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12/08/2014

là bas ... les bombes

 

Ce  n'était plus qu'une tour de silence

 

les mots se cognaient aux vitres de carton

 

couleur bleu défense passive.

 

 

Ils résonnaient

 

échos élimés

 

dans un corps de quatre ans

 

corps qui  flottait,  flottait

 

tourbillonnait 

 

pétale blanc

 

brisé

 

à travers les hurlements sans voix

 

de tempêtes incommensurables

 

ressuscitées

 

 

 

 Un   cœur et  son sang affolé

 

 meuglaient des paroles rouges

 

 à fendre la vie .

 

18/11/2013

Cette nuit

Je chausserai mes espadrilles de sept lieues

Sans bruit

j’ouvrirai  le portail  qui grince  à ton mystère

 

Je déchirerai toiles et poussières

chasserai le plus minuscule moucheron

ferai taire la guêpe

 

…et le corbeau

 

J'ordonnerai à l'ouragan

de souffler sur les cumulus

oubliés par les derniers orages

 

Grande ouverte

la baie  appellera l'aurore

 

Une lumière  douce sur une feuille d'or

attirera l'oiseau sur une branche basse

 

        Tu voudras le saisir

01/06/2013

Un seul baiser

 

Hyeres fevrier 2007 030.jpg

Qu'on me donne juste quelques plumes
et je ferai une aile pour embrasser le ciel

car je suis astronome

 

un peu loin de la terre     
pourtant!...


 je vois souvent le bleu il me cache les astres
 mais j'aime son espace il emporte l'écho

mes doigts sont attachés à la sphère
 au cristal évidé silence de lumière

qu'on me fasse taire et

qu'on laisse envoler ma bouche de mensonges

juste pour ce baiser


 au monde.

12/05/2013

Oh ! Dites-moi ...

Pieta église Saint Laurent les Arques _photo5_g.jpg

 

Pourquoi

ces plaintes du vent

ces révoltes du ciel

 

Pourquoi

ces tremblements

d’une terre à  consoler

elle… lassée de tant de larmes

 

Pourquoi

ces sanglots qui la noient

emportent les nids

dispersent les insectes

aux rivières des pleurs

 

Et pourquoi

ces cliquetis d’or

musique des plaintes

de ceux qui ont oublié

qu’aimer est  seule plénitude ?

 

 

04/03/2013

brisés



" Un coup de gueule ?
ça peut tuer aussi sûrement qu'un coup de fusil"

On lui avait dit ça un jour
Il avait ri.

Mais quand il L'a trouvée brisée
vide
coeur répandu

Violettes
s'écoulant au long de la vitre des rêves en miettes

Il a préféré se boucher les oreilles
pour barrer la route à la tonitruance des souvenirs

Et boire un autre verre
Tout neuf
Empli de ses larmes

 

25/01/2013

Vivre

 

correze maroc corse 2010 053.jpg

C'est livre

ce ciel de lit

aux traits en camaïeux

en cailloux dans les yeux

en rivières de bleu

 

C'est livre cet autre ciel

Ici

 

Relecture en partage

Et se trace un rivage

de sable où espérer

 

C'est ivre

de saisir une main

surgie d'un océan

où flotte la tendresse

D'en assouvir sa soif

et puis

désaltéré

enfin

 

Vouloir tout partager

 

Abreuver les pinèdes

le désert

l'herbe sèche

la fleur qui va s'ouvrir

au parfum " souvenirs"

Ou " envie de construire"

 

Et toujours

 

Enfin

 

VIVRE  

 

 

17:09 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6)

18/12/2012

AUPRES DU PEUPLIER

 

Brume à peine sanguine

sur tes joues

 

le sable tendre frémit sur la plage

 

trop de pluie

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tempêtes égarées 

tes paupières blessées

brûlent encore.

 

Un jour où tu marchais sans trace de chemin

tu as crié à l’aide

trop longtemps         

bien trop fort

 

Le peuplier s’incline au balancement de l’oiseau

 

entoure de tes bras son tronc

en écho à leur fugue

 

mais

ne freine pas la grâce de sa danse

12:16 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2)

06/11/2012

Sous ce soleil

 

 

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silence assourdissant de grandeur

page blanche

  

une ombre nait

s’imprime

son pas chuchote

message à l’encre bleue d’un coin de ciel

 

agrandis  ton regard

franchis les sommets

tu  y  verras peut être  le passé endormi

dans le vertige d’un puits immaculé

la neige tendue sur les aiguilles

a purifié  le roc gelé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19:10 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3)

04/11/2012

Juste une lueur

 

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Je voudrais…

 

souffler sur ces graines cachées sous la paupière

trouver la clé qui ouvre la porte du fond

tracer une marelle avec des violettes

ne pas laisser mourir l'hiver

 

Cueillir des plants  de pluie aux nuages des jours

 

dessiner le passé

un arbre au paradis pour les ombres de brume

d'un grand chapeau de paille inviter  le soleil

 

De la première fleur cueillie tombera un pétale…

 comme une larme

 

L’horizon fissuré laisse place qu vertige

Dis…

où choisir un sentier pour retrouver la trace d'une monnaie d'étoiles ?

 

Une échancrure dans la nuit

filtre un faisceau de silence bavard

se reflète sur les dents d'un vieux sourire

21/07/2012

TREMBLANTE VIE

 

mascaret.jpg

 

 

ronde ou aimant

tapis  délicat 

chancelant

 

attirance  filin fragile plus fort

pourtant  que l’amplitude

d’une voix  pure

 

et tu frémis et tu résonnes

tu tends les bras  tu veux saisir

ce qui se ferme  qui s’échappe

 

voilà

 

tout glisse

ta main se blesse et tu te noies

tu vas saigner à retenir  le ruban vert

de l’espérance

 

de ta paume

comme un liquide tout s’écoule

va disparaître sous les cailloux

l’eau se cache encore  

tu sais  qu’elle est le temps qu’elle t’emporte

vers un mascaret implacable

 

jour après jour 

chaque seconde vide tes mains de ces chimères

erreurs de ces  sentiers tracés

point par point

par la lame  froide d’une douleur trop tôt  creusée

et qui te noie dans  une mer

une mère d’incertitude

 

Comme une femme de marin

trempée dans sa robe trop vague

tu restes droite sur le sable

à t’enfoncer dans les chimères  des lendemains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01/06/2012

EXISTENCE... CIEL

Hyeres fevrier 2007 027.jpg

 

C'est déjà tard

 et tu t’éloignes toi   poème de  ce soir

où je pensais à celui que je voudrais tant rencontrer

 

dans la promesse du plus tard

dans ce monde où

plus rien de ce qui nous

laboure l’âme

 

en effaçant  cette beauté 

d’ether , de flammes

qui ne  détruisent rien

que les horreurs de cette terre ne resterait

 

dans ce monde 

enfin la fusion seule de nos âmes

a nom  Amour

 

le rencontrer le prendre par la main

non ! le regard

 

enfin

 

D’un seul sourire  l’unir à toute la beauté que j’ai

 

l’eau  dans l’éveil

d’une naissance

au dieu Soleil

 

 

 C’est déjà tard

Passent les pastels

 

Sous mes averses

ton regard était plus clair encore

 

clé de mes portes grandes ouvertes

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il dirigeait la mélodie

des échos en murmures d'âmes

 

allongées sur mes méridiennes

vies multipliées

en décalque de ressemblances

 

mais le temps souffle sur les pastels

il faudra raviver les couleurs de mes sables

 

s'étiolent les iris au blême du silence

21:28 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie

03/05/2012

pensée

l'amour est le miracle d'être un jour entendu jusque dans nos silences, et d'entendre en retour avec la même délicatesse: la vie à l'état pur, aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.

 

                                                                                 Christian Bobin

 

24/04/2012

SI ...les feuilles...

 

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Si l’automne est tombée

 

accompagne les feuilles  qui meurent doucement

 

si l’air glacé parfois blesse  l’âme

étourdi vient  griffer la plaie

qu’on croyait refermée

 

si le regard de l’ange

cache sous ses paupières

son absence de larmes

 

 

08:34 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poesie litterature

30/03/2012

Qui ???

Qui a déjà vécu un tremblement de rêves

suivi d’un tsunami de larmes ?

 

Tout s’écroule

tout se noie

je vois une âme blessée  qui perd  son sang

dans un gémissement de silence

19:35 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie

02/02/2012

j'aime :parce que j'aime rêver

 "le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.

"                                                                                   Eleanor Roosevelt

03/01/2012

2012

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D'une aurore de neige
d’'une douceur de fleurs
je dessine un arpège  de voeux et de bonheurs.

un instant,

d'un envol  de mes pensées vers vous,
prend racine du sol pour vous souhaiter...

 

T O U T

 

23/12/2011

Joyeuses fêtes à mes visiteurs

http://libresrimes.blogspot.com/2011/11/les-textes-dhelen...

mon cadeau de Noël

très amusée et surprise je viens de découvrir par hasard une collection de mes texts sur ce site

puisque j'écris beaucoup moins je vous  offre  de la lecture pour vos  soirées d'hiver

et vous pourrez aussi découvrir d'autres auteurs en faisant défiler  la page ...

amitiés à tous

11:47 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie, livres, litterature

04/12/2011

Tiède espérance

Plante vivace

chair

imprimée   

des  souvenirs de piqûres d'orties ...

 

Viens

 

avançons  un pied prudemment

 

s’il frémit au souvenir de  la douleur 

il fera demi-tour pour une danse,

 valse à reculons.

 

jusqu'au paysage neuf plage  ou désert .

 

Les embruns

 l'air salin  auront chassé   l'insecte

 

l’oiseau restera affamé

son aile alourdie le portera mal

tu voudras dormir près de lui sur le sable

la joue sur ses plumes douces

souillées par l’algue

 

Tiède espérance

17:09 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poesie;litterature

cueillette de ce matin

 

Si Dieu existe c’est parce que c’est le seul qu’on peut aimer éternellement.  

                                                                                                  Gogol                                                                 

 

L’âme atteint Dieu plus par le désir que par la possession 

                                                                                           Dostoëvski  

 

N’était le cœur nous serions sans monde , nous serions sourds  

 

                                                                                    Michel Deguy   

 

 

25/11/2011

Drôle de niche

Il habitait en moi depuis toujours

Ou presque

J’avais toujours perçu ce bruissement  sans nom

Ce supplément de vie

Qui me troublait  parfois

 

Point d’eau qui s’étendait  sans cesse 

Flaque de pluie à rejoindre  mes pluies

Je me demande s’il a eu l’impression d’habiter dans mon ailleurs

 

Lui

 

Un jour de soleil pâle  ou de lune montante

J’ai reconnu des lignes des traits des hiéroglyphes

Même pas besoin de Copernic :  une odeur familière

 

Je l’ai hélé doucement :

 «Hé , toi , je te respire

Je veux savoir pourquoi »

 

Il n’a pas détourné son regard

 

Nous apprenons  à lire maintenant .

 

juin 2006

 

17:26 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poesie, litterature

citation

"dans quelques années nous ne serons plus mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde "

 

                                                                                               Hubert Reeves

03/11/2011

vagues lames

 

poesie;litterature;chansons;poemes

 

                             aglamiettes.canalblog.com/

c’est tout léger d’être amoureux
on en sourit
on est heureux ou malheureux  
c’est que la vie

mais...
bateau qui tangue  et vagues lames
voix déchirée cris d’océan
douleur de mer

aimer c’est trop lourd à porter

oui aimer  
aimer simplement
ça t’envahit
et ça te brise

quand les nuages  sont de plomb
rendent muets lune et soleil

quand tout l’univers est muet
à ton oreille

et que le silence gémit


01/11/2011

douceur du trait

 

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Que cherchais-tu à travers tes doigts de transparence, rares, légers comme  brise d'été . Naissait une valeur d’herbe tendre ton regard agrandi caressait le soleil apprivoisé     (HS)

 

http://annik-reymond.org/03peintures/03peintures.html

un poème de Xavier Bordes qui me touche beaucoup

Très seul, surplombant le bleu de Prusse pâlissant

Jusqu'à se fondre avec l'horizon des îles,

Debout au bord de la falaise, appuyé à l'unique pin,

En moi j'écoute la sève en espérant dans sa circulation

Découvrir la forme chuchotante de la vie

 

Encore une chose impossible à expliquer

Comme si je disais qu'en

Caressant les encolures d'écorce et les crinières vertes des branches

Je touche le galop d'un quadrige immobile

Chaque claquement d'étoiles sur la mer faisant jaillir

Au cirque des échos une gerbe de silence

 

Le char du soleil et le dieu aux boucles rayonnantes

Au-dessus des calanques écarlates

La vague s'y déchire en essayant d'y porter au plus haut ses crachats clairs

Qui se révulsent en crachin d'oiseaux gouailleurs

Fuyant à tire-d'ailes vers l'ouest

 

Brindilles mortes en tapis mêlé d'aiguilles sèches à mes pieds

Jusqu'au bord du vertige auquel s'affronte mon regard

Cils acérés de celle que tu aimes

Les yeux dans les yeux comme si l'on échangeait de la lumière

Celle que tu aimes, la parcelle dorée

Dont s'illumine en toi la fin et le commencement des choses

 

 lien vers son blog  http://xavier.bordes.over-blog.com/

 

30/10/2011

Lueurs dansantes entre les stores

I
Murmure syllabes imprécises rebondissements de radicules ridicules  

grincement  d'un accroc décrochement résonance du sentier  d'absence  foulé d'un pas véloce évitement  roulade  d'un caillou tu trébuches déroule ton film en accéléré horizons enfouis dans une  nuit  d'éternité fugace passager de l'imprécision  aveugle tension d'une lumière absente fuyante vertige tu valses verses le vernis craque

II

Frémissements lézardes  émergences soudaines questions résurgentes bégaiements gouailles répétitives l'effluve de  l'eau d'esprit plat à l'aurore naissante  du paysage de Galice  réveille  ta soif de bulles  tu ne trouves ici qu'Albarino  l'aridité du  terrain   ne peut nourrir la délicatesse du Verdello dommage

III

D'elle deux  mots  à peine audibles   tes cils ont résonné  d'un  frémissement d'aile rebondissements  de danse  imperceptible indécence  dense de  sable   indécis d'un repli  l'iris  se plisse  se hisse  soumis tu retrouves l'ennui

 

17/10/2011

éclair de paille

Reflet tremblant

d'une ombre  entrevue

 

Eclair de paille

où s'endormaient

les cavaliers vaincus

 

tu dessines des embuées

 

l'aile d'un éphémère

passe parfois

s'attarde

un  bref instant

 

pour  en graver  la trace

emporter   son envol

vers  des horizons violets

 

 

11:33 Publié dans reflets | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poesie

16/10/2011

Sans papier...

Exposé là

nu

 

Ils vont le regarder

jauger sa taille et  sa peau

observe

 

Hmmm ! ils vont le respirer

le fouiller 

« pourrait-on l’aimer se  disent ils à l’oreille  ?

ou plutôt nous aimerait-il

nous regarderait-il si …

parlons lui

demandons lui de nous aider

tu sais  ces petits tiroirs en fouillis

lui

Il serait capable de les ranger

il sera heureux que nous lui prêtions attention.

Il  semble  seul  bien petit  au centre de notre domaine

 

c’est vrai  quelle idée de le montrer nu aussi !

 

oui , nos  habits de papier imprimé  nous avantagent 

on a beau dire !

 

il  écrit avec émotion dis-tu ?

haha !! l’émotion ! c’est bien primitif.

 

laissons le  pourquoi le craindre ?

 

Ah tiens il est déjà parti ?

 

NU!!!!
........j'en rêve
.........................Mais........


est-ce bien un spectacle?

...........trop tard mon pote,
..........................trop tard


.........mais au fait,
...................qui à frappé les trois coups?

Si je déchire suivant les pointillés

aurai-je le spectacle   en soirée ?

 

A coup sûr et à tous les coups

le premier coup fut un coup de barre

suivit un grand coup de bambou

et il a sifflé un coup de blanc

 

janvier 2003

14/10/2011

à elle

A  Elle  

 

Le froid t'habite et tu t'es réfugiée contre la cuisinière, tes mains accrochées à la barre qui te protège de la plaque brûlante. La vie voudrait te quitter... où voudrais-tu, toi, la quitter?

Alors la barre que tu retiens et qui te retient te sépare, t'empêche de choisir, te maintient entre la chaleur trop vive du charbon rouge et noir et la dure froideur du carrelage, sous tes pieds, sous tes yeux. Le four est ouvert, te réchauffe, sa porte offre une place tiède et le chien le sait qui vient près de toi s'y asseoir et pose sa tête sur ta hanche. Vous restez, tous deux, inséparables, pendant des heures sans même voir que le crépuscule efface les couleurs.

Le feu, seul, éclaire encore les ombres, les fait danser, mélancoliques. Peut-être vis tu avec les ombres, rien qu'avec elles.

Le chien le sait qui partage avec toi, chaleur de la terre animale, lien entre la vie et la mort. Il nous aime tous : toi, nous, les humains, qui ne comprenons pas ton amour de la nuit, du silence, qui ne savons comment te retenir , t'entraîner dehors vers les arbres, leur parfum, vers le soleil qui te réchaufferait peut être. Mais les mots les vrais, ne sont que dans mes yeux et tu ne les entends pas.

Chaque soir, dès notre retour, nous bousculons tout, interrompons ta mort, allons t'obliger à allumer la lampe, à t'asseoir dans le fauteuil à côté de la petite caisse de carton qui abrite ce jeune poulet que la mort choisit lui aussi. Il essaie parfois de se lever mais ses pattes si faibles ne le portent plus. Son coeur qui bat trop fort fait frémir ses plumes noires et ternes. Il est devenu ton ami. Il se lève à ton approche, vacille.

Tu le vois, ton regard triste le caresse, le reconnaît. Tu le prends, l'installe sur tes genoux où il se sent bien. Vous vous ressemblez, pauvres choses prêtes au départ, vous savez tous les deux que la vie vous quittera bientôt. Etre ensemble vous rassure. Vous avez tout accepté et votre regard est du même flou .Vous attendez, n'avez plus envie que de cette attente.

et je fixe ton regard, cendre incandescente, prête à s'éteindre

Ton regard...Lointain... doux, résigné.

 

13/10/2011

Source tarie

 

Bien trop peu de  rosée sur la plaine trop blanche

 

cendre vive assombrie  qui noircit les sentiers.

 

De l’humus palpitant 

les larmes  ne coulent plus.

 

D’un  rêve déchiré la source est épuisée 

pourtant

sa trace transparente

apaisait les carmins brûlants

d'un village  pressé de vivre

...

Il va  mourir

abreuvé  de silence

 

Elle était le ruisseau

la chanson  d'une eau tiède

parfumée d'un écho  différent chaque jour.