album qui se mouille de mes larmes. des larmes que je n'ai pas senti arriver. Enfin je pleure. Je te pleure. Ce rêve était ma réserve de larmes pour toi. L'odeur de ton tablier de petite fille se mêle au goût de mes sanglots et peu à peu je sens enfin mon coeur se vider, s'apaiser . Soupir immense, qui tremble.
Un jour d'il y a vingt ans a voulu renaître; renaître pour qu'enfin je te dise adieu Gillia.
**************
Tiens, le courrier ! Une lettre, une enveloppe rose! j'ouvre. Non, ce n'est pas une lettre, c'est une nouvelle: le titre:" Histoire de Gillia."
Qui donc m'envoie ce courrier ? Aucune importance, je vais lire l'histoire, ton histoire...
Gillia! nous étions ensemble sur les bancs de l'école, inséparables et pourtant si différentes. Toi, calme brune aux yeux bleus, je me souviens même de l'odeur de ton tablier, bleu aussi. Tous tes vêtements étaient bleus. Je t'en avais demandé la raison.
"Ma mère m'a vouée à la Vierge , " avais-tu répondu .
Oui, à cette époque cette coutume était répandue. Tu aurais du être protégée ! La Vierge t'a voulue pour elle seule? Ta place, un matin est restée vide. Mon coeur aussi. Je me sentais comme égarée. Je n'ai pas joué en récréation. Et quand nous sommes remontées en salle de classe, l'institutrice avait les yeux rougis. Elle nous a demandé de nous asseoir, Elle même est restée debout , - elle savait que je t'aimais, son regard triste a rencontré le mien . Elle nous a annoncé:
" Gillia ne viendra plus en classe, elle a rejoint les anges ce matin."
Je n'ai pas pleuré. J'étais vide. Mon coeur résonnait creux; je n'avais pas de larmes. Mon coeur ne pouvait pas m'en donner .
A la fin du cours, l'institutrice m'a appelée. Elle a caressé mes cheveux blonds comme pour en lisser les boucles en désordre.
" Tu iras chez Gillia demain matin, tu demanderas à ta maman de t'accompagner si tu veux. La maman de Gillia désire que tu dises au revoir à ton amie."
J'ai acquiescé de la tête sans parler; je n'ai rien dit à Maman. Je suis allée seule chez toi . Ta maman m'a embrassée tristement et m'a emmenée près d'une boite tapissée de blanc. Une boîte qui ressemblait à un nuage...! Et tu étais là, revêtue de la robe d'ange que tu portais à la fête Dieu: une robe de soie bleue garnie d'un galon d'or. Tes lèvres étaient restées rouges , tu semblais dormir. Un ange! Tu étais un ange! ... J'aurais voulu voir ton regard bleu. J'étais fascinée, je te regardais, ne pouvais détacher mon regard.
"Tu vois, ma petite, Gillia est au ciel maintenant."
J'ai fait oui de la tête et je suis partie machinalement...
****************
Je suis là, interdite, les feuiilets entre les mains. Je les ai serrés un peu trop fort ,le coin en est chiffonné; et je lis:
Un écrivain qui habitait près du cimetière ou tu reposes a remarqué ta photo et aussi les roses qui embaumaient ta tombe. Il a remarqué qu'elles se fanaient toujours un mois plus tard que les autres. Il est venu te voir, te parler chaque nuit, toujours à une heure du matin; et, un jour, tu es venue sur son bureau, tu t'es couchée sur le papier, tu l'as regardé et il t'a aimée. Il t'a tant aimée Gillia! Il ne dormait plus, restait avec toi toute la nuit et il a réinventé ton histoire.Tu as grandi. Devenue femme, tu l'as aimé à ton tour... Et cet amour te fait revivre chaque nuit....
Tu te promenais donc dans le village de notre enfance! Il était une heure du matin.... Je t'ai rencontrée dans mon rêve, dans le tien! Celui qui t'a aimée était dans le bus! Je m'en souviens maintenant! Nous sommes restés trois dans ce bus....
Qui m'a envoyé ces feuillets? Je tremble d'émotion. Qui m'a retrouvée ? Lui ? Toi ? Te retrouverai-je la nuit prochaine ? Suis-je encore avec vous dans ce véhicule extraordinaire ?
Je suis ouatée, ici et ailleurs, dédoublée... Je vois sans cesse ton sourire... Que feras-tu de moi ? Tu me donnais tant d'amitié, de bonheur, fraîcheur des amitiés enfantines. Me donneras-tu quelquechose? Une fleur, un rêve?..
Un avion, disais-tu! où as-tu trouvé cet avion? entre deux nuages, peut-être?
Chaque jour je viendrai te voir ici. N'oublie pas. Quand je t'appellerai tu me parleras, dis, tu veux bien ? Nous n'avons plus de devoirs à faire maintenant petite amie, nous pouvons jouer, rêver, rire
****************
" Je sens ton appel Gillia!... Où allais-tu cette nuit, dans cette voiture folle? Où t'enfuyais-tu?"...
*****************
..." Patiente! ... Je ne peux te voir qu'au gré du soleil, du vent, des remous de ton âme...Je...suis restée trop longtemps avec toi...cette nuit...Tant...de signes à te donner....Trop longtemps...
A bientôt!.....Au crépuscule....Peut-être...Je t'aime...J'aime nos souvenirs...
***************
....Ainsi tu m'as reconnue...enfin! Quand j'ai tiré à moi la couverture du soleil pour la déposer sur l'étang que tu aimes, elle était si pesante, je l'avais voulue trop belle. Je n'ai pu en émerger pour t'apparaître... J'avais emporté deux des couleurs du soleil: l'aurore et le crépuscule, l'or pâle et le rose; j'ai pu tendre à la surface un calice, que j'avais réussi à dessiner pour toi. O! comme j'ai été heureuse de ton émerveillement.! Tu as pressenti la présence des mains aimées sur ce calice.
Puisque je ne pouvais encore matérialiser ma présence auprès de toi, j'ai voulu que ce soit lui qui te donne ce gage de mon souvenir,Ecoute plutôt...
Sais-tu ? Oui tu le sais. Je t'ai entendue le lui dire, j'ai lu aussi ton poème. Sais-tu, amie fidèle, que ta maman est près de moi, sur le nuage blanc qui m'abrite ? Tu as appelé ce nuage le pays de la poésie, nous en avons été très amusées., Sais-tu que depuis plusieurs années nous veillons sur toi ? Nous avons reconnu cet homme, tu avais raison, et avons enfin trouvé un moyen pour te mettre en sa présence. Pardon de t'avoir bouleversée, nous pouvons te guider mais pas t'expliquer.
Tu t'étais égarée, amie, la réussite, les honneurs de cette terre ne sont pas pour toi. Tu es faite pour le rêve, pour aimer. Si tu veux écrire, tu le feras sous notre dictée, tu verras
Il n'y avait rien encore dans le calice; sa beauté t'a comblée. Il était le reflet de notre amour à toutes les deux. Ta maman a trouvé le regard où s' abriter sa tendresse et elle reçoit de toi tout l'amour que tu donnes à cet homme.
Vis les instants que nous t'offrons, vis, tu as droit au rêve , au bonheur, à la joie même, accepte et tu sauras bientôt ce que contient le calice ... Je suis restée trop longtemps, Princesse, je pars ... A bientôt, au prochain caprice du soleil... Gillia.
*****
Gillia ! Tu m'as appelée Princesse ! Qui t'a dit ? Maman ? L'image de ton sourire m'envahit, ton regard devient taquin... O Gillia ! Dis moi ...Maman...ou...Lui, lui mon Prince... O si tu le rencontres, dis lui... Je regrette tant... J'aurais tant voulu lui dire cet adieu... J'aurais tant voulu l'aimer encore un peu... Ma promesse était sincère...Quand je suis venue pour le voir on m'a dit qu'il ...Que son âme l'avait quitté... Lui , Son âme m'avait attendue pour me dire adieu !... c'est cela n'est-ce pas, ces quelques instants sur ses genoux comme quand j'étais petite fille, c'était un adieu, son adieu, et il ne m'a rien dit. Sait-il que je ne l'ai jamais oublié ? sait-il ?
*****
Chut ! Tu auras la surprise. Tu reconnaîtras bientôt un regard, seulement un regard, bientôt...bientôt...Ta maman éclate de rire près de moi.
Tu sais ici, sur ce nuage, l'âge n'existe pas . Nous sommes des enfants, toutes les deux et Jane est si heureuse, surtout depuis qu'elle peut goûter à toi , Tu verras, tu retrouveras aussi la pureté de l'enfance.... Un regard bleu Princesse... souviens-toi! Un regard bleu! Seulement un regard.
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28.09.2009
une prose poétique d'Archibald Michiels

C'était une après-midi d'octobre. La lumière dessinait d'un trait précis mais doux, rendait à chaque couleur ce qu'un esprit plus hardi eût appelé son essence. Son chemin vint à donner dans une clairière. Il comprit bientôt qu'il avait maintenant le pouvoir de créer cette clairière, même s'il ne l'eût pas vue. Pouvait y faire passer une biche, inquiète ou pas, comme bon il l'entendait. La clairière recevrait la douceur en don de la lumière, et la biche s'approcherait, si seulement il l'appelait de son nom.
Il ne le fit pas. Il était sage d'user d'un tel pouvoir avec parcimonie. Question de ne pas se retrouver avec quelque chose de trop rempli. Un dessin trop achevé où il n'y aurait plus place pour une ligne nouvelle.
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