03.01.2012
2012
D'une aurore de neige
d’'une douceur de fleurs
je dessine un arpège de voeux et de bonheurs.
un instant,
d'un envol de mes pensées vers vous,
prend racine du sol pour vous souhaiter...
T O U T
20:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature;chansons;poemes
23.12.2011
Joyeuses fêtes à mes visiteurs
http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...
mon cadeau de Noël
très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site
puisque j'écris beaucoup moins je vous offre de la lecture pour vos soirées d'hiver
et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler la page ...
amitiés à tous
11:47 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, livres, litterature
04.12.2011
Tiède espérance
Plante vivace
chair
imprimée
des souvenirs de piqûres d'orties ...
Viens
avançons un pied prudemment
s’il frémit au souvenir de la douleur
il fera demi-tour pour une danse,
valse à reculons.
jusqu'au paysage neuf plage ou désert .
Les embruns
l'air salin auront chassé l'insecte
l’oiseau restera affamé
son aile alourdie le portera mal
tu voudras dormir près de lui sur le sable
la joue sur ses plumes douces
souillées par l’algue
Tiède espérance
17:09 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature
cueillette de ce matin
Si Dieu existe c’est parce que c’est le seul qu’on peut aimer éternellement.
Gogol
L’âme atteint Dieu plus par le désir que par la possession
Dostoëvski
N’était le cœur nous serions sans monde , nous serions sourds
Michel Deguy
11:15 Publié dans pensées et citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, cittions
25.11.2011
Drôle de niche
Il habitait en moi depuis toujours
Ou presque
J’avais toujours perçu ce bruissement sans nom
Ce supplément de vie
Qui me troublait parfois
Point d’eau qui s’étendait sans cesse
Flaque de pluie à rejoindre mes pluies
Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs
Lui
Un jour de soleil pâle ou de lune montante
J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes
Même pas besoin de Copernic : une odeur familière
Je l’ai hélé doucement :
«Hé , toi , je te respire
Je veux savoir pourquoi »
Il n’a pas détourné son regard
Nous apprenons à lire maintenant .
juin 2006
17:26 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature
citation
"dans quelques années nous ne serons plus mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde "
Hubert Reeves
14:12 Publié dans pensées et citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, citations
03.11.2011
vagues lames

aglamiettes.canalblog.com/
09:49 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litterature;chansons;poemes
01.11.2011
douceur du trait

Que cherchais-tu à travers tes doigts de transparence, rares, légers comme brise d'été . Naissait une valeur d’herbe tendre ton regard agrandi caressait le soleil apprivoisé (HS)
19:41 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
un poème de Xavier Bordes qui me touche beaucoup
Très seul, surplombant le bleu de Prusse pâlissant
Jusqu'à se fondre avec l'horizon des îles,
Debout au bord de la falaise, appuyé à l'unique pin,
En moi j'écoute la sève en espérant dans sa circulation
Découvrir la forme chuchotante de la vie
Encore une chose impossible à expliquer
Comme si je disais qu'en
Caressant les encolures d'écorce et les crinières vertes des branches
Je touche le galop d'un quadrige immobile
Chaque claquement d'étoiles sur la mer faisant jaillir
Au cirque des échos une gerbe de silence
Le char du soleil et le dieu aux boucles rayonnantes
Au-dessus des calanques écarlates
La vague s'y déchire en essayant d'y porter au plus haut ses crachats clairs
Qui se révulsent en crachin d'oiseaux gouailleurs
Fuyant à tire-d'ailes vers l'ouest
Brindilles mortes en tapis mêlé d'aiguilles sèches à mes pieds
Jusqu'au bord du vertige auquel s'affronte mon regard
Cils acérés de celle que tu aimes
Les yeux dans les yeux comme si l'on échangeait de la lumière
Celle que tu aimes, la parcelle dorée
Dont s'illumine en toi la fin et le commencement des choses
lien vers son blog http://xavier.bordes.over-blog.com/
09:05 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
30.10.2011
Lueurs dansantes entre les stores
I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules
grincement d'un accroc décrochement résonance du sentier d'absence foulé d'un pas véloce évitement roulade d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une nuit d'éternité fugace passager de l'imprécision aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque
II
Frémissements lézardes émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante du paysage de Galice réveille ta soif de bulles tu ne trouves ici qu'Albarino l'aridité du terrain ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage
III
D'elle deux mots à peine audibles tes cils ont résonné d'un frémissement d'aile rebondissements de danse imperceptible indécence dense de sable indécis d'un repli l'iris se plisse se hisse soumis tu retrouves l'ennui
10:42 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature
17.10.2011
éclair de paille
Reflet tremblant
d'une ombre entrevue
Eclair de paille
où s'endormaient
les cavaliers vaincus
tu dessines des embuées
l'aile d'un éphémère
passe parfois
s'attarde
un bref instant
pour en graver la trace
emporter son envol
vers des horizons violets
11:33 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie
16.10.2011
Sans papier...
Exposé là
nu
Ils vont le regarder
jauger sa taille et sa peau
observe
Hmmm ! ils vont le respirer
le fouiller
« pourrait-on l’aimer se disent ils à l’oreille ?
ou plutôt nous aimerait-il
nous regarderait-il si …
parlons lui
demandons lui de nous aider
tu sais ces petits tiroirs en fouillis
lui
Il serait capable de les ranger
il sera heureux que nous lui prêtions attention.
Il semble seul bien petit au centre de notre domaine
c’est vrai quelle idée de le montrer nu aussi !
oui , nos habits de papier imprimé nous avantagent
on a beau dire !
il écrit avec émotion dis-tu ?
haha !! l’émotion ! c’est bien primitif.
laissons le pourquoi le craindre ?
Ah tiens il est déjà parti ?
NU!!!!
........j'en rêve
.........................Mais........
est-ce bien un spectacle?
...........trop tard mon pote,
..........................trop tard
.........mais au fait,
...................qui à frappé les trois coups?
Si je déchire suivant les pointillés
aurai-je le spectacle en soirée ?
A coup sûr et à tous les coups
le premier coup fut un coup de barre
suivit un grand coup de bambou
et il a sifflé un coup de blanc
janvier 2003
11:16 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature
14.10.2011
à elle
A Elle
Le froid t'habite et tu t'es réfugiée contre la cuisinière, tes mains accrochées à la barre qui te protège de la plaque brûlante. La vie voudrait te quitter... où voudrais-tu, toi, la quitter?
Alors la barre que tu retiens et qui te retient te sépare, t'empêche de choisir, te maintient entre la chaleur trop vive du charbon rouge et noir et la dure froideur du carrelage, sous tes pieds, sous tes yeux. Le four est ouvert, te réchauffe, sa porte offre une place tiède et le chien le sait qui vient près de toi s'y asseoir et pose sa tête sur ta hanche. Vous restez, tous deux, inséparables, pendant des heures sans même voir que le crépuscule efface les couleurs.
Le feu, seul, éclaire encore les ombres, les fait danser, mélancoliques. Peut-être vis tu avec les ombres, rien qu'avec elles.
Le chien le sait qui partage avec toi, chaleur de la terre animale, lien entre la vie et la mort. Il nous aime tous : toi, nous, les humains, qui ne comprenons pas ton amour de la nuit, du silence, qui ne savons comment te retenir , t'entraîner dehors vers les arbres, leur parfum, vers le soleil qui te réchaufferait peut être. Mais les mots les vrais, ne sont que dans mes yeux et tu ne les entends pas.
Chaque soir, dès notre retour, nous bousculons tout, interrompons ta mort, allons t'obliger à allumer la lampe, à t'asseoir dans le fauteuil à côté de la petite caisse de carton qui abrite ce jeune poulet que la mort choisit lui aussi. Il essaie parfois de se lever mais ses pattes si faibles ne le portent plus. Son coeur qui bat trop fort fait frémir ses plumes noires et ternes. Il est devenu ton ami. Il se lève à ton approche, vacille.
Tu le vois, ton regard triste le caresse, le reconnaît. Tu le prends, l'installe sur tes genoux où il se sent bien. Vous vous ressemblez, pauvres choses prêtes au départ, vous savez tous les deux que la vie vous quittera bientôt. Etre ensemble vous rassure. Vous avez tout accepté et votre regard est du même flou .Vous attendez, n'avez plus envie que de cette attente.
et je fixe ton regard, cendre incandescente, prête à s'éteindre
Ton regard...Lointain... doux, résigné.
10:32 Publié dans nouvelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature
13.10.2011
Source tarie
Bien trop peu de rosée sur la plaine trop blanche
cendre vive assombrie qui noircit les sentiers.
De l’humus palpitant
les larmes ne coulent plus.
D’un rêve déchiré la source est épuisée
pourtant
sa trace transparente
apaisait les carmins brûlants
d'un village pressé de vivre
...
Il va mourir
abreuvé de silence
Elle était le ruisseau
la chanson d'une eau tiède
parfumée d'un écho différent chaque jour.
10:01 Publié dans poesie,littérature | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie;litttérature
10.09.2011
caprice de vent
Le vent hier
Etait couleur de rêve
Juste bleuté
Il a blanchi dans sa rapidité
Dans un envol désordonné
Mes cheveux s'envolaient
Rejoignaient les étoiles
S'accrochaient
Cet air glacé a ramené
Ton visage d'indifférence
Et mes mémoires d'insolence
2007
09:59 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature
08.09.2011
Peut être...
C’est peut être pour toi aussi
…
Et pour toi juché sur ce banc
On espère
on y croit
…souvent
Et à force on perd l’équilibre
L’espérance d’éternel
été
Oui …
qui serait
Peut être que les chats seulement
ont tant raison de ronronner
Qu’en eux existe une tendresse
à échanger
multiplier
Une vérité
un bien être à
S’envoler avec les pattes
sans même une aile à déployer
Parce qu’on serait là
si léger
Comme ce cœur en ailes d’ange
Auquel on croyait … on croyait !!!!!!
23:06 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
16.08.2011
Coeur encrier
Au fur et à mesure que les mots noirs
se posaient sur la virginité de la feuille
derrière le poète
une ombre grandissait
complicité de la plume assoiffée
du coeur encrier
qui s'allégeait de ses douleurs écrites
qui palpitait de ses amours tracées
devant l'âme
sur la table de chêne rongé
dans l'eau du verre bleu
aux lueurs de la lampe
se dessinaient les yeux...les fleurs.. La terre..
et les gouttes de pluie sur la vitre d'en face
étaient autant de larmes qu'il n'avait pas pleuré
09.07.2011
Silence en demi-teinte
J'entendais ses regards.
et je fermais les yeux
pour mieux enfermer sa présence
J'entendais sa tristesse
et je le regardais pour parler fort et en silence
pour dire de rien le reflet
de sa détresse
partager un recoin de sa vie
Nous étions si proches alors
isolés dans le souffle bruyant de nos secrets
Cette guerre sans armes
muette
je voulus la tracer
de quelques couleurs échappées
de nos cœurs vides sans résonance
En voici l'huile bouillonnante
craquelée de sanglots perdus
fixés à tout jamais sur une trame grise
où dorment les fleurs de nos vies
13:30 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
07.07.2011
REVEIL
Scintillements en teintes claires
et quelquefois
La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé
Alors il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle
Il imagine un envol
un long voyage sans but
très lointain
Ou à l'inverse
La sensualité d'une eau claire
Bleue ?
Verte plutôt en espoir d'algues
Décidément ses narines
sont gourmandes d'un océan
ou d'un espace
Il flâne
ses doigts se désaltèrent de la rosée du matin
les feuilles attendent sa caresse
Il s'est déchaussé pour que l'herbe
soit douce à son pas
et la vie le pénètre
2007
09:54 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
28.06.2011
Flottements
Tu t’insistes
Décalques pour rester ne pas t’oublier
tu aimes tes assuétudes tes désuétudes tes solitudes
papillonnes à travers des paysages toujours les mêmes
tu as si peur de t’égarer
Tes berceaux flottent en souvenirs d’inconsistance
je crois que tu aimais ces barreaux bleus en rais de ciel
Tu t’envolais
cachais sous ton oreiller des fleurs de rêve
pour assurance
Tu t’éveillais
te grisais de la lumière en traits rayés
qui dansait à travers le vert des volets
Parfois encore tu te berces de droite à gauche
te perds un peu
Tu t’es rapprochée des soleils des vents d’été
tu le sais enfin ce pays où tu es bien
Il s’est fixé sous tes paupières
Alors pourquoi flotter encore…
Sans doute parce que tu as lu la dernière page
Depuis si longtemps
Tu sais…
23:18 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature
EPOUSEE DANS LE VENT
"Peu à peu mes poumons
se teignent de bleu
voyage en mer"
Shinohara Hôsaku
La voile
éventail dénudé
nous partage le vent
Parfums d'orchidées
lis et bougainvillées
rejoignent les vagues
Fermer les yeux
enfermer la création neuve
murmures en sonate
Rires de l'arbre au printemps
Trembler sous la brise
menace l'équilibre
Les reflets ont le poids de la pensée
celle perchée au mât
Ce fils de l'arbre
Nos ombres flottent
indécises
ronde au tour du navire
Voile , belle épousée
dit le mât
préfères tu le sable ou la mer ?
Nous venons de la mer et j'irai voir les sables
quand ils deviendront pierres.
Juin 2003 ...
pour faire patienter Lutin
20:36 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie
23.05.2011
volubilité silencieuse
Faible
Abandonné
Idiot
Il était immobile
Là
On le croyait muet
Mais
Si on avait entendu parler tout ce qu’il taisait
Peut être qu’on aurait pleuré
Ou qu’on aurait préféré
Se boucher les oreilles
Ne me demandez pas quelle était sa peine
Il ma’ dit qu’elle était secrète
Et qu’il ne lui restait que cette peine
En souvenir de celle qu’il aimait
20:33 Publié dans mes textes, poesie,littérature | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesié;litterature
20.05.2011
Dessiner le bonheur ?
Il faudrait un fond gris cacher la toile vierge
y dessiner un arbre aux branches dénudées
le tableau serait triste et comme un peu boudeur
On saurait cependant que bientôt la clarté
d’un regard inondé de tendresse
viendrait illuminer comme un soleil d’été
ce brouillon de promesse
il s’épanouirait dans un sourire immense
ceux qui seraient présents souriraient à leur tour
un faisceau de bonheur inonderait la terre
la ferait palpiter
Si vous imaginez cet instant de lumière
ne fermez pas les yeux laissez le resplendir
se couler en votre âme
Qui sait demain
ou l'an prochain peut être
une ébauche naîtra
tremblante sous vos doigts
22:33 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
19.05.2011
JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT
un poème de Raymond MARTIN
A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain
Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés
Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,
Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné
L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline
Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.
Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,
Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.
Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.
Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.
Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline
De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.
La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique
Piège l'esprit humain constellé de folles utopies
La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste
Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.
« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.
Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.
Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.
Bénis cette sphère unique et bannis le talion.
Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,
Que ses vers ne circulent plus en nos bouillantes veines
Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite
Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?
http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html
peut-être influencée et émue par la cérémonie en l'honneur des soldats
disparus en Afghanistan
j’ai eu envie de partager ici ce poème de force et de sensibilité
je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu" le destin du soldat joué comme aux dés
et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même est évoquée la terre griffée blessée qui recueillera le sang des soldats
23:31 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
17.05.2011
de François Cheng : la beauté
La beauté est quelque chose de virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l'intérieur des êtres, ou de l'Etre, telle une fontaine inépuisable qui, plus que figure anonyme et isolée, se manifeste comme présence rayonnante et reliante, laquelle incite à l'acquiescement, à l'interaction, à la transfiguration.
Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence
http://atelierdupoete.unblog.fr/1-versant-litterature/cab...
08:32 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie littérature
13.05.2011
lueur de lune
Incandescences
cendres de préhistoires
Frémissements d eaux profondes
Bulles,
soupirs offerts aux ombreuses lagunes
Chuchotis d'eau roulée sur des cailloux ouverts
Demeurez en bémol .
J'ai peur des équinoxes
Malgré leur beauté infinie
je les voudrais lointaines
et ne pas m'y noyer
que vos brûlures
restent toujours caresse
ressac sur mes plages fragiles
Gardez-moi en lueur de lune
un croissant du matin
trempé dans deux sourires
en mousse d'émotion
En flammes de joie seulement
vos hurlements seront musique
mai 2003
23:10 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie
12.05.2011
musique et poésie à Annecy
Maison de la Poésie d'Annecy (74),
Passage de la cathédrale,
Vendredi 10 juin 2011, à 20h30
Poèmes de :
Guy Goffette, Paul Fort, Yves Heurté, Jean-Pierre Rosnay
Lus par :
Hélène Soris, Solange Jeanberné, Guillaume Riou, Michel Dunand
Chansons & guitare :
Michèle Curot,Hervé Porcellini
15:59 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, musique, chansons
11.05.2011
OMBRES
Se retourner
oui sans doute
prendre un autre chemin
oublier ce paysage
il regarde chaque brin d’herbe
la couleur de la terre
aujourd’hui sombre sous son regard
pourtant le ciel éblouissant
la baigne de violence
il veut dessiner aquarelle transparente
un coin de mémoire
bouffée du passé
mer douce sous ses pas
son cœur se serre
respirer s’ouvrir à tout vent
à la rosée ravir
l’essence de ce dernier matin
avaler le soleil
le rendre palpable
s’en nourrir à jamais
Un gémissement inaudible envahit sa bouche
11:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
21.04.2011
Robert Desnos "il était une feuille "
Dans un poème, l’homme et le monde sont dans une relation de séparation, de divorce tragique (le monde maternel). L’homme est sorti du monde (traumatisme de la naissance). Le langage fonctionne comme un médiateur, le poème tout entier est une machine qui répare le hiatus homme
IL ÉTAIT UNE FEUILLE
Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur
Il était une branche au bout de la feuille
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur
Il était un arbre au bout de la branche
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l’arbre
Racines vignes de vie
Vignes de chance
Vignes de cœur
Au bout des racines il était la terre
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre.
Robert DESNOS
Les Portes battantes (1936)
In Fortunes, Gallimard, « Poésies », 1964, p. 134
18:11 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie litterature
15.04.2011
ABSENCE

Il était seul
l’écho l’emportait
Vide des murs
son corps qu’il imaginait minuscule
tremblait glacé
reflet sur la pierre nue
un miroir lui dit qu’il s’égarait
Pourtant
en lui elle était là
présente
pesante
silence de brume
Il ne savait plus si
ce poids lourd et doux
le blessait ou
le caressait
comme l’absence est lourde
possessive
l’arc-en-ciel inquétant
lyre des anges
venait le rassurer
avec des chants d’oiseaux
il ferma les yeux ...
15:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature

