03.01.2012

2012

P1010610.JPG

D'une aurore de neige
d’'une douceur de fleurs
je dessine un arpège  de voeux et de bonheurs.

un instant,

d'un envol  de mes pensées vers vous,
prend racine du sol pour vous souhaiter...

 

T O U T

 

23.12.2011

Joyeuses fêtes à mes visiteurs

http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...

mon cadeau de Noël

très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site

puisque j'écris beaucoup moins je vous  offre  de la lecture pour vos  soirées d'hiver

et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler  la page ...

amitiés à tous

04.12.2011

Tiède espérance

Plante vivace

chair

imprimée   

des  souvenirs de piqûres d'orties ...

 

Viens

 

avançons  un pied prudemment

 

s’il frémit au souvenir de  la douleur 

il fera demi-tour pour une danse,

 valse à reculons.

 

jusqu'au paysage neuf plage  ou désert .

 

Les embruns

 l'air salin  auront chassé   l'insecte

 

l’oiseau restera affamé

son aile alourdie le portera mal

tu voudras dormir près de lui sur le sable

la joue sur ses plumes douces

souillées par l’algue

 

Tiède espérance

cueillette de ce matin

 

Si Dieu existe c’est parce que c’est le seul qu’on peut aimer éternellement.  

                                                                                                  Gogol                                                                 

 

L’âme atteint Dieu plus par le désir que par la possession 

                                                                                           Dostoëvski  

 

N’était le cœur nous serions sans monde , nous serions sourds  

 

                                                                                    Michel Deguy   

 

 

25.11.2011

Drôle de niche

Il habitait en moi depuis toujours

Ou presque

J’avais toujours perçu ce bruissement  sans nom

Ce supplément de vie

Qui me troublait  parfois

 

Point d’eau qui s’étendait  sans cesse 

Flaque de pluie à rejoindre  mes pluies

Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs

 

Lui

 

Un jour de soleil pâle  ou de lune montante

J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes

Même pas besoin de Copernic :  une odeur familière

 

Je l’ai hélé doucement :

 «Hé , toi , je te respire

Je veux savoir pourquoi »

 

Il n’a pas détourné son regard

 

Nous apprenons  à lire maintenant .

 

juin 2006

 

citation

"dans quelques années nous ne serons plus mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde "

 

                                                                                               Hubert Reeves

03.11.2011

vagues lames

 

poesie;litterature;chansons;poemes

 

                             aglamiettes.canalblog.com/

c’est tout léger d’être amoureux
on en sourit
on est heureux ou malheureux  
c’est que la vie

mais...
bateau qui tangue  et vagues lames
voix déchirée cris d’océan
douleur de mer

aimer c’est trop lourd à porter

oui aimer  
aimer simplement
ça t’envahit
et ça te brise

quand les nuages  sont de plomb
rendent muets lune et soleil

quand tout l’univers est muet
à ton oreille

et que le silence gémit


01.11.2011

douceur du trait

 

drawing 10061801.jpg

 

Que cherchais-tu à travers tes doigts de transparence, rares, légers comme  brise d'été . Naissait une valeur d’herbe tendre ton regard agrandi caressait le soleil apprivoisé     (HS)

 

http://annik-reymond.org/03peintures/03peintures.html

un poème de Xavier Bordes qui me touche beaucoup

Très seul, surplombant le bleu de Prusse pâlissant

Jusqu'à se fondre avec l'horizon des îles,

Debout au bord de la falaise, appuyé à l'unique pin,

En moi j'écoute la sève en espérant dans sa circulation

Découvrir la forme chuchotante de la vie

 

Encore une chose impossible à expliquer

Comme si je disais qu'en

Caressant les encolures d'écorce et les crinières vertes des branches

Je touche le galop d'un quadrige immobile

Chaque claquement d'étoiles sur la mer faisant jaillir

Au cirque des échos une gerbe de silence

 

Le char du soleil et le dieu aux boucles rayonnantes

Au-dessus des calanques écarlates

La vague s'y déchire en essayant d'y porter au plus haut ses crachats clairs

Qui se révulsent en crachin d'oiseaux gouailleurs

Fuyant à tire-d'ailes vers l'ouest

 

Brindilles mortes en tapis mêlé d'aiguilles sèches à mes pieds

Jusqu'au bord du vertige auquel s'affronte mon regard

Cils acérés de celle que tu aimes

Les yeux dans les yeux comme si l'on échangeait de la lumière

Celle que tu aimes, la parcelle dorée

Dont s'illumine en toi la fin et le commencement des choses

 

 lien vers son blog  http://xavier.bordes.over-blog.com/

 

30.10.2011

Lueurs dansantes entre les stores

I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules  

grincement  d'un accroc décrochement résonance du sentier  d'absence  foulé d'un pas véloce évitement  roulade  d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une  nuit  d'éternité fugace passager de l'imprécision  aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque

II

Frémissements lézardes  émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de  l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante  du paysage de Galice  réveille  ta soif de bulles  tu ne trouves ici qu'Albarino  l'aridité du  terrain   ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage

III

D'elle deux  mots  à peine audibles   tes cils ont résonné  d'un  frémissement d'aile rebondissements  de danse  imperceptible indécence  dense de  sable   indécis d'un repli  l'iris  se plisse  se hisse  soumis tu retrouves l'ennui

 

17.10.2011

éclair de paille

Reflet tremblant

d'une ombre  entrevue

 

Eclair de paille

où s'endormaient

les cavaliers vaincus

 

tu dessines des embuées

 

l'aile d'un éphémère

passe parfois

s'attarde

un  bref instant

 

pour  en graver  la trace

emporter   son envol

vers  des horizons violets

 

 

16.10.2011

Sans papier...

Exposé là

nu

 

Ils vont le regarder

jauger sa taille et  sa peau

observe

 

Hmmm ! ils vont le respirer

le fouiller 

« pourrait-on l’aimer se  disent ils à l’oreille  ?

ou plutôt nous aimerait-il

nous regarderait-il si …

parlons lui

demandons lui de nous aider

tu sais  ces petits tiroirs en fouillis

lui

Il serait capable de les ranger

il sera heureux que nous lui prêtions attention.

Il  semble  seul  bien petit  au centre de notre domaine

 

c’est vrai  quelle idée de le montrer nu aussi !

 

oui , nos  habits de papier imprimé  nous avantagent 

on a beau dire !

 

il  écrit avec émotion dis-tu ?

haha !! l’émotion ! c’est bien primitif.

 

laissons le  pourquoi le craindre ?

 

Ah tiens il est déjà parti ?

 

NU!!!!
........j'en rêve
.........................Mais........


est-ce bien un spectacle?

...........trop tard mon pote,
..........................trop tard


.........mais au fait,
...................qui à frappé les trois coups?

Si je déchire suivant les pointillés

aurai-je le spectacle   en soirée ?

 

A coup sûr et à tous les coups

le premier coup fut un coup de barre

suivit un grand coup de bambou

et il a sifflé un coup de blanc

 

janvier 2003

14.10.2011

à elle

A  Elle  

 

Le froid t'habite et tu t'es réfugiée contre la cuisinière, tes mains accrochées à la barre qui te protège de la plaque brûlante. La vie voudrait te quitter... où voudrais-tu, toi, la quitter?

Alors la barre que tu retiens et qui te retient te sépare, t'empêche de choisir, te maintient entre la chaleur trop vive du charbon rouge et noir et la dure froideur du carrelage, sous tes pieds, sous tes yeux. Le four est ouvert, te réchauffe, sa porte offre une place tiède et le chien le sait qui vient près de toi s'y asseoir et pose sa tête sur ta hanche. Vous restez, tous deux, inséparables, pendant des heures sans même voir que le crépuscule efface les couleurs.

Le feu, seul, éclaire encore les ombres, les fait danser, mélancoliques. Peut-être vis tu avec les ombres, rien qu'avec elles.

Le chien le sait qui partage avec toi, chaleur de la terre animale, lien entre la vie et la mort. Il nous aime tous : toi, nous, les humains, qui ne comprenons pas ton amour de la nuit, du silence, qui ne savons comment te retenir , t'entraîner dehors vers les arbres, leur parfum, vers le soleil qui te réchaufferait peut être. Mais les mots les vrais, ne sont que dans mes yeux et tu ne les entends pas.

Chaque soir, dès notre retour, nous bousculons tout, interrompons ta mort, allons t'obliger à allumer la lampe, à t'asseoir dans le fauteuil à côté de la petite caisse de carton qui abrite ce jeune poulet que la mort choisit lui aussi. Il essaie parfois de se lever mais ses pattes si faibles ne le portent plus. Son coeur qui bat trop fort fait frémir ses plumes noires et ternes. Il est devenu ton ami. Il se lève à ton approche, vacille.

Tu le vois, ton regard triste le caresse, le reconnaît. Tu le prends, l'installe sur tes genoux où il se sent bien. Vous vous ressemblez, pauvres choses prêtes au départ, vous savez tous les deux que la vie vous quittera bientôt. Etre ensemble vous rassure. Vous avez tout accepté et votre regard est du même flou .Vous attendez, n'avez plus envie que de cette attente.

et je fixe ton regard, cendre incandescente, prête à s'éteindre

Ton regard...Lointain... doux, résigné.

 

13.10.2011

Source tarie

 

Bien trop peu de  rosée sur la plaine trop blanche

 

cendre vive assombrie  qui noircit les sentiers.

 

De l’humus palpitant 

les larmes  ne coulent plus.

 

D’un  rêve déchiré la source est épuisée 

pourtant

sa trace transparente

apaisait les carmins brûlants

d'un village  pressé de vivre

...

Il va  mourir

abreuvé  de silence

 

Elle était le ruisseau

la chanson  d'une eau tiède

parfumée d'un écho  différent chaque jour.

 

 

 

 

 

 

10.09.2011

caprice de vent

Le vent hier

Etait couleur de rêve

Juste bleuté

 

Il a blanchi dans sa rapidité

Dans un envol désordonné

 

Mes cheveux s'envolaient

Rejoignaient les étoiles

S'accrochaient

 

Cet air glacé  a ramené

Ton visage d'indifférence

Et  mes  mémoires d'insolence

 

2007

 

08.09.2011

Peut être...

C’est peut être  pour toi aussi

Et pour toi juché sur ce banc

 

On espère

on y croit

…souvent

 

Et à force on perd l’équilibre

 

L’espérance  d’éternel

été

Oui …

qui serait 

 

Peut être que les chats seulement

ont tant raison de ronronner

 

Qu’en eux existe une tendresse

à échanger

multiplier

 

Une vérité

un bien être  à

 

S’envoler avec les pattes

sans même une aile  à déployer

 

Parce qu’on serait 

 

si léger 

 

Comme ce cœur en ailes d’ange

Auquel on croyait … on croyait !!!!!!

 

 

 

 

 

 

16.08.2011

Coeur encrier

 

 

Au fur et à mesure que les mots noirs

se posaient sur la virginité de la feuille

derrière le poète

une ombre grandissait

 

complicité de la plume assoiffée

du coeur encrier

qui s'allégeait de ses douleurs écrites

qui palpitait de ses amours tracées

 

devant l'âme

sur la table de chêne rongé

dans l'eau du verre bleu

aux lueurs de la lampe

se dessinaient les yeux...les fleurs.. La terre..

 

et les gouttes de pluie sur la vitre d'en face

étaient autant de larmes qu'il n'avait pas pleuré

09.07.2011

Silence en demi-teinte

 

J'entendais ses regards.

 

et je fermais les yeux

pour mieux enfermer  sa présence

 

J'entendais sa tristesse

 

et je le regardais pour parler fort et en silence

pour dire de rien le reflet

de sa détresse

 

partager un recoin de sa vie

 

Nous étions si proches alors

isolés dans  le souffle bruyant  de nos secrets

 

Cette guerre sans armes

muette

 

je voulus la tracer

de quelques couleurs  échappées

de nos cœurs vides sans résonance

 

En voici l'huile bouillonnante

craquelée de sanglots perdus

fixés à tout jamais sur une trame grise

où dorment les fleurs de nos vies

 

 

07.07.2011

REVEIL

 

Scintillements en teintes claires

et quelquefois

La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé

 

Alors  il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle

 

Il imagine un envol

un long voyage sans but

très  lointain

 

Ou à l'inverse

La sensualité d'une eau claire

Bleue ?

Verte plutôt en espoir d'algues

 

Décidément ses narines

sont gourmandes d'un océan

ou d'un espace

 

Il flâne

ses doigts  se désaltèrent de la rosée du matin

les feuilles attendent sa caresse

 

Il s'est déchaussé pour que l'herbe

soit douce à son pas

et la vie le pénètre

 

2007

 

 

28.06.2011

Flottements

Tu t’insistes

Décalques pour rester  ne pas t’oublier

tu aimes tes assuétudes tes désuétudes  tes solitudes 

papillonnes à travers des paysages  toujours les mêmes

tu as si peur de t’égarer

 

Tes berceaux flottent en souvenirs d’inconsistance

je crois que tu aimais ces barreaux bleus en  rais de ciel

 

Tu t’envolais

cachais  sous ton oreiller des fleurs de rêve

pour assurance

 

Tu t’éveillais

te grisais de la lumière  en traits rayés

qui dansait  à travers le vert des volets

 

Parfois encore  tu te berces  de droite à gauche

te perds  un peu

 

Tu t’es rapprochée des soleils  des vents d’été

tu le  sais enfin  ce pays où tu es bien

Il s’est fixé sous tes paupières

 

Alors pourquoi  flotter encore…

 

Sans doute parce que tu as lu  la dernière page

Depuis si longtemps

 

Tu sais…

 

 

 

EPOUSEE DANS LE VENT

 

 

"Peu à peu mes poumons

se teignent de bleu

voyage en mer"

 Shinohara Hôsaku

 

La voile

éventail dénudé

nous partage le vent

 

Parfums d'orchidées

lis et bougainvillées

rejoignent les vagues

 

Fermer les yeux

enfermer  la création neuve

murmures en sonate

 

Rires de l'arbre au printemps

 

Trembler sous la brise

menace l'équilibre

 

Les reflets ont le poids de la pensée

celle perchée au mât

Ce fils de l'arbre

 

Nos ombres flottent

indécises

ronde au tour du navire

 

Voile ,  belle épousée

dit le mât

préfères tu le sable ou la mer ?

 

Nous venons de la mer et j'irai voir les sables

quand ils deviendront pierres.

 

 

Juin 2003 ...  

pour faire patienter Lutin  

 

 

23.05.2011

volubilité silencieuse

Faible

Abandonné

Idiot

Il était immobile

 

On le croyait muet

Mais

 

Si on avait entendu parler tout ce qu’il taisait

 

Peut être qu’on aurait pleuré

Ou qu’on aurait préféré

Se boucher les oreilles

 

Ne me demandez pas quelle était sa peine

 

Il ma’ dit qu’elle était secrète 

Et qu’il ne lui restait que cette peine

En souvenir de celle qu’il aimait

 

 

20.05.2011

Dessiner le bonheur ?

Il faudrait un fond gris  cacher la toile vierge

y dessiner un arbre  aux branches dénudées

 

le tableau serait triste  et comme un peu boudeur

 

On saurait cependant que bientôt la clarté

d’un regard  inondé  de tendresse

viendrait illuminer comme un soleil d’été

ce brouillon de promesse

 

il s’épanouirait  dans un  sourire immense

ceux qui seraient présents  souriraient à leur tour

 

un faisceau de bonheur inonderait  la terre

la ferait palpiter

 

Si vous imaginez  cet instant  de lumière

ne fermez pas les yeux laissez le resplendir

se couler en votre âme

 

Qui sait demain

ou l'an prochain peut être

une ébauche naîtra

tremblante sous vos doigts

19.05.2011

JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT

 

un poème de  Raymond MARTIN

 

A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain

Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés

Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,

Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné

 

 

L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline

Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.

Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,

Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.

 

Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.

Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.

Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline

De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.

 

La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique

Piège l'esprit humain constellé de folles utopies

La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste

Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.

 

« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.

Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.

Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.

Bénis cette sphère unique et bannis le talion.

 

Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,

Que ses vers  ne circulent plus en nos bouillantes veines

Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite

Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?

 

http://plumeetpinceau.blog4ever.com/blog/index-112495.html

 

              peut-être influencée et émue par la cérémonie  en l'honneur des soldats

               disparus en Afghanistan

j’ai eu envie de partager ici  ce poème de force et de sensibilité 

je soulignerai "A l'horizon hypothétique du soldat fourbu"  le destin du soldat joué comme aux dés

et cette strophe "Les entrailles de la terre épuisée...." où même  est évoquée   la terre griffée blessée qui recueillera  le sang des soldats 

17.05.2011

de François Cheng : la beauté

La beauté est quelque chose de virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l'intérieur des êtres, ou de l'Etre, telle une fontaine inépuisable qui, plus que figure anonyme et isolée, se manifeste comme présence rayonnante et reliante, laquelle incite à l'acquiescement, à l'interaction, à la transfiguration. 

Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence 

http://atelierdupoete.unblog.fr/1-versant-litterature/cab...

13.05.2011

lueur de lune

 

Incandescences

cendres de  préhistoires

Frémissements d eaux profondes

Bulles,

soupirs offerts aux ombreuses lagunes

Chuchotis d'eau roulée  sur des cailloux ouverts

 

Demeurez en bémol .

 

J'ai  peur des équinoxes

 

Malgré leur beauté infinie

je les voudrais lointaines

et ne pas m'y noyer

 

que vos brûlures

restent toujours caresse

ressac sur mes plages fragiles

 

Gardez-moi  en lueur  de lune

un croissant du matin

trempé dans deux sourires

en mousse d'émotion

 

En flammes  de joie seulement

vos hurlements seront musique

 

                             mai 2003

 

 

12.05.2011

musique et poésie à Annecy

 

Maison de la Poésie d'Annecy (74),

Passage de la cathédrale,

 

Vendredi 10 juin 2011, à 20h30 

 

        Poèmes de :

 

Guy Goffette, Paul Fort, Yves Heurté, Jean-Pierre Rosnay

 

Lus par :

Hélène Soris, Solange Jeanberné, Guillaume Riou, Michel Dunand

 

Chansons & guitare :

Michèle Curot,Hervé Porcellini

  

11.05.2011

OMBRES

 

poesie litterature

 Se retourner   

oui sans doute

prendre un autre chemin

oublier ce paysage

 

il regarde chaque brin d’herbe

la couleur de la terre 

aujourd’hui sombre  sous son regard

 

pourtant  le ciel  éblouissant

la baigne de violence

 

il veut dessiner  aquarelle transparente

un coin de  mémoire

bouffée du passé

mer  douce  sous ses pas

son cœur se serre 

 

respirer  s’ouvrir à tout vent

à la rosée ravir

l’essence de ce dernier matin  

 

avaler  le soleil

le rendre palpable

s’en nourrir à jamais

 

Un  gémissement inaudible envahit sa bouche

 

21.04.2011

Robert Desnos "il était une feuille "

 

Dans un poème, l’homme et le monde sont dans une relation de séparation, de divorce tragique (le monde maternel). L’homme est sorti du monde (traumatisme de la naissance). Le langage fonctionne comme un médiateur, le poème tout entier est une machine qui répare le hiatus homme

 

 

PHOTOS MAMAN 004.JPG

 

IL ÉTAIT UNE FEUILLE

 

Il était une feuille avec ses lignes

Ligne de vie

Ligne de chance

Ligne de cœur

Il était une branche au bout de la feuille

Ligne fourchue signe de vie

Signe de chance

Signe de cœur

Il était un arbre au bout de la branche

Un arbre digne de vie

Digne de chance

Digne de cœur

Cœur gravé, percé, transpercé,

Un arbre que nul jamais ne vit.

Il était des racines au bout de l’arbre

Racines vignes de vie

Vignes de chance

Vignes de cœur

Au bout des racines il était la terre

La terre tout court

La terre toute ronde

La terre toute seule au travers du ciel

La terre.

 

 

 

                                                                                                                               

 

Robert DESNOS

                                                                                  Les Portes battantes (1936)

                                               In Fortunes, Gallimard, « Poésies », 1964, p. 134

 

15.04.2011

ABSENCE

 

Photo 050.jpg

Il était seul

l’écho l’emportait

 

Vide des murs

 

son corps qu’il imaginait minuscule

tremblait                        glacé

 

reflet sur la pierre  nue

un miroir lui dit qu’il s’égarait

 

Pourtant

en lui elle était là

présente

pesante

silence de brume

 

Il ne savait plus si

ce poids lourd et doux

le blessait ou

le caressait

 

comme l’absence est lourde

possessive

 

l’arc-en-ciel inquétant

lyre des anges

venait le rassurer

avec des chants d’oiseaux

 

il ferma les yeux ...