05.05.2008
SAVONNETTE PENSIVE
« Tu appelles la brume avec de l'eau .
Pourquoi ?
Les miroirs se voilent !
Y dansent des personnages
qui ne veulent pas que je les touche.
Et pourtant ce soir j'aurais voulu
juste un peu de la tiédeur d'une main mystérieuse.
Oh ! deux doigts m'auraient suffi
je ne voulais pas me griser d'une main toute entière
…
Il est 20 heures ?
Tu as raison
les secondes s'éternisent .
Des secondes, il y en a de tant de sortes
Celles qui tombent goutte à goutte comme ce soir
Celles qui se précipitent
torrents qui cherchent à oublier peut être
apprends à t'en méfier
On peut se noyer
dans la baignoire débordant de gouttes d'eau
Cette vapeur aveugle
Il suffirait d'une larme
pour me fondre m’évanouir .
Et pour toi ? Dis…
de quelle couleur sont les paysages...
20:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
04.05.2008
LE NOUVEAU RECUEIL sur le net
Je suis tellement ravie je viens d'enregistrer l'entretien avec François Cheng . Avant d'aller le lire, le recueil "à l'Orient de Tout" en main , je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle :
http://www.lenouveaurecueil.fr/dotclear/index.php?2008/05...
http://www.lenouveaurecueil.fr/Sommaire%2086.htm
sommaire du numéro 86:
En premier
Carole Darricarrère, Quelle belle journée . Ce texte téléchargeable en fichier PDF correspond à un livre d'artiste disponible sur commande auprès de l'auteure. Pour tout renseignement écrire à : ka.dak@wanadoo.fr
Gérard Cartier, Cabinet de société (extrait)
Sébastien Dubois, La chambre de Marcel Proust à Cabourg
En traduction
Andrew Zawacki, Credo, traduit de l'américain par Sika Fakambi
Essais critiques
Michaël Bishop : L'indécise exactitude de la terre, Esther Tellermann
Céline Barbillon : Guy Goffette, écrire embarqué
Andrew Zawacki
Curiosité
Louis Moreri, Les Hérétiques (1698) présenté par Frédéric Gabriel
Cinéma parlé
Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy par Jacques Sicard
François Cheng
Entretien
François Cheng s'entretient avec Nicolas Tabuteau
Bonnes feuilles
Claude Louis-Combet : Les exilées d'Avalon
Notes de lecture
Bernadette Engel-Roux, Une visitation, par Judith Chavanne
17:22 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
01.05.2008
ce nuage
Tu sais, ce nuage
celui qui revient
presque chaque jour
tu oublies de le regarder parfois
mais lui te sourit
constant, insistant
il est ton image
celle que tu renies
celle à qui tu es infidèle
Ce n’est pas un nuage sombre
Chargé de pluie oh
Non !
c’est celui , tout blanc
qui prend des formes familières
pour te retrouver
23:35 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
29.04.2008
récits démodés
Bientôt tu froisseras les récits démodés
rires ou bavardages
désarrois ou soupirsTant d’images pourtant resteront suspendues
gravées
dans le lointain du grenier de tes songesElles iront frôler tous ces papiers jaunis
photos pâlies
ou vieux journaux frémissants les soirs de grand vent
sous les tuiles
Viens, pose ton regard
sur ces clichés de fleurs immortelles
qui dorment
près des larmes d’une grand-mère parcheminée
disparue depuis bien longtemps
Ou,sur l’ombre de ce jeune homme
rencontré sur la plage
alors qu’il ramassait des coquillages
pendant que tu flânais pieds nus
dans les vagues,
s’il trouvait ton portrait à vingt ans
il s’y attarderait
peut être
Les regretteras-tu ces printemps désuets ?
s’ils s’éloignent
égarés dans les neiges
20:02 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
10.04.2008
hiver au printemps ?

S'enfonce-t-il vers la racine du narcisse,
pour revenir un peu plus tard avec cette couronne,
rouge de timidité, au centre?
Construit-il un torrent blême d'impatience ?
Devient il translucide,
plus pur encore pour son voyage dans la plaine ?
Veut-il pour son parcours toutes les couleurs ,
caméléon liquide devient il
ruisseau d'ardoise aux reflets feuillus,
rivière argentée pour canards en trompette
et enfin fleuve large, étendu ,
qui respire à plein vent ses espoirs vers la mer ,
ses besoins de bleu et de vert intense ?
Il reste quelque écume sur une herbe timide :
souvenirs en ressac de l'hiver.
14:07 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
08.04.2008
BUCOLIES
POUR APPELER LE PRINTEMPS !!!!!!!
L'herbe avait frissonné en cette aube de mai: La rosée était fraîche. D'un brin, elle levait les yeux pour guetter le soleil, et vit un cerisier qui pleurait ses fleurs nouvelles
Elle entendit des plaintes, mais aussi des espoirs. L'herbe accueillait pétales, sourires et paroles. Leur blancheur embaumait et réchauffait le chant murmuré par la brise sur ses brins trop frileux.
Le soleil scintillait tendrement, le vent balançait les peupliers, les berçait. L'herbe buvait leur ombre, en goûtait la caresse.
Un oiseau, perché tout en haut ,avait le mal de mer... et le mal de printemps.
Quelqu'un sourit: la pelouse s'éveilla en pâquerettes, dents blanches éclats de joie.
Le peuplier était plié de rire de toutes ses feuilles! Tout le soleil amassé en son âme s'éparpillait , envol dans l'espace tiède.
Le ciel s'ouvrit; laissa juste un nuage immaculé dans son coin droit pour souligner son bleu: Poudre coquetterie d'espace.
Le soleil cligna des yeux: gros chat d'or qui faisait ronronner la terre.
Tout s'éveillait soudain; les graines et les fourmis, et ton coeur, mon ami.
L'oiseau cueillait dans le vent des notes pour son concerto. L'écho en fit une symphonie.
La terre s'ouvrit, émerveillée, et reçut en son sein ces promesses d'été.
Chaque éclat de son rire était un oiseau blanc aux ailes déployées
Elle remercierait en Août.
En attendant, elle revivait.
18:05 Publié dans mes textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
30.03.2008
de Pierre REVERDY
Notes sur la poésie : Pierre Reverdy
Je viens de lire cette définition sur le site "POEZIBAO " je ne résiste pas à l'envie de la partager d'autant que Pierre Reverdy est l'un de mes poètes préférés
20:10 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
26.03.2008
Les "écorces" de Claude Esteban
Claude Esteban écrit des " écorces " elles ressemblent tant à des haïku .
J'ai pourtant aimé qu'il les différencie , les nomme autrement. Plus je réfléchis à la poésie japonaise et plus je pense que nous ne pourrons jamais respecter tout à fait son rythme. Que trop de mots nous deviennent interdits. parfois les dix sept syllabes nous viennent , comme ça et le poème respire bien , un souffle juste. parfois aussi il est plus court et douze syllabes lui suffisent.
voici donc quelques "écorces" de Claude Esteban :
Ce soir, même une feuille
qui bouge
fait trop de bruit.
Au premier mot
j'ai compris que je faisais fausse route
dans ma bouche
Ni l'équerre ni le compas
n'ont pu mesurer
un arbre .
N'ajoute pas de la poussièreà la poussière
laisse devant la chambre tes souliers.
Peut-être qu'on respire encore
sous les racines
et que le ciel oublie
Quelqu'un crie
que tout est noir , mais c'est dans sa tête
qu'il se cogne
Dans la mémoire des autres
nos blessures
guérissent toujours
J'ai compté sept gouttes de pluie
sur un pétale
sept bonnes pensées
Je porterai
le temps sur l'épaule
pour marcher mieux
la lumière qu'on cherchaitensemble
n'est plus jamais revenue
A moi, rien qu'à moi
je ne partage avec personne
querelle de moineaux
ce papillon je l'ai vu
dans un autre rêve
il y a mille ans
A ne désaltérer que l'absolu
l'eau
devient sèche
Il se trompe le soleil
il écrit chaque jour
de droite à gauche
Et sur le mur
cette ombre
qui n'appartient à personne
Cette rumeur , c'est peut être
une étoile
tombée dans l'herbe
Au temps de l'encrier
même les mots
avaient une odeur violette
Avant de quitter le jardin
il embrassa
l'écorce d'un saule
et dans le recueil il conclut de cette façon :
"Il faut conclure
dix sept syllabes
c'est trop, ce n'est pas assez. "
16:13 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
songeuse...
Ryokan, l’un des maîtres du haïku, affirmait déjà au XVIIIème siècle : « Mes poèmes ne sont pas des poèmes. Quand vous aurez compris que mes poèmes ne sont pas des poèmes, alors nous pourrons parler de poésie
Je reste songeuse... et vous?
un de ses haïku:
Sur ma porte de branchages
une perle de rosée
au petit matin
14:46 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
vu en vrac
Empreinte de pas
chatouillis sur mon index
Oh ! la coccinelle
Gouttes sur la toile
araignée tapie au centre
mouche sur la viande
L’enfant en retard
s’arrête cueille une fleur
ma montre arrêtée
12:07 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes, haïku
20.03.2008
Les mains au caillou blanc
http://www.france-blanchar.fr/
Françoise Blanchard est une amie . son style est source d'humanité et de tendresse
j'ai photographié un de ses poèmes . Pour le lire plus aisément cliquez sur " Françoise caillou"
Merci . j'ajoute un lien vers son site dans " Mes amis "
08:56 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, poemes
04.03.2008
ART ET BIRMANIE SUITE ... decembre

Vous souvenez vous de l'aquarelle offerte par mon amie Christine?
elle sera vendue aux enchères avec d'autres oeuvres le sameci 15 MARS
dès 18 heures au Siège de l'union interparlementaire de GENEVE
CHEMIN DU POMMIER - 5 LE GRAND SACONNEX
bien entendu au profit de la BIRMANIE http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/
et pour vous mettre en appétit une des images que je viens d'insérer
09:45 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, photographies, arts, vive la vie
21.02.2008
une de mes occupations
les spectacles de poésie ce qui me prend pas mal de temps actuellement
voilà une des raisons qui m'éloignent d' "ombrescontrevents"
on me demande souvent d'essayer de faire rire je viens de noter un de mes textes que j'interprèterai
le 8 mars sur le blog de mon groupe de poètes http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/
mais lire est sans doute moins amusant ?
11:15 Publié dans message | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature
20.02.2008
Plutôt senryu
Gourmands ces pigeons !
l'enfant accourt mains tendues
- oh! tous envolés
Soleil dans les vitres
endormi un SDF
ah ! il est miidi
Sur sa mobylette
siffle un livreur de pizzas
je siffle mon verre
Roses à la main
l'amoureux heurte un poteau -
odeur de croissants
Sur la nationale
un nouveau bouquet de roses
accident, , encore ?
15:15 Publié dans HAIKU | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : haïku, poesie, littérature
05.02.2008
INVITATION AU jAPON
Mais qu'est donc Shikoku???
J'invite mes visiteurs à visualiser deux films dailymotion à propos du pélerinage vécu par mon ami Leo
bon voyage virtuel

09:34 Publié dans mes coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poesie, littérature, photographies, arts, Vive la Vie
01.02.2008
TEMOIGNAGE
Mon propre message: Je connais Juliette depuis plusieurs années. Elle adore la vie!!! ne se plaint presque jamais je voudrais l'aider à faire passer son message . Elle mérite tant. Elle est poète ...Adeline
Témoignage de Juliette :
"Je donne une main à la vie, l’autre à la mort"
Je suis Juliette, née un 3 mai 1973, une petite cardiaque congénitale de plus sur cette terre.
A cause de ma difficulté à respirer et de mon teint bleu, ma cardiopathie congénitale a été décelée dès la naissance.
J'ai été tout de suite envoyée en hélicoptère sur Necker où j'ai été suivie jusqu'à mes 15 ans.
Ma cardiopathie s'avère complexe car j'ai plusieurs malformations tant au niveau du coeur qu'au niveau des poumons.
J'ai ce qu'on appelle "le syndrôme d'Eisenmenger" (cardiopathie congénitale associée à une hypertension artérielle pulmonaire)
On pensait que je ne vivrai pas au-delà de 3 ans à l'époque, mais j'en ai 34 aujourd'hui! Les médecins avaient dit à ma Maman : "Faites d'autres enfants car votre fille ne vivra pas"
J'ai une soeur et un frère qui vont bien, et je suis Tata d'une petite Emilie que j'adore. Je ne peux mettre d'enfant au monde à cause de mon manque d'oxygène et de ma grande fatigue. J'ai eu une intervention vers mes 3 ans pour fermer ma fente palatine, et une autre à 7 ans pour me créer une luette. Vers mes 4 ans, voyant que je résistais, on a tenté de me faire un blalock (intervention palliative).
Mais sitôt ouverte, sitôt refermée! Il n'y avait rien faire pour moi à cause des mes trop fortes pressions pulmonaires. Ma mère se souviendra toujours de son angoisse et de sa déception suite à cette attente! Vers 11 ans, ma cyphoscoliose a commencé à se développer. J'ai porté un corset orthopédique jusqu'à mes 17 ans. On évoquait une intervention possible aux Etats-Unis, mais ma cardiopathie trop complexe ne le permettait pas.
J'ai vécu car mon corps a su pallier à la malformation.
A 4 ans, avec ma sœur de 3 ans, j’ai commencé ma scolarité à l'école "normale" en maternelle et primaire. J’avais une poussette-canne souvent utilisée pour les sorties scolaires où ma Maman était toujours de la partie.
Puis j’ai été dans des centres pour personnes handicapées de la sixième à la première année de DEUG, le collège et lycée m’auraient trop fatiguée.
Enfin, j’ai poursuivi mes études sur Paris dans une Fac “normale”. On avait juste vérifié qu’il y aie des ascenseurs et j’avais droit à un taxi pris en charge intégralement. C’est là que j'ai passé mes meilleurs moments, ma cardiopathie étant à l'époque stabilisée. Vivre une vie presque normale, sans me différencier des autres malgré un rythme un peu plus lent. Je me reposais d’avantage étant vite essoufflée, mais je récupérais facilement. J’ai goûté à une certaine liberté.
Aujourd’hui, mon monde se rétrécit aux murs de mon appartement. Je ne peux plus sortir seule, dormir chez mon compagnon, voir mes amis sur Paris...
Marcher (même 100 mètres), monter un étage, me deviennent de plus en plus pénible, voir impossible. C’est ma Maman qui m’accompagne partout en voiture, quand la santé me le permet.
Heureusement, j'ai ma thèse de littérature (à domicile), mes livres et ma revue de poésie qui me permettent de garder un souffle intérieur quand mon souffle souffre cruellement...
La présence de mon compagnon qui vient me voir les week-ends, de ma famille, quelques amis et mon chat. Les associations et forums, ma revue de poésie me permettent de rester en contact avec le dehors via Internet. Et les vacances en Bretagne, où enfin, je prends un bon bol d’air marin!
Je suis à présent sous oxygénothérapie. Depuis que ma cardiopathie s’est dégradée, je suis suivie par une spécialiste des cardiopathies congénitales vieillissantes. Elle est aux petits soins pour moi. C'est elle qui m'a expliqué concrètement pourquoi la greffe s'avérait impossible dans mon cas et cherche avec moi les traitements thérapeutiques possibles pour me permettre de vivre encore un peu.
Je vis en donnant une main à la vie, l’autre à la mort… Je survis encore, pour combien de temps ? Je me prépare à la mort, en espérant goûter au maximum et partager aux autres chaque miette de cette vie passante.
J'avais écrit ce poème "A la vie, à la mort : pour dire oui aux dons d'organes" comme on fait un voeu. Ce n'est que par la suite que j'ai su l'impossibilité de cette greffe. Mais une autre amie a pu en bénéficier, ce 26 novembre 2007. Le voeu s’est réalisé, en prenant un autre chemin!
Ce poème en aura fait du chemin. Il est aujourd’hui dédié à cette amie.
Il a pourtant été écrit en vue du 14 février 2003 pour que ce jour se Saint Valentin, jour de tous les coeurs, devienne la journée mondiale des cardiopathies congénitales, tout en sensibilisant au don d’organes.
Cette journée était illuminée par la présence de ce cher Pr Cabrol qui avait écouté tous ces poèmes. Une jeune femme avait organisé ce concours des “schtroumpfs poètes”.
J’avais eu le troisième prix et un grand stchroumpf offert à mon compagnon avec qui l’on s’est dit “oui” ce jour-là. Un autre voeu se réalisait. Mon compagnon a été opéré trois fois à coeur ouvert, il est bibliothécaire. Je l'avais connu deux mois avant lors d'un déjeuner avec l'ANCC Ile de France grâce à l'invitation d'Annie.
La jeune femme qui avait organisé ce concours de poèmes est malheureusement décédée un an après, elle attendait une greffe cardio-pulmonaire qui n'est jamais venue faute de don d'organes.
Le 14 février est devenu aujourd'hui, grâce à HeartandCoeur, l'ANCC et d'autres bénévoles, la journée mondiale des cardiopathies congénitales... J'ai une pensée pour les familles de chaque donneur et toutes les étoiles petites ou grandes.
N'oubliez pas, prenez votre carte de donneur d'organes, parlez de ce choix autour de vous.
Merci! Que la vie vous soit douce.
www.heartandcoeur.com/14_fevrier.php
Informations sur le don d'organes:
www.agence-biomedecine.fr
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mon amie Juliette Clochelune
A la vie, à la mort !
(Pour dire oui au don d’organes) dédié à Agnès, greffée le 26 novembre 2007
Toi mon cœur
je te perdrais un matin
si tes galops vont trop loin
Toi, mon cœur
ta cage va se briser
vers le bleu tu vas voler
Toi, mon cœur
je t'entends loin dans mes nuits
j'ai parfois peur de ton bruit
Toi, mon cœur
danse avec le pas des morts
au pays du temps qui dort ;
Lui, cet homme
son temps s'arrêta soudain
dans un accident de train
Lui, cet homme
son cœur qu’on m'a transplanté
continue de voyager
Lui, cet homme
m'a ouvert son infini
sa mort m'a donné la vie
Lui, cet homme
avec moi il marche encore
peut être aime-t-il encore.
Juliette Clochelune
(poème écrit pour le 14 février 2003,comme un voeu vers la greffe
que j’espérais encore possible.
Mais ce voeu s’est réalisé pour une amie,
à qui je le dédie)
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27.01.2008
neige et sommets (2)

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neige et sommets
photographies J.F VULLIEZ ©

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09.01.2008
De l'autre côté du miroir
sont des regards de paradis
un peu lointains, un peu fouillis
un peu trop haut pour bien te voir
De l'autre côté du miroir
les enfants ont grandi trop fort
leurs mains emprisonnent les tiennes
leur sourire accroche le tien
De l'autre côté du miroir
ils ont fui leur terre brûlée
les jours les avaient écorchés
la frayeur les a éloignés
De l'autre côté du miroir
je prends plaisir à les rejoindre
à partager leurs jeux d'espoirs
leurs mots brisés, leurs semblants noirs
Ils m'offrent leurs rêves si vrais
tremblants , juste un peu trop fragiles
tain peut-être, de mes miroirs
Et quand je reviens par ici
je flotte un peu, dans un sourire
j'étais bien avec ceux qui virent
de l'autre côté du miroir!

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