28.06.2009
un nouveau lien
Sur ce site 
il y a tant de poètes d'internet à découvrir ou à redécouvrir
en plus de la poésie de la créatrice
inspirée par peinture, sculpture, paysages etc...
sans compter les surprises
j'ai eu envie de partager ce lien avec les visiteurs curieux "d'ombrescontrevents "
Pour ne pas vous perdre dans ce pays ou règne la poésie :
18:13 Publié dans découvertes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, peinture, sculpture, litterature
22.06.2009
Autrefois de Charles CROS
Ne trouvez-vous pas que ce texte en prose pourait avoir été écrit hier ??? !!! (adeline)
Il y a longtemps – mais longtemps ce n'est pas assez pour vous donner l'idée... Pourtant comment dire mieux ?
Il y a longtemps, longtemps, longtemps; mais longtemps, longtemps.
Alors, un jour... non, il n'y avait pas de jour, ni de nuit, alors une fois, mais il n'y avait... Si, une fois, comment voulez-vous parler ? Alors il se mit dans la tête (non, il n'y avait pas de tête), dans l'idée... Oui, c'est bien cela, dans l'idée de faire quelque chose.
Il voulait boire. Mais boire quoi ? Il n'y avait pas de vermouth, pas de madère, pas de vin blanc, pas de vin rouge, pas de bière Dréher, pas de cidre, pas d'eau ! C'est que vous ne pensez pas qu'il a fallu inventer tout ça, que ce n'était pas encore fait, que le progrès a marché. Oh ! le progrès !
Ne pouvant pas boire, il voulait manger. Mais manger quoi ? Il n'y avait pas de soupe à l'oseille, pas de turbot sauce aux câpres, pas de rôti, pas de pommes de terre, pas de boeuf à la mode, pas de poires, pas de fromage de Roquefort, pas d'indigestion, pas d'endroits pour être seul... nous vivons dans le progrès! Nous croyons que ça a toujours existé tout ça!
Alors ne pouvant ni boire, ni manger, il voulut chanter. Chanter (triste), oui, mais chanter quoi ? Pas de chansons, pas de romances, mon coeur! petite fleur! Pas de coeur, pas de fleur, pas de laï-tou: tu t'en ferais claquer le système ! Pas d'air pour porter la voix, pas de violon, pas d'accordéon pas d'orgue, (geste) pas de piano ! vous savez pour se faire accompagner par la fille de sa concierge; pas de concierge ! Oh ! le progrès !
Peux pas chanter; impossible ? Eh bien je vais danser. Mais danser où ? Sur quoi ? Pas de parquet ciré, vous savez pour tomber. Pas de soirées avec des lustres, des girandoles aux murs qui vous jettent de la bougie dans le dos, des verres, des sirops qu'on renverse sur les robes ! Pas de robes ! Pas de danseuses pour porter les robes ! Pas de pères ronfleurs, pas de mères couperosées pour empêcher de danser en rond !
Alors pas boire, pas manger, pas chanter, pas danser. Que faire ? – Dormir ! Eh bien, je vais dormir. Dormir, mais il n'y avait pas de nuit, pas de ces moments qui ne veulent pas passer (vous savez, quand on bâille (il bâille), qu'on bâille, qu'on bâille le soir).
Il n'y avait pas de soir, pas de lit, pas d'édredons, pas de couvre-pieds piqué, pas de boule d'eau chaude, pas de table de nuit, pas de... assez ! Oh ! le progrès!
Alors il voulut aimer ! Il se dit : je vais me mettre amoureux; je soupirerai; c'est une distraction; je serai même jaloux; je battrai ma... Ma quoi ? Battre quoi ? qui ? Être jaloux de quoi ? de qui ? amoureux de qui ? soupirer pour qui ? Pour une brune ? Il n'y avait pas de brunes. Pour une blonde ? Il n'y avait pas de blondes, ni de rousses; il n'y avait pas même de cheveux ni de fausses nattes, puisqu'il n'y avait pas de femmes !
On n'avait pas inventé les femmes ! Oh ! le progrès!
Alors mourir ! Oui, il se dit (résigné) : je veux mourir. Mourir comment ? Pas de canal Saint-Martin, pas de cordes, pas de revolvers, pas de maladies, pas de potions, pas de pharmaciens, pas de médecins !
Alors il ne voulut rien ! (Plaintif) Quelle plus malheureuse situation !... (Se ravisant) Mais non, ne pleurez pas ! Il n'y avait pas de situation, pas de malheur. Bonheur, malheur, tout ça c'est moderne !
La fin de l'histoire ? Mais il n'y avait pas de fin. On n'avait pas inventé de fin. Finir, c'est une invention, un progrès ! Oh ! le progrès ! le progrès !
Il sort, stupide.
Charles Cros
12:03 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, litterature, prose poétique
24.05.2009
Saveur d'été

Tu ne trouveras sur l'arbre
aucune pêche sans noyau
En tes murmures
aucun ombrage sans racines
Ton souffle froisse le souvenir
comme la pluie le papier déchiré
Ta main avance comme l'insecte
sur la feuille nue
frémissante
Faire crisser toutes les plaies
pour que naisse une autre musique
que le sang devienne fruit mûr
nourriture pour une peau morte
à arracher
Que batte enfin ce souffle bleu
étendue vierge
pour un nuage à la racine d'un midi
saveur végétale
dorée
19:26 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, photos, poèmes
21.05.2009
découverte lecture
trouvé à la FNAC "l'année poétique 2009"anthologie Seghers
une mine de renseignements, de liens, de revues, de poèmes
j'y ai rencontré Jean Pierre Lesieur tiens!!
pour les sites: francopolis , terre à ciel , poésie maintenant....
et le pays invité la Belgique
etc.. puissance 100!!
à feuilleter et peut être comme moi se laisser tenter
10:39 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, liens
11.05.2009
francopolis et moi (;-)
Connaissez vous ce site littéraire? poésie , nouvelles, aphorismes, revue des revues etc... ?
Cécile Guivarch, une de ses membres actifs, ( très... ) est venue ici cueillir quelques uns de mes textes pour les afficher dans le salon de lecture.
j'aime souvent rester discrète mais j'ai pensé que c'était une occasion pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce site très fourni et intéressant . Il regroupe beaucoup de talents et moi parmi eux je suis toute petite!
en revenant de votre promenade que je vous souhaite longue et agréable vous pouvez venir me donner vos impressions.
à bientôt
http://www.francopolis.net/salon/Fourmi-Salonmai09.html
10:03 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, nouvelles, images
22.04.2009
Vibrato

Faire taire la nuit et les sources profondes
pour mieux voir les oiseaux
entendre leur discours
Que nos cheveux au vent rafraîchissent nos joues
S'en aller puiser l'eau à la source naissante
conduire le ruisseau vers les yeux enflammés
attendre que les feuilles frissonnent d'allégresse
qu'un bruissement s'exhale en couvrant de musique
le bruit assourdissant de monnaies ricanantes
Inventer un violon
apprendre à caresser les cordes
un cœur de pacotille au bout des doigts
aimer en sublimer le cri
en mosaïque d’incarnats
Se laisser glisser jusqu’à
la note sensible
Attacher son regard au vibrato
16:25 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poesie, litterature, vive la vie, haïku, chansons
14.03.2009
Vie... silence . Vis
L'infini secret
n'est jamais que bruit de vie
de chaîne brisée
nous sommes la porte du silence qui mène au silence
La trouer cette nuit
L' enfoncer cette porte
que coule la source
parole
qui se tait en clapotis
Là,
quelques débris comme des papiers déchirés
blancs dans la nuit.
Les faire envoler
ce sera la mort de la mort
Etendue ou champ
la page deviendra bouche du réel
battement du regard
Le silence s'ouvre à l'instant pour lui donner vie
Le souffle, cet air,
respiration du vide regarde , immobile
sa source est inaudible
Tendre le coeur pour l'entendre
Du prélude à la fin est un cercle de silence
La vie naît sans bruit
pesanteur d'une présence plus bavarde que tu ne crois
Dans les abysses nourries de souvenirs, d'habitudes
on entend des images on voit des portées
Ferme les yeux pour un périple
cueille des éclats de bing bang
Deviens univers porteur de mots
tu les empiles et d'autres les empilent
Jusqu'à frôler la première syllabe de l'avenir
un second pour ce soir... trac(;-)

08:55 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
11.03.2009
UN des textes que je dirai samedi
La merveille du monde
Pour seule brillance un chant
La lenteur d'un instant
comme un enfantement
Un sourire du ciel
étendu jusqu'à la première ligne du rêve
L'attente d'un regard qui soudain étincelle
parce qu'on sait qu'il peut s'effacer d'un seul geste
ou d'un demain
La mer qui se retire
quand tu voudrais nager
La lampe éteinte sur le poème
et qui se rallume soudain
Le lait de cette aurore
qui crie et te revient
Ou cette peau frôlée fragile comme un pétale
et qui peut tout donner
Déchirer le rideau animer le nuage
avancer maladroit
dans la luxuriance du vent
bousculé par le rien de ce tout premier pas
vers les trop loins des rêves
Un seul mot pour fortune au son de cette voix
Qui multiplie soudain les poussières de vie
qui scintillent en toi
Tout donner pour une seconde minuscule
Devoir fermer les yeux
pour ce trop grand soleil
Parce que tu pressens
le danger
de l'espace grandiose des palais
tu sais que les diamants meurent aussi parfois
et tu comprends enfin
la merveille du monde est …
ce qui t'a manqué
23:18 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
09.03.2009
mes activités printanières : POESIE SOUS ROCHE

pour les haut-savoyards, les suisses, les vacanciers en retard,
les curieux, etc.....
cliquez ici :
http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/
quelle belle surprise ce serait de vous rencontrer!
pendant notre " printemps des poetes "
j'aime rêver (:-)))))
dans l'ombre contre les vents ........ contraires
15:01 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
06.03.2009
Carlos Drummond de Andrade
Que peut une créature sinon, entre créatures, aimer ?
aimer et oublier,
aimer et malaimer,
aimer, désaimer, aimer ?
aimer, et le regard fixe même, aimer ?
Que peut, demandé-je,
l'être amoureux,
tout seul, en rotation universelle,
sinon tourner aussi, et aimer ?
aimer ce que la mer apporte à la plage,
ce qu'elle ensevelit,
et ce qui, dans la brise marine,
est sel, ou besoin d'amour, ou simple tourment ?
Aimer solennellement les palmiers du désert,
ce qui est abandon ou attente adoratrice,
et aimer l'inhospitalier,
l'âpre, un vase sans fleur, un parterre de fer,
et la poitrine inerte, et la rue vue en rêve,
et un oiseau de proie.
Tel est notre destin : amour sans compter,
distribué parmi les choses perfides ou nulles,
donation illimitée à une complète ingratitude,
et dans la conque vide de l'amour la quête apeurée,
patiente, de plus en plus d'amour.
Aimer notre manque même d'amour,
et dans notre sécheresse aimer l'eau implicite,
et le baiser tacite,
et la soif infinie.
copié sur le site d'un de mes visiteurs je n'ai pas réssité!
09:21 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
23.02.2009
Nuits adolescentes
J'aimais flâner au crépuscule et
parfois tarder jusqu'au clin d'œil
de l'aurore avant sa naissance
Mailles de lune

tricots d'or pâle
J'aimais grignoter ce croissant
trempé dans les sources
au printemps
Je tendais la main pour le prendre
et l'eau me venait à la bouche
alors mes airs de ruisselets
me donnaient des regards liquides
où nageait un pêcheur d'étoiles
19:33 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
22.02.2009
des soirs

Ya des soirs comme ça où que j' flippe
où que j'sais bien qu'y faudrait juste
un p'tit coup d'mots
ou un clin d'œil qui vise plus haut
Pour qu'entendent tous ces révoltés, les absolus,
ces incrédules
les têtus de la sans confiance
ces naïfs panurges à tout prix
ceux qui ont ces envies cinglées
d'illusions au creux du cerveau.
ya des soirs où j'voudrais qu'y m'croient
moi qui voudrais les regrouper
ces pleins d'amour blasés d'pognon
parc'que la thune c'est pas grand chose
auprès d'l'amour
Y'a des soirs où j'me dis qu'y m'croient
ou qu'y m'croiront
à force de mots
Alors j'insiste.
Alors j'explique
et en attendant leur réponse moi...
J'arrive à rêver....
Qu'on va s'grouper
Qu'on va s'aimer
Qu'à beaucoup on va arriver
à rassembler tous ces paumés
qu'on arrivera à les aider
à savoir qu'on est peu nombreux
Mais qu'à plusieurs
si y a confiance
on a des bras pour que balance
le sens
du vent
16:58 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
04.02.2009
Si j'étais le monde

Je crois que dans un premier temps je serais découragé. La cruauté , les armes, les insultes font tant de bruit . Alors abasourdi, assourdi, je serais rétréci, effondré , trempé de larmes La mer , les rivières déborderaient de mon chagrin .
Mais le monde ne peut accepter de se noyer !
Un peu plus tard j’entendrais enfin les murmures des sources , des fleurs balancées par le vent, des oiseaux chantant à l’unisson avec les feuilles caressées dans les arbres.
Puis je verrais une mère bercer son enfant , aider un aveugle à traverser la rue . Jeunes et vieux danser pendant une fête foraine , des animaux en liberté dans un village pas encore tout à fait envahi par la mécanique, et aussi beaucoup plus loin le sourire satisfait d’une femme parce qu’elle a pu sécher son linge en une heure et partir se promener en ville pour voir les lumières de Noël .
Tous ces bruits infimes, je les réunirais en puzzle bariolé et il couvrirait le bruit des bombes, des hurlements de dictateurs sanguinaires .
Resteraient malheureusement la musique lancinante et insupportable des plaintes
Je saurais bien pourtant que même en étant le monde lui-même je ne peux rien contre la méchanceté de certains animaux fussent-ils des hommes dotés paraît-il d’intelligence .
Que ces hommes ces animaux et aussi ces fleurs ces oiseaux ces enfants ces femmes et le vent et la mer et la rivière font partie de moi-même .
J’apprendrais , effaré que je suis à la fois beauté et laideur , douceur et violence
Alors pour l’accepter j’aurais envie de dicter de la poésie au vent du large.
09:50 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
18.01.2009
le promeneur

S’il garde dans sa paume le chant d’un oiseau
il entend résonner les murmures des pierres
elles résonnent du long voyage
des sables
et des vagues
des racines
et des feuilles
Le vent s’engouffre entre ses doigts
comme mille soupirs venus des premiers
siècles alors
sa poitrine s’alourdit du monde
22:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
15.01.2009
Flou sans image
Pluie
Pensées troublées
Du bruit au rez de chaussée
Il est tard
écrire
n'importe quoi pour me retrouver
en apesanteur
murmures inaudibles
de cet ordinateur qui ronronne
Métallique
Vagues d'air factice
Flou d'avant sommeil
23:39 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
13.01.2009
un si beau contre-jour
Il était un inconditionnel des volcans jusqu'à en revendiquer, avec une fierté non dissimulée, le titre de chasseur. Il aurait pu chasser les orages ou les tonnerres du ciel, les aurores boréales du bout du monde, les cyclones dévastateurs aux noms improbables ou tout ce que le déchaînement des éléments pouvait inciter à chasser. Mais les volcans, par l'exubérance et la beauté ardente de leurs réveils millénaires, avaient la préférence de son coeur. Tous les deux ans, il en capturait un dans les filets de son appareil photos. Développer, regarder, analyser, exposer, classer et reclasser ses clichés, étaient comme le tissage d'un tapis volant qui le soulevait au dessus des joies et des malheurs de son quotidien. Jusqu'au jour où, après avoir tourné le dos à un volcan d'outre-légende, une légère brise de vent qui a succédé à la tempête sur son chemin de retour lui a murmuré le secret de l'éternité à l'oreille. Il a depuis décidé de rendre la parole aux bouches incandescentes de la terre.
http://brevesdeforums.hautetfort.com/
des infinitifs illustrés magnifiquement en noir et blanc à découvrir sur ce blog de " contre jour " j'ajoute le lien dans mes favoris
10:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
12.01.2009
A quoi songent les briques

Filles d'argile les briques naissent
de la chaleur fiévreuse de mains épuisées
à frôler l' incandescence des cendres ardentes
Leur humus moite transpire autant que l’homme
Elle voudraient être baignées,
effleurées
par l’écume des sources vives
devenir pierres naturelles
entendre quelquefois chanter
l’aventure des gouttes d’eau
En être grises.
boire la trace
de quelque syllabe liquide
égarée
Elles l’auraient cette patience
d’épouser ces rares phonèmes
en gribouiller
quelque je t’aime à fredonner
à ces oiseaux sur le rebord de la fenêtre
à ce papillon éphémère
à ce promeneur
fatigué
18:45 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
07.01.2009
Cet après-midi là

Il y avait tout ce soleil
qui s'imposait derrière le ciel d'hiver
Elle s'allongea sur la neige
et respira tout à travers
l'odeur des herbes endormies
La caresse invisible
impalpable
d'un manque
revint se poser sur sa joue
douce comme une soie d'antan
Elle en avait rêvé tant
Et tant
Elle ferma les yeux
Croisa les bras sur sa poitrine
Pour enfermer l'oiseau fragile
Sans le blesser
Il racontait peut être
dans son chant un bonheur oublié
.....
22:40 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
05.01.2009
Arbre pour elle
Bras ballants elle marche au hasard
ses larmes sont orage et pluie
Soudain son corps brisé
près d'un tronc se recroqueville
Invoque le feuillage
J'entends sa prière inutile .
" Ta sève, ta couleur d'espérance, donne-les moi
Donne moi tes printemps ou donne-moi l'hiver "
Alors je voudrais être l'arbre
et lui offrir ma force vive
je tendrais vers l'azur
des suppliques de peuplier
pour que sur les doigts d'une femme
s'épanouissent feuilles et fleurs
couronne de vie odorante
accrochée à son front jusqu'au bout du monde
16:20 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles
04.01.2009
drôle de poète d'hiver

comme les crabes il marche
et sa plume le suit
glisse perd le chemin
La pluie trace des flaques
Il jette ses sourires
dans des poubelles d'or
dures
pour les rouiller jusqu'à la poussière
des doutes.
durs
comme faire.
Alors coule le sable dans le creux de sa peau.
alors coule le sable et le temps en morceaux
le temps qui va mourir sous la rouille des heures.
12:25 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, chansons, litterature, poèmes, haïku, nouvelles




